vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2405662 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | Eloignement 72 heures |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 11 septembre 2024 sous le numéro 2405662, M. D B, représenté par Me Babou, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2024, par lequel préfet de la lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour portant mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que sa requête est recevable et que :
En ce qui concerne les arrêtés dans leur ensemble :
- les arrêté est insuffisamment motivés et sont entachés d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- le signataire des arrêtés ne justifie pas de sa compétence ;
- les arrêtés sont le fruit d'une procédure méconnaissant son droit à être entendu ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
- l'arrêté attaqué méconnaît les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire ;
En ce qui concerne la décision l'interdisant de retour sur le territoire français :
- elle doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2024, le préfet de la Gironde, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
II. Par une requête enregistrée le 12 septembre 2024 sous le numéro 2405677, M. D B, représenté par Me Babou, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 5 septembre 2024, notifié le jour même à 15h45, par lequel le préfet de la Gironde l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours avec obligation de pointer au commissariat de police de Bordeaux les lundis entre 9 heures midi et d'être présent à son domicile chaque jour de 16 à 19 heures ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de réexaminer sa situation ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que sa requête est recevable et que :
- la compétence du signataire de la décision préfectorale n'est pas établie ;
- cette décision est insuffisamment motivée en droit et en fait ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;
- elle constitue une atteinte disproportionnée à son droit d'aller et venir ;
- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 9 du code civil et l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense enregistré le 24 septembre 2024, le préfet de la Gironde, conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la Constitution du 4 octobre 1958 ;
- la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-marocain relatif au séjour et à l'emploi du 9 octobre 1987 ;
- le code civil ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bilate, premier conseiller, pour statuer sur les recours présentés sur le fondement de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bilate,
- et les observations de Me Jammes, représentant de M. B, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise qu'il était sur le point d'introduire une demande de titre de séjour, que le requérant n'a pas introduit de demande d'aide juridictionnelle, et qu'en conséquence M. B entend être le bénéficiaire en lieu et places de son conseil des sommes demandées sur le fondement des dispositions de L. 761-1 du code de justice administrative
La clôture de l'instruction a été prononcée à la suite de ces observations.
Considérant ce qui suit :
1. M. D B, ressortissant marocain né en 1994 au Maroc est, selon ses déclarations, entré en France en 2022 muni d'un titre de séjour roumain. Le 4 septembre 2024, il a fait l'objet d'une interpellation par la gendarmerie nationale au cours de laquelle l'irrégularité de son séjour a été constatée. Le 5 septembre 2024, le préfet de la Gironde a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans, ainsi qu'une décision par laquelle il l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours avec obligation de rester à son domicile tous les jours de 16 à 19 heures et de pointer les lundis entre 9 heures et midi au commissariat de police de Bordeaux.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2405662 et n° 2405677 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les arrêtés dans leur ensemble :
3. En premier lieu, par un arrêté du 27 juin 2024 publié le lendemain au recueil des actes administratifs spécial de l'Etat n° 33-2024-147, le préfet de la Gironde a donné délégation à Mme A C, cheffe du bureau de l'éloignement et de l'ordre public, à l'effet de signer les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, avec ou sans délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et portant interdiction du territoire et assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés en cause manque en fait et doit être écarté.
4. En second lieu, le requérant entend se prévaloir à l'encontre des décisions attaquées des articles 41, 47, 48 et 51 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et soutient qu'il n'a pas été entendu sur sa situation familiale et professionnelle. L'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'adresse, toutefois, qu'aux institutions de l'Union européenne et ne peut donc pas être utilement invoqué à l'encontre d'une décision d'une autorité d'un Etat membre. Par ailleurs, le requérant avait la possibilité, pendant la procédure, de faire connaître de manière utile et effective, les éléments justifiant son maintien sur le territoire. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne (Aff. C-383/13 du 10 septembre 2013), une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise, que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents, qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier et notamment des procès-verbaux d'audition par la gendarmerie nationale des 4 et 5 septembre 2024 que l'intéressé a, en l'espèce, été entendu sur sa situation personnelle et familiale. Il a ainsi été mis à même de faire part de ses observations sur l'irrégularité de son séjour et d'apporter tous éléments de nature à faire, le cas échéant, obstacle à des mesures d'obligation de quitter le territoire, d'interdiction de retour sur le territoire français, et d'assignation à résidence. Par suite, M. B n'établit pas avoir été privé de la possibilité de présenter, de manière utile et effective, des éléments pertinents, liés à des circonstances humanitaires, qui auraient pu influer sur les décisions d'éloignement et d'interdiction de retour susceptibles d'être prises à son encontre. En conséquence, le moyen tiré de ce qu'en prenant à son encontre des décisions portant obligation de quitter le territoire, interdiction de retour sur le territoire français, et d'assignation à résidence sans le mettre en mesure de présenter ses observations, le préfet du Gironde aurait porté atteinte au principe général du droit de l'Union européenne garantissant à toute personne le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une mesure individuelle l'affectant défavorablement et les droits de la défense, ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire :
5. En premier lieu, la décision attaquée étant une mesure d'éloignement et ne constituant ainsi pas un refus de délivrance d'un titre de séjour, M. B ne peut utilement soutenir que le préfet de la Gironde aurait méconnu les dispositions des articles L. 421-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens soulevés en ce sens doivent donc être écartés comme inopérants.
