mercredi 7 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2405371 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | DUJARDIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 août 2024, ainsi qu'un mémoire et des pièces complémentaires non communiqués et enregistrés les 18 septembre et 24 septembre 2024, Mme B C épouse A, représentée par Me Dujardin, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2024 par lequel le préfet de Lot-et-Garonne a refusé de lui délivrer un titre de séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination ;
2°) d'enjoindre au préfet de Lot-et-Garonne de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
- la décision litigieuse est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine préalable de la commission du titre de séjour en application des dispositions de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de fait ;
- cette décision méconnaît l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- cette décision est entachée d'un défaut de motivation ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen réel et sérieux de sa situation ;
- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination ;
- cette décision est illégale du fait de l'illégalité des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2024, le préfet de Lot-et-Garonne conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens invoqués par la requérante ne sont pas fondés.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Cabanne.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C épouse A, ressortissante marocaine née le 31 décembre 1979, déclare être entrée en France le 10 juillet 2022 en possession d'un passeport marocain en cours de validité. Le 8 septembre 2023, l'intéressée a sollicité un titre de séjour en qualité de conjoint de français. Par un arrêté du 28 juin 2024, le préfet de Lot-et-Garonne a refusé de l'admettre au séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours en fixant le pays de destination. Mme C épouse A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de séjour :
2. La décision litigieuse mentionne les considérations de droit sur lesquelles elle se fonde et, en particulier, les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les articles L. 423-1 et L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, la décision querellée, qui n'avait pas à indiquer de manière exhaustive l'ensemble des éléments relatifs à la situation de l'intéressée, comporte également de manière suffisante et non stéréotypée l'indication des considérations de fait sur lesquelles le préfet de Lot-et-Garonne s'est fondé pour édicter la décision querellée, notamment les circonstances qu'elle est dépourvue de visa long séjour et ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français. Par ailleurs, il ressort des termes de la décision litigieuse que le préfet a pris en considération la durée et les conditions de séjour en France de la requérante, ainsi que ses attaches familiales tant sur le territoire français que dans son pays d'origine. La lecture de cette décision suffit à révéler que le préfet a procédé à un examen réel de sa situation personnelle. Dans ces conditions, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen sérieux de la situation de Mme C épouse A doivent être écartés.
3. La requérante soutient, qu'en indiquant qu'elle " ne produit aucun document justifiant de son entrée régulière sur le territoire national ", le préfet a entaché sa décision d'erreur de fait. Elle fait valoir, au soutien du moyen, avoir obtenu la délivrance d'un visa court séjour de 90 jours délivré par les autorités françaises pour la période comprise entre le 23 septembre 2019 et le 22 septembre 2020 et verse aux débats la copie de ce visa, lequel comporte un tampon d'entrée en France en date du 14 août 2020. Toutefois, et comme le fait valoir le préfet en défense, il ressort des mentions portées sur la demande de titre de séjour formulée par l'intéressée que cette dernière a indiqué être entrée en France le 10 juillet 2022 en possession d'un passeport marocain en cours de validité et n'a pas coché la case " entrée régulière " sur ledit formulaire. Si elle indique désormais qu'elle a commis une erreur, le 10 juillet 2022 étant la date à laquelle elle a rencontré son compagnon, les pièces produites sont insuffisantes à établir qu'elle serait restée en France entre le 22 septembre 2020 et le 10 juillet 2022. Les pièces communiquées ne permettent pas davantage de démontrer qu'elle justifierait d'une entrée régulière sur le territoire national lors de son entrée en France déclarée le 10 juillet 2022. Dans ces conditions, le préfet n'a pas commis d'erreur de fait en indiquant que la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire national.
4. Aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger marié avec un ressortissant français, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an lorsque les conditions suivantes sont réunies : / 1° La communauté de vie n'a pas cessé depuis le mariage ; / 2° Le conjoint a conservé la nationalité française ; / 3° Lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, il a été transcrit préalablement sur les registres de l'état civil français ". Aux termes de l'article L. 423-2 de ce code : " L'étranger, entré régulièrement et marié en France avec un ressortissant français avec lequel il justifie d'une vie commune et effective de six mois en France, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ". L'article L. 412-1 du même code dispose également que : " Sous réserve des engagements internationaux de la France et des exceptions prévues aux articles L. 412-2 et L. 412-3, la première délivrance de la carte de séjour temporaire ou d'une carte de séjour pluriannuelle est subordonnée à la production par l'étranger du visa de long séjour mentionné aux 1° ou 2° de l'article L. 411-1 ".
5. Pour refuser de délivrer à la requérante un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées, le préfet de Lot-et-Garonne s'est fondé, en premier lieu sur la circonstance qu'elle n'était pas en possession du visa long séjour exigé par l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et en second lieu, sur le motif tiré de ce que la requérante ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire national conformément aux dispositions de l'article L. 423-2 de ce code. Si l'intéressée se prévaut de son mariage célébré le 18 février 2023 avec un ressortissant français, il ressort toutefois des pièces du dossier qu'elle ne justifiait ni d'une entrée régulière en France ni de la détention d'un visa long séjour. Par suite, le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation dans l'application des articles L. 423-1 et L. 423-2 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer un titre de séjour sur ces deux fondements, à supposer les moyens invoqués.
6. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ; 2° Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. /Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. () "
7. Mme C épouse A se prévaut de son mariage célébré le 18 février 2023 avec M. A, qui est de nationalité française, et produit trois attestations datées de juillet 2024 par lesquelles des amis et la fille de M. A témoignent de la réalité de leur relation. Si la requérante justifie de l'effectivité de leur vie commune en produisant un contrat de location à leurs deux noms d'un appartement situé dans la commune de Nérac et signé le 21 avril 2023 ainsi que des quittances de loyer et factures d'électricité pour ce logement à la date de la décision attaquée, le mariage et la vie commune des époux étaient encore relativement récents. Par ailleurs, la requérante, qui ne justifie pas d'une particulière intégration, notamment sociale et économique, ne se prévaut pas de liens d'une intensité notable sur le territoire national, alors qu'elle a vécu la majeure partie de sa vie au Maroc où résident ses parents, ses trois frères ainsi que sa fille. Dans ces conditions, le préfet de Lot-et-Garonne n'a pas porté au droit de Mme C épouse A au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit donc être écarté. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas méconnu l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
8. Aux termes de l'article L. 432-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Dans chaque département est instituée une commission du titre de séjour qui est saisie pour avis par l'autorité administrative : / 1° Lorsqu'elle envisage de refuser de délivrer ou de renouveler la carte de séjour temporaire prévue aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-13, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21, L. 423-22, L. 423-23, L. 425-9 ou L. 426-5 à un étranger qui en remplit effectivement les conditions de délivrance () "
9. Il résulte de ce qui a été dit aux points précédents que la requérante ne remplit pas les conditions pour se voir délivrer un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure en l'absence de saisine de la commission de titre de séjour doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. Les moyens soulevés à l'encontre de la décision portant refus de séjour ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français est fondée sur une décision illégale et à en demander l'annulation par voie de conséquence.
11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 2, les moyens tirés du défaut de motivation et d'examen particulier doivent être écartés.
12. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7, la décision litigieuse ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni d'erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
13. Les moyens soulevés à l'encontre des décisions portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision fixant le pays de destination est fondée sur une décision illégale et à en demander l'annulation par voie de conséquence.
14. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C épouse A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 28 juin 2024.
Sur les autres conclusions de la requête :
15. Dès lors que le présent jugement rejette les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme C épouse A, ses conclusions aux fins d'injonction et celles relatives au frais de l'instance doivent également être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C épouse A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C épouse A et au préfet de Lot-et-Garonne.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2025 où siégeaient :
Mme Cabanne, présidente,
M. Pinturault, premier conseiller,
M. Boutet-Hervez, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2025.
La présidente-rapporteure,
C. CABANNE
L'assesseur le plus ancien,
M. PINTURAULT La greffière,
H. MALO
La République mande et ordonne au préfet de Lot-et-Garonne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026