Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. D..., ressortissant algérien, contre la décision du préfet de la Gironde de lui délivrer un certificat de résidence "commerçant" d'un an au lieu d'un certificat de 10 ans. En cours d'instance, la préfecture a fait droit à sa demande et lui a délivré un récépissé, conduisant M. D... à se désister de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rejette toutefois les conclusions de M. D... tendant à l'application de l'article L. 761-1 du même code, estimant qu'il n'y a pas lieu de mettre des frais à la charge de l'Etat.
Texte intégral
Par une requête enregistrée le 1er novembre 2024 et des pièces complémentaires enregistrées le 15 septembre 2025, M. C... D..., représenté par Me Lassort, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 4 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde lui a délivré un certificat de résidence algérien "commerçant" pour une durée d'un an au lieu du certificat de résidence de 10 ans demandé ;
2°) d’enjoindre au préfet de faire droit à sa demande de certificat de résidence algérien de 10 ans dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa situation, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 16 septembre 2025 la préfecture de la Gironde conclut au non-lieu à statuer. Elle indique avoir procédé au réexamen de la situation de M. D... et qu’un récépissé valable du 18 juillet 2025 au 17 janvier 2026 lui a été délivré.
Par un mémoire, enregistré le 13 octobre 2025, M. D... a indiqué que la préfecture de la Gironde avait fait droit à sa demande et qu’il entendait se désister de la présente instance à l’exception de ses conclusions tendant à l’application de l’article L.761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…). 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ».
2. M. D... a indiqué, par un mémoire du 13 octobre 2025 que la préfecture de la Gironde ayant fait droit, en cours d’instance, à sa demande, il entendait se désister de ses demandes à l’exception de ses conclusions tendant à l’application de l’article L.761-1 du code de justice administrative. Le désistement de ses conclusions présentées à titre principal étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme à verser à Mme B... A... au titre des frais exposés non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de M. D... de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... D... et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 21 octobre 2025.
Le président de la 1ère chambre
M. E...
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présentée décision.
Pour expédition conforme,
La greffière