LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2405426

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405426

mardi 20 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405426
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère Chambre
Avocat requérantTREBESSES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme B, ressortissante camerounaise, contestant le refus du préfet de la Gironde de l'autoriser à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir du préfet tirée de la tardiveté de la requête, la date de notification de la décision attaquée n'étant pas établie. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision préfectorale du 6 mai 2024, estimant qu'elle était entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux de la situation de Mme B, en méconnaissance des articles L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles et L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois, sans astreinte.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 août 2024, et une pièce complémentaire, enregistrée le 21 mars 2025, Mme A B, représentée par Me Trebesses, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 6 mai 2024 en tant que le préfet de la Gironde a refusé de l'autoriser à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui permettre de bénéficier du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, à défaut de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 80 euros par jour de retard avec délivrance d'un récépissé autorisant le séjour et le travail ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

- Le signataire de la décision attaquée n'a pas reçu délégation de signature ;

- La décision est entachée d'un défaut d'examen particulier et sérieux ;

- La décision est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2024, le préfet de la Gironde conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- La requête est tardive ;

- Les moyens ne sont pas fondés.

Mme B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 16 juillet 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Le rapport de Mme Champenois a été entendu au cours de l'audience publique.

En application de l'article R. 772-9 du code de justice administrative, l'instruction a été close après appel de l'affaire à l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante camerounaise née le 2 décembre 1973 à Njombe, est entrée sur le territoire le 21 août 2022 selon ses dires. Par décision du 6 mai 2024, le préfet de la Gironde a rejeté sa demande d'entrée dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle et sa demande de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Mme B doit être regardée comme demandant l'annulation de cette décision en tant qu'elle lui refuse l'entrée dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle contre la prostitution, le proxénétisme et la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle.

Sur la fin de non-recevoir :

2. La date de notification de la décision attaquée n'est pas connue. Ainsi, le délai de recours contentieux de deux mois n'est pas opposable à la requérante, qui a, au demeurant, déposé une demande d'aide juridictionnelle le 25 mai 2024. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir opposée par le préfet doit être rejetée.

Sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction :

3. D'une part, aux termes de l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles : " I. Dans chaque département, l'Etat assure la protection des personnes victimes de la prostitution, du proxénétisme ou de la traite des êtres humains et leur fournit l'assistance dont elles ont besoin (). / Une instance chargée d'organiser et de coordonner l'action en faveur des victimes de la prostitution, du proxénétisme et de la traite des êtres humains est créée dans chaque département. Elle met en œuvre le présent article. Elle est présidée par le représentant de l'Etat dans le département. Elle est composée de représentants de l'Etat, notamment des services de police et de gendarmerie, de représentants des collectivités territoriales, d'un magistrat, de professionnels de santé et de représentants d'associations. / II. Un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle est proposé à toute personne victime de la prostitution, du proxénétisme et de la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle. Il est défini en fonction de l'évaluation de ses besoins sanitaires, professionnels et sociaux, afin de lui permettre d'accéder à des alternatives à la prostitution. Il est élaboré et mis en œuvre, en accord avec la personne accompagnée, par une association mentionnée à l'avant-dernier alinéa du présent II. / La personne engagée dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle peut se voir délivrer l'autorisation provisoire de séjour mentionnée à l'article L. 425-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. () / L'engagement de la personne dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle est autorisé par le représentant de l'Etat dans le département, après avis de l'instance mentionnée au second alinéa du I et de l'association mentionnée au premier alinéa du présent II. / () Toute association choisie par la personne concernée qui aide et accompagne les personnes en difficulté, en particulier les personnes prostituées, peut participer à l'élaboration et à la mise en œuvre du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, dès lors qu'elle remplit les conditions d'agrément fixées par décret en Conseil d'Etat. ".

4. D'autre part, aux termes de l'article R. 121-12-9 du même code : " Les situations individuelles des personnes qui présentent une demande d'engagement dans un parcours de sortie de la prostitution ou qui en demandent le renouvellement font l'objet d'une instruction par l'association agréée. Celle-ci présente les engagements de la personne concernée, les actions prévues dans le cadre du projet d'insertion sociale et professionnelle, leur durée, les résultats attendus ou réalisés et émet un avis sur sa situation. La commission rend un avis sur la mise en place et le renouvellement des parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle qui lui sont soumis. / () ". Selon l'article R. 121-12-10 du même code : " Après avis de la commission, le préfet de département autorise ou refuse d'autoriser l'engagement de la personne dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle ou son renouvellement. Il lui notifie sa décision, ainsi qu'à l'association en charge de l'instruction de la demande. "

5. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision refusant l'autorisation d'engagement d'une personne dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner la situation de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler, s'il y a lieu, cette décision en accueillant lui-même la demande de l'intéressé s'il apparaît, à la date à laquelle il statue, qu'un défaut d'autorisation d'engagement conduirait à une méconnaissance des dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la protection des personnes victimes de la prostitution, du proxénétisme ou de la traite des êtres humains et en renvoyant le cas échéant l'intéressé devant l'administration afin qu'elle précise les modalités de ce parcours.

