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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2404885

lundi 5 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2404885
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C et M. D. Ces derniers demandaient l'annulation d'un arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 les mettant en demeure de quitter un terrain communal à Mios. Le juge a d'abord rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de prononcer une annulation, rendant cette demande irrecevable. Il a également estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants s'étant eux-mêmes engagés à quitter les lieux le 4 août 2024.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er août 2024, M. B C et M. A D, représentés par Me Candon, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler l'arrêté du 30 juillet 2024 par lequel le préfet de la Gironde les a mis en demeure de quitter les lieux qu'ils occupent sur un terrain, propriété de la commune de Mios, situé sur le stade Paulon, 15 ter avenue Armand Rodel à Mios, dans un délai de 48 heures, à défaut de quoi il sera procédé à leur évacuation forcée ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Jaouën, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ". En vertu de l'article L. 522 3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d'urgence n'est pas remplie ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Il n'entre pas dans l'office du juge des référés statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative de prononcer l'annulation d'une décision administrative. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté du 30 juillet 2024 sont irrecevables et doivent être rejetées.

3. Au surplus, il ressort des écritures des requérants que le groupe de gens du voyage visé par l'arrêté en litige avait prévu de quitter les lieux le dimanche 4 août et " s'engage[ait] formellement à le faire ". Dans ces circonstances, il est manifeste que la condition d'urgence n'est pas remplie.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C et M. D doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C et M. D est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et M. A D.

Fait à Bordeaux, le 5 août 2024.

La juge des référés,

S. JAOUËN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,