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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405253

mardi 21 janvier 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405253
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLAFOND

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, qui demandait des subventions et une indemnité, pour irrecevabilité manifeste. La requête relevait du plein contentieux et nécessitait, en application de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, la représentation par un avocat. Malgré plusieurs demandes de régularisation notifiées via l'application Télérecours citoyen, la requérante n'a pas constitué avocat dans le délai imparti. L'ordonnance, prise sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la requête sans examen au fond.

Texte intégral

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : "() les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque () elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".

2. Aux termes de l'article R. 431-2 du code de justice administrative : " Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, soit par un avoué en exercice dans le ressort du tribunal administratif intéressé, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né d'un contrat " . Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. ".

3. Aux termes de l'article R. 611-8-2 du même code : " Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier. Les parties ou leur mandataire sont réputés avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. () ".

4. La requête de Mme B qui tend à l'attribution de subventions et d'une indemnité en réparation de ses préjudices n'entre dans aucun des cas où une requête peut être formée sans le ministère d'un avocat. En application des dispositions précitées de l'article R. 431-2 du code de justice administrative, des demandes de régularisation lui ont été adressées les 5 septembre et 7 octobre 2024, respectivement mis à sa disposition les 5 octobre 2024, dont elle a accusé réception le même jour, puis le 8 octobre 2024, également reçu le même jour, au moyen de l'application Télérecours citoyen mentionnée à l'article R. 414-1 du code de justice administrative. Par courrier du greffe, un délai supplémentaire lui a été accordé jusqu'à fin décembre 2024 pour régulariser sa requête. Mme B n'a pas, à l'expiration du délai qui lui était imparti, régularisé sa requête par le recours à l'un des mandataires énumérés à l'article R. 431-2 du code de justice administrative. Par suite, cette requête, présentée sans le ministère d'un avocat, en dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée, est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Fait à Bordeaux, le 21 janvier 2025.

La présidente de la 5e chambre,

A. Chauvin

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,