lundi 28 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2406589 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 octobre 2024, M. A E C, représenté par Me Bris, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision notifiée le 29 août 2024 par laquelle le chef d'établissement du lycée François Mauriac de Bordeaux a refusé de l'inscrire au sein de la spécialité EPPCS ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de l'admettre au sien de la spécialité EPPCS dans un délai de deux mois à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- compte tenu du refus de l'inscrire dans la spécialité EPPCS, il suit désormais la spécialité SVT, laquelle est sans lien avec la spécialité EPPCS ; compte tenu de ses compétences respectives dans ces deux spécialités, la poursuite de ses études se trouve atteinte par la décision contestée ; le préjudice qui en découle est immédiat et d'une gravité certaine ; il existe ainsi une situation d'urgence ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ; elle a été signée par Mme B D, proviseur du lycée ; à défaut de démontre que cette personne a reçu une délégation régulière pour prendre la décision contestée, cette dernière est entachée d'incompétence de son signataire ; les dispositions de l'article D. 331-42 du code de l'éducation n'ont pas été respectées ; il a suivi, avant son redoublement, la spécialité EPPCS et n'a jamais suivi la spécialité SVT ; le manque de place disponible dans la spécialité EPPCS n'est pas un motif opérant pour refuser l'inscription dans cette spécialité ; il a de très bon résultats en sport, alors qu'il éprouve des difficultés en SVT ; l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant a été méconnu.
Vu :
- la requête enregistrée le 24 octobre 2024 sous le n° 2406584 par laquelle M. E C demande l'annulation de la décision contestée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Par décision du 1er septembre 2024, le président du tribunal a désigné M. Katz, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ". En vertu de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.
2. M. E C demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision notifiée le 29 août 2024 par laquelle le chef d'établissement du lycée François Mauriac de Bordeaux a refusé de l'inscrire au sein de la spécialité EPPCS.
3. Il apparaît manifeste que la requête est mal fondée, aucun des moyens susvisés n'étant, au vu de la seule demande de M. E C, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Par suite, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence, il y a lieu de rejeter les conclusions de la requête à fin de suspension selon la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, doivent être rejetées les conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. E C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A E C.
Fait à Bordeaux, le 28 octobre 2024.
Le juge des référés,
D. Katz
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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