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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405648

lundi 30 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405648
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de MM. A et C B, qui demandaient d'enjoindre à la commune de Martignas-en-Jalles de réaliser des travaux d'abattage et d'élagage d'arbres ainsi que de construction d'un parking. Le juge a considéré que ces conclusions étaient manifestement irrecevables, car il n'appartient pas au juge administratif, en l'absence de texte, d'adresser des injonctions à une autorité administrative. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, des mémoires et pièces enregistrés les 11, 13, 14, 19 et 28 septembre 2024, M. A B et M. C B demandent au tribunal d'enjoindre à la commune de Martignas-en-Jalles, sous astreinte de 30 000 euros par jour de retard, de couper les trois chênes américains situés derrière leur habitation, d'élaguer le chêne français et de démarrer les travaux du nouveau parking du lotissement terre rouge de l'allée des camélias et du bateau d'accès au 21 allée des camélias, à compter du 1er mars 2025.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () les présidents de formation de jugement () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (). ".

2. Il n'appartient pas au juge administratif, en l'absence de texte, d'adresser des injonctions à une autorité administrative. Ainsi, les conclusions présentées par MM B tendant à ce qu'il soit enjoint à la commune de réaliser certains travaux, à compter d'une date qu'ils entendent déterminer, sont manifestement irrecevables. Leur requête est par suite manifestement irrecevable et doit être rejetées par voie d'ordonnance, selon la procédure prévue au 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative

ORDONNE :

Article 1er : La requête de MM. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à C B.

Fait à Bordeaux, le 30 septembre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

A. Chauvin

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,