6. En outre, il résulte des dispositions précitées, éclairées par les travaux préparatoires de la loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées dont l'article L. 121-9 du code de l'action sociale et des familles est issu, que le dispositif créé est destiné à offrir à toute personne victime de la prostitution, du proxénétisme ou de la traite des êtres humains aux fins d'exploitation sexuelle la possibilité d'accéder à des alternatives à la prostitution en suivant un parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, défini en fonction de l'évaluation de ses besoins sanitaires, professionnels et sociaux. Ce parcours est élaboré et mis en œuvre, en accord avec la personne accompagnée, par une association agréée, qui instruit, préalablement à la saisine de la commission compétente, la demande d'engagement dans le parcours ou son renouvellement en présentant les engagements de la personne concernée, les actions prévues dans le cadre du projet d'insertion sociale et professionnelle, leur durée ainsi que les résultats attendus ou réalisés lorsqu'il s'agit d'un renouvellement, et en émettant un avis sur la situation de l'intéressé. Le préfet de département, qui se prononce sur la demande initiale d'engagement dans le parcours au vu de l'instruction et de l'avis de l'association agréée et de l'avis de la commission compétente, prend sa décision en considération des mêmes éléments et doit vérifier la réalité de l'engagement de la personne à sortir de la prostitution.

7. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, compte tenu de l'office du juge de l'aide sociale, les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de défaut d'examen, de l'erreur de fait et de l'erreur de droit dont serait entachée la décision attaquée sont inopérants, et doivent, par suite, être écartés.

8. En second lieu, tout d'abord, pour refuser à Mme B l'autorisation d'engagement dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle qu'elle sollicitait, le préfet de la Gironde s'est fondé sur la circonstance qu'elle se prostituait occasionnellement en vue de subvenir à ses besoins et qu'elle ne faisait pas partie d'un réseau d'exploitation. Or, d'une part, l'appartenance à un réseau n'est pas au nombre des conditions prévues par les dispositions applicables, pas plus que le caractère occasionnel de la prostitution, et d'autre part, le fait que la requérante se prostitue occasionnellement ne saurait caractériser l'absence de réalité de l'engagement de la requérante à sortir de la prostitution.

9. Ensuite, dans son mémoire en défense, le préfet relève que Mme B ne peut bénéficier du dispositif dès lors qu'elle a cessé son activité prostitutionnelle en France, en s'appuyant sur le procès-verbal d'audition de la requérante lors de la plainte qu'elle a déposée le 17 décembre 2023 pour viol. Cependant, le seul fait qu'elle ait indiqué lors de son audition par les services de police en réponse à la question " à quand remonte votre dernier rapport sexuel consenti ' " qu'elle n'avait pas eu de rapport sexuel à Bordeaux, ne saurait permettre d'établir qu'elle a cessé toute activité prostitutionnelle, alors en outre qu'une attestation de l'association CEID datée du 21 mars 2025 indique, au contraire, qu'elle se prostitue toujours occasionnellement.

10. Enfin, il résulte de l'instruction que Mme B s'est engagée, en signant le 29 août 2023 le contrat formalisant le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle, à respecter les termes de ce contrat et notamment à cesser définitivement son activité prostitutionnelle. Selon la fiche synthétique établie par l'association CEID dans le cadre de la demande initiale d'engagement dans le parcours, elle ne veut plus se prostituer et souhaite travailler, dans un premier temps rapidement en tant que femme de ménage, ensuite auprès de personnes âgées. Selon cette fiche, elle parle couramment le français et souhaite avoir un logement propre. Il résulte également de l'instruction que Mme B a participé à un programme d'insertion des compagnons bâtisseurs de Nouvelle Aquitaine et a participé à des activités organisées par l'association promo femmes. Par ailleurs, l'association du secours populaire indique que l'intéressée est bénévole depuis le 2 février 2023. Ainsi, son engagement à sortir de la prostitution et à s'insérer dans la société française sont établis. Dans ces conditions, Mme B doit être regardée comme remplissant les conditions pour bénéficier du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle.

11. Il résulte de ce qui précède que la décision du 6 mai 2024 doit être annulée en tant que le préfet de la Gironde a refusé d'autoriser Mme B à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle. Il y a lieu de renvoyer l'intéressée devant le préfet de la Gironde afin que les modalités de ce parcours soient précisées avec le concours de l'association référente accompagnant la requérante.

Sur les frais liés au litige :

12. Mme B a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Trebesses, avocat de Mme B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à celui-ci de la somme de 1 200 euros.

D E C I D E:

Article 1er : La décision de la préfète de la Gironde du 6 mai 2024 est annulée en tant que le préfet de la Gironde a refusé d'autoriser Mme B à entrer dans le parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle.

Article 2 : Mme B est autorisée à bénéficier du parcours de sortie de la prostitution et d'insertion sociale et professionnelle.

Article 3 : Mme B est renvoyée devant l'administration afin que soient précisées les modalités de ce parcours.

Article 4 : L'Etat versera à Me Trebesses une somme de 1 200 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que celui-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet de la Gironde.

Délibéré après l'audience du 6 mai 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Bourgeois, président,

- Mme Champenois, première conseillère,

- M. Josserand, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mai 2025.

La rapporteure,

M. CHAMPENOIS

Le président,

M. BOURGEOIS

La greffière,

L. SIXDENIERS

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions