LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2405049

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405049

lundi 12 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405049
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur du 6 juin 2024 constatant la perte de validité du permis de conduire de M. B pour solde de points nul. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute de lien établi entre la détention du permis et les difficultés financières ou de santé invoquées, et au regard des exigences de sécurité routière face aux infractions graves commises. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 8 août 2024, et un mémoire, enregistré le 9 août 2024, M. A B, représenté par Me Jonquet, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l'exécution de la décision référencée 48SI du 6 juin 2024 par laquelle le ministre de l'intérieur et des outre-mer a constaté la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul et lui a enjoint de restituer ce titre ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de lui restituer sans délai son permis de conduire ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

S'agissant de l'urgence :

* il est actuellement à la retraite et ne touche qu'une faible pension ;

* son état de santé est préoccupant ;

S'agissant de l'existence de moyens sérieux :

* la décision en litige n'est pas suffisamment motivée en l'absence de précision de l'objet des infractions ayant entraîné l'invalidation de son permis de conduire ;

* il appartient à l'administration d'apporter la preuve que l'information préalable lui a été délivrée conformément à l'article R. 223-3 du code de la route s'agissant de la perte de point encourue et du nombre de points retirés, de l'existence d'un traitement automatisé des pertes et reconstitutions de points, de la faculté d'avoir accès aux informations le concernant et de ce que le paiement de l'amende forfaitaire majorée vaut reconnaissance de l'existence de l'infraction et entraîne la perte de point prévue pour une telle infraction ;

* il n'a pas été pris en considération la réattribution des points résultant des infractions ayant entraîné le retrait d'un seul point, prévue à l'article L. 223-6 du code de la route.

Vu :

* les autres pièces du dossier ;

* la requête enregistrée sous le n° 2405048 tendant à l'annulation de la décision référencée 48SI du 6 juin 2024.

Vu :

* le code de la route ;

* le code de justice administrative.

Le président du tribunal administratif a désigné M. Naud, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence.

2. Pour justifier de l'urgence à suspendre la décision en litige, M. B soutient, d'une part, qu'il est actuellement à la retraite et ne touche qu'une faible pension et, d'autre part, que son état de santé est préoccupant. Toutefois, le lien entre la détention de son permis de conduire et ses faibles revenus ou ses problèmes cardiaques après son hospitalisation en urgence le 31 mars 2024 n'est pas avéré. Par ailleurs, il ressort de la décision référencée 48SI du 6 juin 2024 qu'il commet régulièrement des infractions au code de la route, dont certaines particulièrement graves ayant entraîné des retraits de trois ou quatre points. Dans ces conditions, la décision en litige répond à des exigences de protection et de sécurité routière. Dès lors, la condition d'urgence, qui doit s'apprécier objectivement et globalement, n'est pas remplie. Il y a lieu, par suite, de rejeter, selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, la requête de M. B, y compris les conclusions à fin d'injonction et au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Bordeaux, le 12 août 2024.

Le juge des référés,

G. NAUD

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

Décisions similaires

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201

03/08/2026

TA78Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562

03/08/2026

TA77Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484

03/08/2026

← Retour aux décisions