jeudi 12 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2405304 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL AEDIFICO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 23 août et le 10 septembre 2024, la SCI Brisants Plage, représentée par Me Manetti, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté n° DP 33529 23 K 0335 du 8 juin 2023 du maire de la Teste-de-Buch portant non opposition à déclaration préalable, ensemble la décision de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à a charge de la commune de La Teste-de-Buch une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société requérante soutient que :
- elle a intérêt pour agir ;
- la condition d'urgence est présumée satisfaite et ne saurait être contestée ;
- il existe un doute réel et sérieux sur la légalité de la décision :
- le projet est qualifié, par erreur, de " gloriette " au sens du PLU, mais doit s'analyser comme une " annexe " sous forme de préau ;
- le projet, correspondant à une " annexe ", méconnaît les dispositions de l'article 6 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux distances minimales ;
- le projet, correspondant à une " annexe ", méconnaît les dispositions de l'article 10 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux hauteurs autorisées ;
- le projet, correspondant à une " annexe ", méconnaît les dispositions de l'article 2 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux constructions autorisées en espace arboré majeur ;
- le projet, quand bien même il serait correctement qualifié de " gloriette ", méconnaît l'article 6 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux distances minimales ;
- le projet, quand bien même il serait correctement qualifié de " gloriette ", méconnaît l'article 7 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux modalités d'implantation ;
- le projet, quand bien même il serait correctement qualifié de " gloriette ", méconnaît l'article 11.1 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux façades ;
- le projet, quand bien même il serait correctement qualifié de " gloriette ", méconnaît l'article 11.3 du règlement du PLU applicable en zone UPA relatif aux clôtures en limite séparative ;
- le projet, quand bien même il serait correctement qualifié de " gloriette ", méconnaît les articles 2 et 9 du règlement du PLU relatifs aux constructions autorisées dans les espaces verts protégés et à l'emprise maximale des constructions ; d'une part, la présence d'un garage excédant l'emprise autorisée et le projet d'implantation d'une " gloriette " aggravent la violation de ces dispositions, notamment en ce que la construction projetée ferait passer l'emprise au sol des constructions implantées au sein de cet espace à plus de 37 m² ; d'autre part, la prise en compte des saillies de toiture côté en parties Ouest et Sud, qui ne peuvent être assimilées à des " avant-toits ", porte l'emprise au sol de la construction au-delà des 12 m² autorisées pour les " gloriettes " ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 septembre 2024, la commune de La Teste-de-Buch conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que la requête est dénuée d'urgence et qu'aucun des moyens invoqués n'est de nature à entacher la décision d'un doute sérieux.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 septembre 2024, M. B A, représenté par Me Achou-Lepage, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la SCI Brisants Plage la somme de 4.000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- la requérante ne démontre pas son intérêt pour agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors qu'aucun commencement des travaux n'a eu lieu, et que le recours peut paraître tardif ;
- aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité du permis de construire ;
Vu :
- la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
- les autres pièces du dossier ;
- la requête au fond enregistrée le 6 novembre 2023 sous le n° 2306110 par laquelle la société requérante demande l'annulation de la décision contestée ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Vaquero, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique, le mercredi 11 septembre 2024, à 10h00, en présence de Mme Souris, greffière :
- le rapport de M. Vaquero, juge des référés ;
- les observations de Me Manetti, pour la SCI Brisants Plage, qui conclut aux mêmes fins que la requête et par les mêmes moyens ;
- les observations de Me Achou-Lepage pour M. A, présent à l'audience, qui maintient ses écritures en défense ;
La commune de La Teste-de-Buch n'étant ni présente, ni représentée ;
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 8 mai 2023, le maire de la commune de La Teste-de-Buch n'a pas fait opposition à la déclaration préalable déposée par M. A en vue de la réalisation d'une " gloriette " sur un terrain situé 40 avenue de la Plage au Pyla-sur-Mer. Par la présente requête, la SCI Brisants Plage demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cette décision du 8 mai 2023.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () " et aux termes de l'article L. 522-1 de ce code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. () ". Enfin aux termes du premier alinéa de l'article R. 522-1 du même code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit () justifier de l'urgence de l'affaire ".
En ce qui concerne la fin de non-recevoir opposée en défense :
3. L'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme dispose que : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ( ). ". Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction
4. Il résulte de l'instruction que la société requérante est propriétaire d'une parcelle située au n°38 de l'avenue de la Plage dans le quartier du Pyla-sur-Mer à La Teste-de-Buch. Elle est voisine immédiate du terrain d'assiette du projet, lequel doit s'implanter en limite séparative entre les deux propriétés. La construction projetée, en limite Nord de la parcelle du pétitionnaire, comportera un mur maçonné d'une longueur de 6,80 m et d'une hauteur de 2,50 m, et sera visible depuis la propriété de la requérante. Dans ces conditions, la SCI Brisants Plage justifie d'un intérêt pour agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La fin de non-recevoir opposée par le pétitionnaire ne peut qu'être écartée.
