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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2405619

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405619

mercredi 20 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405619
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du préfet de la Gironde du 3 août 2024 refusant la délivrance d’un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a finalement délivré à l’intéressée un titre de séjour d’un an portant la mention « vie privée et familiale ». Constatant que ce titre avait été mis en fabrication, le tribunal a estimé, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais irrépétibles.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 10 septembre 2024, Mme B, représentée par Me Pather, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 3 août 2024 du préfet de la Gironde portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et dans l'attente, de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de 48 heures, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administratif et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire, enregistré le 10 octobre 2024, Mme B maintient ses conclusions tendant au paiement par l'Etat des frais irrépétibles.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Gironde a décidé de délivrer à Mme B un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " pour une durée d'un an. Il n'est pas contesté que ce titre valable du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025 a été mis en fabrication le 30 septembre 2024. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B dans la présente instance sont devenues sans objet. Il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme que Mme B demande sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête de Mme B.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 20 novembre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

A. Chauvin

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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