6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".
7. M. B verse au dossier des bulletins de salaire pour les mois de janvier et février 2022, et pour la période allant d'avril 2023 à août 2024. Toutefois, cette activité professionnelle est en tout état de cause exercée illégalement. Le requérant se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire français ainsi que de celle de sa compagne de nationalité française, laquelle atteste être en couple avec M. B depuis 8 mois. Ces circonstances ne sont pas de nature à lui conférer un droit au maintien sur le territoire.
8. Par suite, eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de l'intéressé, l'arrêté n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a, dès lors, pas méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.
En ce qui concerne le pays de renvoi :
9. Compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'annulation de cette décision par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
En ce qui concerne l'interdiction de retour :
10. L'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
11. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Toutefois, si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.
12. Il résulte de ce qui précède que M. B est entré en France récemment, qu'il est célibataire et sans enfant, et qu'il ne justifie pas d'une intégration dans la société française. Toutefois, bien qu'interpellé le 4 septembre 2024 pour des faits de conduite sans permis, le préfet n'a pas estimé que l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public. En outre, il n'a jamais fait l'objet d'une autre mesure d'éloignement avant l'arrêté attaqué dans la présente instance. Dans ces conditions, en interdisant pour une durée de trois ans M. B de retour sur le territoire français, le préfet de la Gironde a commis une erreur d'appréciation de la situation personnelle de l'intéressé.
13. Il suit de là que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision l'interdisant de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'autre moyen dirigé contre cette décision.
En ce qui concerne l'assignation à résidence :
14. En premier lieu, compte tenu de ce qui précède, le moyen tiré de l'annulation de cette décision par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ". L'article L. 732-1 du même code dispose que : " Les décisions d'assignation à résidence () sont motivées. ".
16. L'arrêté contesté vise notamment les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables en matière d'assignation à résidence. Il précise que M. B a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, et que son éloignement demeure une perspective raisonnable. Ainsi, l'arrêté est suffisamment motivé et n'est pas entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle.
17. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 732-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Il est remis aux étrangers assignés à résidence en application de l'article L. 731-1 une information sur les modalités d'exercice de leurs droits, les obligations qui leur incombent et, le cas échéant, la possibilité de bénéficier d'une aide au retour. () ". Aux termes de l'article R. 732-5 du même code : " L'étranger auquel est notifiée une assignation à résidence en application de l'article L. 731-1, est informé de ses droits et obligations par la remise d'un formulaire à l'occasion de la notification de la décision par l'autorité administrative ou, au plus tard, lors de sa première présentation aux services de police ou aux unités de gendarmerie. () ".
18. En quatrième lieu, ainsi que dit précédemment, M. B n'établit pas que sa vie privée et familiale serait ancrée en France. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle telle que garantie par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme et l'article 9 du code civil doit être écarté
19. En cinquième lieu, eu égard à ce qui a été dit précédemment, l'autorité administrative n'a pas porté une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir de M. B en lui interdisant de se déplacer sans autorisation en dehors du département de la Gironde, d'être présent à son domicile de 16h00 à 19h00 et en l'obligeant à se présenter une fois par semaine le lundi entre 9h00 et midi au commissariat de police de Bordeaux. La circonstance que le requérant exerce une activité professionnelle, en tout état de cause illégale, est sans incidence sur la légalité de l'acte litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'atteinte à sa liberté d'aller et venir, telle que garantie par l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, de l'article 5 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 66 de la Constitution doit être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a uniquement lieu d'annuler la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
21. La présente décision n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
22. M. B ne pouvant être regardé comme principalement gagnant dans la présente instance, les conclusions qu'il a présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'interdiction de retour sur le territoire français du 5 septembre 2024 est annulée.
Article 2 : Le surplus des requêtes de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de la Gironde.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.
Le magistrat désigné,
X. BILATE
La greffière,
É. SOURIS
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
2- N° 2405677
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608798
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2606201
03/08/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600562
03/08/2026
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2611484
03/08/2026