En ce qui concerne la condition d'urgence :
5. Aux termes de l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme, dans sa rédaction issue de la loi du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique : " Un recours dirigé contre une décision de non-opposition à déclaration préalable ou contre un permis de construire, d'aménager ou de démolir ne peut être assorti d'une requête en référé suspension que jusqu'à l'expiration du délai fixé pour la cristallisation des moyens soulevés devant le juge saisi en premier ressort. / La condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative est présumée satisfaite ". L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. La construction d'un bâtiment autorisée par un permis de construire présente un caractère difficilement réversible. Par suite, lorsque la suspension de l'exécution d'un permis de construire est demandée sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la condition d'urgence est en principe satisfaite ainsi que le prévoit l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Il ne peut en aller autrement que dans le cas où le pétitionnaire ou l'autorité qui a délivré le permis justifie de circonstances particulières. Il appartient alors au juge des référés, pour apprécier si la condition d'urgence est remplie, de procéder à une appréciation globale de l'ensemble des circonstances de l'espèce qui lui est soumise. La seule circonstance qu'un délai de plusieurs mois depuis l'enregistrement du recours pour excès de pouvoir (REP) contre l'autorisation s'est écoulé à la date d'introduction du référé-suspension n'est pas de nature à renverser la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme.
6. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative. (). "
7. La commune de La Teste-de-Buc et M. A font valoir en défense l'existence de circonstances susceptibles de renverser la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme.
8. Il résulte de l'instruction que par une requête n° 2306110 enregistrée au greffe du tribunal administratif, le 6 novembre 2023, la SCI Brisants Plage a sollicité l'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable du 8 juin 2023. Par une ordonnance en date du 21 novembre 2023, la présidente de ce tribunal a désigné une médiatrice dans ce litige. Si les parties ont donné leur accord pour engager la médiation, dont la durée a été prolongée jusqu'au 28 mai 2024, il est constant qu'aucun compromis n'est intervenu. Le président du tribunal les a informées, le 27 juin 2024, de la reprise de l'instance. Par un mémoire, enregistré le 11 décembre 2023, M. A a présenté ses observations en défense. Ce premier mémoire en défense n'a toutefois été communiqué à la société requérante que le 27 juin 2024, date de reprise de l'instruction. En application des dispositions de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme, le délai dit de " cristallisation " des moyens nouveaux est arrivé à échéance le 27 août 2024. Il est constant que la SCI Brisants Plage a introduit la présente requête en référé-suspension le 23 août 2024, soit avant le terme fixé par les dispositions combinées des articles L. 600-3 et R. 600-5 du code de l'urbanisme. Ainsi, quand bien même la requérante a fait le choix de former préalablement un recours gracieux, le 18 juillet 2023, et alors même que les travaux n'auraient pas encore été engagés à la date de la présente ordonnance, la SCI Brisants Plage, qui peut se prévaloir de la présomption définie au point 6, justifie de la condition d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
En ce qui concerne les moyens susceptibles de créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du 8 juin 2023 :
9. Il résulte de l'instruction que le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) de la commune de La Teste-de-Buch, applicable en zone UPA, distingue certaines règles selon qu'elles s'appliquent aux " annexes " ou aux " gloriettes ", notamment pour ce qui concerne l'implantation, l'emprise ou les hauteurs des constructions. Il ressort encore de l'article 11 du règlement du PLU que les " gloriettes ne devront en aucun cas être closes ". La charte paysagère, annexée au document d'urbanisme, et librement accessible au public, prévoit en son point II-D-2 que " sont autorisées sur le perré, une gloriette en métal, comportant une couverture, mais non fermée par des baies vitrées ou parois ". Il ressort ensuite du dossier de déclaration préalable que le projet, qualifié de " gloriette ", présente une emprise au sol de 12 m², de forme rectangulaire, qu'elle est adossée en façade Nord à la limite séparative par un mur maçonné et qu'elle comporte des menuiseries coupe-vent en bois sur sa façade Est, côté perré.
10. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce que le projet est improprement qualifié de " gloriette ", et par voie de conséquence, les moyens tirés de la méconnaissance par ce projet des dispositions des articles 2, 6 et 10 du règlement du PLU de la Teste-de-Buch applicable en zone UPA apparaissent propres, en l'état de l'instruction, à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision de non-opposition contestée.
11. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
12. Il résulte de ce qui précède que la SCI Brisants Plage est fondée à obtenir la suspension de l'exécution de l'arrêté du 8 mai 2023 et du rejet de son recours gracieux.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la SCI Brisants Plage, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ce dernier la somme de 1 200 euros à verser à la SCI Brisants Plage sur le fondement des mêmes dispositions.
O R D O N N E :
Article 1er : L'exécution de l'arrêté du maire de La Teste-de-Buch en date du 8 juin 2023 est suspendue jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur sa légalité.
Article 2 : M. A versera à la SCI Brisants Plage la somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de M. A présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la SCI Brisants Plage, à M. B A et à la commune de La Teste-de-Buch.
Fait à Bordeaux, le 12 septembre 2024.
Le juge des référés,La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026