jeudi 31 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2406469 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 octobre 2024, Mme B A demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 20 octobre 2023 par laquelle la rectrice de l'académie de Bordeaux a prononcé son licenciement pour insuffisance professionnelle.
Elle soutient que son licenciement est fondé sur des avis marqués par un parti pris en faveur des élèves et de leurs parents.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () "
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". L'article R. 421-5 du même code dispose : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ". Enfin, l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration prévoit que " Par dérogation à l'article L. 231-1, le silence gardé par l'administration pendant deux mois vaut décision de rejet : () 5° Dans les relations entre l'administration et ses agents. "
3. D'une part, Mme A produit le recto de l'arrêté du 20 octobre 2023 prononçant son licenciement et sur lequel est indiqué en pied de page " voies et délais de recours au verso ". La requérante n'établit ni même ne soutient qu'elle n'a pas reçu le verso de ce document ou que ce verso n'aurait pas comporté la mention des voies et délais de recours. Dans ces conditions, elle doit être regardée comme ayant eu connaissance des voies et délais de recours dont elle disposait pour contester cet arrêté.
4. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, par une lettre datée du 30 novembre 2023, intitulée " recours hiérarchique en vue de la révision de l'appréciation finale du 17 octobre 2023 " et qui prend note de son licenciement, la requérante doit être regardée comme ayant exercé, contre ce licenciement, un recours hiérarchique interruptif de prescription. Toutefois, il résulte des dispositions précitées de l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration qu'une décision implicite de rejet de ce recours est née du silence gardé pendant deux mois par l'administration. Mme A n'ayant pas saisi le tribunal dans un délai de deux mois à compter de la naissance de cette décision en méconnaissance des dispositions également précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative, sa requête ne peut qu'être rejetée comme tardive.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la rectrice de l'académie de Bordeaux.
Fait à Bordeaux, le 31octobre 2024.
Le président de la 1ère chambre,
M. C
La République mande et ordonne à la rectrice de l'académie de Bordeaux, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présentée décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
N°2406469
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