lundi 20 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2406986 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 14 novembre 2024, Mme B A, représentée par Me Hugon, demande au tribunal :
1°) de lui accorder à titre provisoire le bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler la décision de clôture de la demande de document de circulation pour étranger mineur, prise le 27 septembre 2024 par le préfet de la Gironde ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde de délivrer, dans un délai de 8 jours, un document de circulation pour étranger mineur, à défaut, de procéder à l'examen dans un délai de 8 jours de la demande d'un document de circulation pour étranger mineur ;
2°) de mettre à la charge de la Préfecture de la Gironde une somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par lettre du 5 décembre 2024, le tribunal a demandé à Mme A, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, de confirmer expressément le maintien des conclusions de sa requête dans un délai d'un mois.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
1. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ( )
2. Mme A ayant obtenu l'aide juridictionnelle totale par décision du 6 janvier 2025, il n'y a plus lieu de statuer sur ses conclusions aux fins d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' donner acte des désistements () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article R. 612-5-1 du même code : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ". Enfin, aux termes de l'article R. 611-8-6 de ce code : " Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai () ".
5. Par un courrier du 5 décembre 2024, dont le conseil de Mme A a accusé réception le 9 décembre 2024, celle-ci a été invitée à confirmer expressément le maintien de sa requête dans le délai d'un mois. Le délai d'un mois imparti étant expiré et aucune confirmation n'étant parvenue à la juridiction à la date de la présente ordonnance, Mme A est réputée s'être désistée de la requête. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par Mme A aux fins d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Bordeaux, le 20 janvier 2025.
La présidente de la 6ème chambre,
C. BROUARD-LUCAS
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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