LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2405700

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2405700

jeudi 16 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2405700
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation3ème Chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de l’université de Bordeaux de l’admettre en première année de licence informatique. La requérante soutenait que le motif tiré de l’insuffisance de son niveau scientifique était infondé, mais le tribunal a rappelé qu’il ne contrôle pas l’appréciation des mérites par la commission pédagogique, sauf en cas de considérations étrangères. Constatant que la décision se fondait uniquement sur les résultats et la sélectivité (2 226 candidatures pour 25 places étrangères), le juge a écarté toute erreur manifeste d’appréciation. Les conclusions à fin d’annulation et d’injonction ont donc été rejetées, sur le fondement des articles L. 612-6, L. 612-12 et D. 613-45 du code de l’éducation.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 4 septembre 2024, Mme A... B..., doit être regardée comme demandant au tribunal :

d’annuler la décision du 6 mai 2024 par laquelle sa candidature à la première année de licence en sciences technologies et santé, mention informatique a été rejetée par l’université de Bordeaux ;

d’enjoindre au président de l’université de Bordeaux de procéder au réexamen de sa demande d’admission.

Elle soutient que le motif tiré de l’insuffisance de son niveau scientifique n’est pas fondé.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 avril 2025, le président de l’université de Bordeaux conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 25 septembre 2025 :
- le rapport de Mme Glize, conseillère,
- et les conclusions de Mme Benzaïd, rapporteure publique.


Considérant ce qui suit :

Mme B... a sollicité auprès de l’université de Bordeaux son admission en première année de licence en sciences technologie et santé, mention informatique, au titre de l’année universitaire 2024-2025. Le président de l’université de Bordeaux a, après avis de la commission pédagogique, rejeté cette demande d’admission par une décision du 6 mai 2024 dont la requérante demande l’annulation au tribunal.
Aux termes de l’article L. 612-6 du code de l’éducation : « Les formations du deuxième cycle sont ouvertes aux titulaires des diplômes sanctionnant les études du premier cycle ainsi qu'à ceux qui peuvent bénéficier de l'article L. 613-5 ou des dérogations prévues par les textes réglementaires. / Les établissements peuvent fixer des capacités d'accueil pour l'accès à la première année du deuxième cycle. L'admission est alors subordonnée au succès à un concours ou à l'examen du dossier du candidat (…) ». L’article L. 612-12 du même code précise : « Les ressortissants étrangers mentionnés à l'article D. 612-11, candidats à une première inscription en première année de licence, doivent : 1° Justifier, dans le pays où ils ont été obtenus, des titres ouvrant droit aux études envisagées ; 2° Déposer une demande d'admission dans les conditions prévues à l'article D. 612-16 ; 3° Justifier d'un niveau de compréhension de la langue française adapté à la formation envisagée. Ce niveau est vérifié au moyen d'un examen. ». L’article D. 612-16 du même code dispose que : « La demande d'admission prévue à l'article D. 612-12 est présentée sur le formulaire établi par le ministre en charge de l'enseignement supérieur.
/ Le candidat peut porter son choix sur trois universités dans les conditions fixées par arrêté du ministre des affaires étrangères et du ministre chargé de l'enseignement supérieur. » L’article D. 613-45 du même code dispose que : « La décision de validation est prise par le président de l’université ou le directeur de l’établissement sur proposition d’une commission pédagogique. La décision motivée, accompagnée éventuellement de propositions ou de conseils, est transmise au candidat (…) ».
Il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation portée par une commission pédagogique ou par le président de l’université sur la candidature d’un étudiant. En revanche, il lui appartient de vérifier que cette appréciation n’est pas fondée sur des considérations étrangères à ses mérites.
Pour refuser son admission en première année de licence, le président de l’université de Bordeaux s’est fondé sur le motif tiré de ce que le niveau scientifique de Mme B... était insuffisant au vu des résultats obtenus dans les disciplines fondamentales.
S’il est constant que Mme B... a obtenu son diplôme du baccalauréat en mathématique en Algérie en 2024 avec la mention excellent et une note de 19,5 en mathématiques, le président de l’université de Bordeaux qui fait valoir que le niveau des autres candidats était meilleur, précise en outre, que 2 226 candidatures ont été déposées pour cette formation et que 25 places étaient prévues pour les candidats étrangers. Dans ces conditions, Mme B... qui n’établit pas ni même n’allègue, que la commission pédagogique ou le président de l’université se seraient fondés sur des considérations autres que ses seuls mérites, n’est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation. Par suite, l’unique moyen de la requête doit être écarté.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme B... doivent être rejetées comme doivent l’être, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.


Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et à l’université de Bordeaux.

Délibéré après l'audience du 25 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Ferrari, président,
Mme Glize, conseillère,
Mme Spieler, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 octobre 2025.


La rapporteure,

J. GLIZE

Le président,

D. FERRARI

Le greffier,



Y. JAMEAU


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions