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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2406123

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2406123

vendredi 11 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2406123
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
FormationEloignement 72 heures
Avocat requérantKAOULA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I. Par une requête enregistrée le 1er octobre 2024 sous le numéro 2406123, M. A B, représenté par Me Kaoula, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2024, par lequel préfet de la Dordogne lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, et l'a interdit de retour sur le territoire français pendant un an ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Dordogne de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 700 euros à verser à son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B soutient que sa requête est recevable et que :

En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble :

-l'arrêté est insuffisamment motivé et entaché d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;

- le signataire des arrêtés ne justifie pas de sa compétence ;

- les décisions en litige méconnaissent son droit à être entendu ;

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

- l'arrêté méconnait les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation ;

En ce qui concerne la décision l'interdisant de retour sur le territoire français :

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 octobre 2024, le préfet de la Dordogne conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

II. Par une requête enregistrée le 3 octobre 2024 sous le numéro 2406171, M. A B, représenté par Me Kaoula, demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 27 septembre 2024, notifié le jour même à 14h32, par lequel préfet de la Dordogne l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours avec obligation de pointer au commissariat de police de Périgueux les lundis, mercredis et vendredis entre 09h30 et 10h00 et d'être présent à son domicile chaque jour entre 06 et 08 heures ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B soutient que sa requête est recevable et que :

- la compétence du signataire de la décision préfectorale n'est pas établie ;

- cette décision est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation ;

- elle est le fruit d'une procédure irrégulière, au cours de laquelle son droit à être entendu a été méconnu ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 731-1 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;

- elle porte une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 octobre 2024, le préfet de la Dordogne conclut au rejet de la requête.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par le requérant n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Bilate, premier conseiller, pour statuer sur les recours présentés sur le fondement de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Bilate été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien né en 1988 en Algérie est, selon ses déclarations, entré en France en 2021 de façon irrégulière. Le 26 septembre 2024, il a fait l'objet d'une interpellation par la police nationale au cours de laquelle l'irrégularité de son séjour a été constatée. Le préfet de la Dordogne a pris à son encontre un arrêté en date du 27 septembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, et un second arrêté par lequel il l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours avec obligation de pointer au commissariat de police de Périgueux les lundis, mercredis et vendredis entre 09h30 et 10h00 et d'être présent à son domicile chaque jour entre 06 et 08 heures.

Sur le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée () par la juridiction compétente ou son président ". Eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. B, il y a de prononcer son admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Sur la jonction :

3. Les requêtes n°2406123 et n°2406171 présentent à juger des questions semblables et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions aux fins d'annulation :

En ce qui concerne les arrêtés dans leur ensemble :

4. En premier lieu, un arrêté du 11 janvier 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 24-2024-004 du 22 janvier 2024, le préfet de la Dordogne a donné délégation à M. Nicolas Dufaud, secrétaire général et signataire de l'arrêté contesté, à l'effet de signer les décisions portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français, avec ou sans délai de départ volontaire, les décisions fixant le pays de destination de la mesure d'éloignement et portant interdiction du territoire et assignation à résidence. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés en cause manque en fait et doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article L. 211-2 du même code : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ".

6. D'une, part, concernant l'obligation de quitter le territoire, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Elle est édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit. () ".

7. Il ressort de sa lecture que l'arrêté attaqué, qui vise les textes applicables à la situation du requérant, indique notamment M. B ne justifie pas d'une entrée régulière sur le territoire français et retrace le parcours en France de l'intéressé au regard des critères de vie privée et familiale et d'intégration. Ainsi, contrairement à ce que soutient M. B, cet arrêté énonce les considérations de droit et de fait propres à sa situation personnelle sur lesquelles le préfet a entendu fonder son refus de séjour et l'obligation qui lui a été faite de quitter le territoire français. Ces considérations sont suffisamment développées pour mettre utilement en mesure de discuter les motifs de ce refus de séjour, et le juge d'exercer son contrôle en pleine connaissance de cause.

8. D'autre part, s'agissant de la décision portant assignation à résidence, l'arrêté du 27 septembre 2024 vise les textes dont il fait application, en particulier l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'arrêté du préfet de la Dordogne portant obligation de quitter le territoire français édicté et notifié le même jour.

9. Par suite, les décisions contestées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et ne sauraient d'avantage être regardées comme entachées d'un défaut d'examen sérieux.

10. En troisième lieu, aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. ". Il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que si les stipulations de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ne s'adressent pas aux États membres mais uniquement aux institutions, organes et organismes de l'Union et que le moyen tiré de leur violation par une autorité d'un État membre est ainsi inopérant, le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. Il appartient aux Etats membres, dans le cadre de leur autonomie procédurale, de déterminer les conditions dans lesquelles le respect de ce droit est assuré. Ce droit se définit comme celui de toute personne de faire connaître, de manière utile et effective, son point de vue au cours d'une procédure administrative avant l'adoption de toute décision susceptible d'affecter de manière défavorable ses intérêts. Il ne saurait cependant être interprété en ce sens que l'autorité nationale compétente serait tenue, dans tous les cas, d'entendre l'intéressé lorsque celui-ci a déjà eu la possibilité de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur la décision en cause.

11. M. B soutient qu'il n'a pas été en mesure de faire utilement valoir ses observations avant l'édiction des arrêtés litigieux. Toutefois, il ressort de l'audition de l'intéressé par la police nationale le 26 septembre 2024 qu'il a été loisible au requérant de faire valoir tout élément pertinent relatif à sa situation personnelle. Le requérant n'établit pas avoir été empêché de le faire. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que les décisions litigieuses auraient été prises en méconnaissance de son droit d'être entendu. Ce moyen doit en conséquence être écarté.

En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire :

12. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. () ".

13. M. B se prévaut de son mariage avec une ressortissante française en mai 2024, et d'une pathologie cardiaque qui nécessiterait urgemment une intervention chirurgicale en France. Il ressort des pièces du dossier que le requérant n'a pas entrepris de démarches aux fins d'obtenir une carte de résident. S'il produit à l'appui de sa requête un certificat médical faisant état d'une indication opératoire à moyen terme, il ne ressort pas des pièces du dossier que celle-ci ne pourrait être exécutée dans son pays d'origine. Il ressort de son PV d'audition du 27 septembre 2024 qu'il a infligé ce jour-là à son épouse " deux claques derrière la tête pour qu'elle marche ", et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu selon ses déclarations jusqu'à l'âge de 33 ans et où résident sa mère et ses sœurs. M. B n'établit pas avoir créé en France des liens intenses et stables et ne justifie aucunement de son insertion sociale et économique dans la société française. Par suite, eu égard à la durée et aux conditions de séjour en France de l'intéressé, l'arrêté n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a, dès lors, pas méconnu les dispositions de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision attaquée n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B.

En ce qui concerne l'interdiction de retour :

14. L'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".

15. Il ressort des termes mêmes de ces dispositions que l'autorité compétente doit, pour décider de prononcer à l'encontre de l'étranger soumis à l'obligation de quitter le territoire français une interdiction de retour et en fixer la durée, tenir compte, dans le respect des principes constitutionnels, des principes généraux du droit et des règles résultant des engagements internationaux de la France, des quatre critères qu'elles énumèrent, sans pouvoir se limiter à ne prendre en compte que l'un ou plusieurs d'entre eux. Ainsi la décision d'interdiction de retour doit comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, de sorte que son destinataire puisse à sa seule lecture en connaître les motifs. Toutefois, si cette motivation doit attester de la prise en compte par l'autorité compétente, au vu de la situation de l'intéressé, de l'ensemble des critères prévus par la loi, aucune règle n'impose que le principe et la durée de l'interdiction de retour fassent l'objet de motivations distinctes, ni que soit indiquée l'importance accordée à chaque critère.

16. La décision attaquée état d'une entrée récente en France de M. B, s'appuyant en tout état de cause sur l'audition du requérant du 27 septembre 2024 à l'occasion de laquelle il a indiqué être entré en France en juin 2023. L'arrêté indique également qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, et qu'il ne menace pas l'ordre public. Il reprend la nature et l'ancienneté des liens avec la France en évoquant son mariage avec une citoyenne française, et de son placement en garde vue pour agression envers cette dernière. La décision est par suite suffisamment motivée et n'est pas entachée d'une erreur de droit dans l'application des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour ces mêmes raisons, la durée de l'interdiction de retour sur le territoire n'est pas d'avantage disproportionnée au regard des motifs pour lesquels elle est prise.

En ce qui concerne l'assignation à résidence :

17. En premier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ; () ".

18. Si l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que " l'éloignement effectif de l'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut intervenir avant l'expiration du délai ouvert pour contester, devant le tribunal administratif, cette décision et la décision fixant le pays de renvoi qui l'accompagne, ni avant que ce même tribunal n'ait statué sur ces décisions s'il a été saisi ", cette condition, relative à l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, est sans incidence sur la légalité de la décision assignant l'intéressé à résidence. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée serait entachée d'une erreur de droit.

19. En deuxième lieu, ainsi que dit précédemment, M. B n'établit pas que sa vie privée et familiale serait ancrée en France, ni l'urgence d'une opération chirurgicale à venir. Il soutient participer à l'entretien et l'éducation des enfants de son épouse, mais sans apporter de pièce de nature à établir cette allégation. Le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle doit en conséquence être écarté.

20. En troisième lieu, eu égard à ce qui a été dit précédemment, l'autorité administrative n'a pas porté une atteinte excessive à la liberté d'aller et venir de M. B en lui interdisant de se déplacer sans autorisation en dehors du département de la Dordogne, d'être présent à son domicile de 06h00 à 08h00 et en l'obligeant à se présenter les lundis, mercredis et vendredis entre 09h30 et 10h00 au commissariat de police de Périgueux. Par suite, le moyen tiré de l'atteinte à sa liberté d'aller et venir, telle que garantie par l'article 4 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, de l'article 5 de la convention européenne des droits de l'homme et de l'article 66 de la Constitution doit être écarté.

21. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés en litige doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais liés à l'instance.

D E C I D E :

Article 1er : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Kaoula et au préfet de la Dordogne.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.

Le magistrat désigné,

X. BILATE

La greffière,

É. SOURIS

La République mande et ordonne au préfet de la Dordogne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°s 2406123-2406171

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