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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2407297

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2407297

mercredi 18 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2407297
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantLANNE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A pour contester le refus du préfet de la Gironde d’enregistrer sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a finalement accordé le titre sollicité, valable du 19 mai 2025 au 18 mai 2026. Le tribunal a donc constaté, par ordonnance du 18 juin 2025, que la requête était devenue sans objet et qu’il n’y avait plus lieu de statuer. Les conclusions relatives aux frais d’instance ont été rejetées, aucune condamnation n’étant prononcée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 novembre 2024, M. B A, représenté par Me Pierre Lanne, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la décision du 14 octobre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Gironde d'enregistrer sa demande de titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et dans l'attente, lui délivrer un récépissé ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2025, le préfet de la Gironde conclut à ce qu'il n'y ait lieu statuer sur la requête et au rejet des conclusions formulées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il fait valoir que la demande du requérant a été instruite et qu'un titre de séjour, valable du 19 mai 2025 au 18 mai 2026, a été mis en fabrication.

Par un mémoire enregistré le 11 juin 2025, M. A informe le tribunal qu'il maintient l'intégralité de ses conclusions.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 7 janvier 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire :

1. Par une décision du 7 janvier 2025, M. A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, il n'y a plus lieu de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :

2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formations de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance, () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet de la Gironde a fait droit à la demande de M. A et qu'une carte de séjour valable 19 mai 2025 au 18 mai 2026 a été mise en fabrication. Ainsi, M. A a obtenu satisfaction. Dès lors, sa requête est devenue sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

Sur les frais liés à l'instance :

4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. A présentées sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'admission à l'aide juridictionnelle provisoire, d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au préfet de la Gironde.

Fait à Bordeaux, le 18 juin 2025.

La présidente de la 5e chambre,

A. CHAUVIN

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

la greffière,

N°2407297

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