Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une carte de séjour « parent d’enfant bénéficiaire d’une protection internationale ». Après que le préfet a produit une attestation de remise de carte de résident, la requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation et en injonction, tout en maintenant sa demande de frais d’instance. Le tribunal a donné acte du désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rejeté la demande de frais au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 7 janvier, 5 et 14 février, et le 30 juin 2025, Mme B... C... A..., représentée par Me Meaude, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer une carte de séjour portant la mention « parent d’enfant bénéficiaire d’une protection internationale » ;
3°) d’enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer le titre sollicité dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande sous les mêmes conditions de délai et d’astreinte et dans l’attente de lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil d’une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire, enregistré le 19 juin 2025, le préfet de la Gironde a produit une attestation de remise de carte de résident.
Par un mémoire en désistement, enregistré le 5 septembre 2025, Mme A... maintient ses seules demandes au titre des frais liés à l’instance.
Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision 21 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (…) / 3° Constater qu'il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ;(…) ».
2. Mme A... a présenté le 5 septembre 2025 un mémoire en désistement mais a maintenu sa demande présentée au titre des frais d’instance. Le désistement de ses conclusions en annulation et en injonction de sa requête est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que Mme A... demande sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions en annulation et en injonction de la requête de Mme A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... A... et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 18 novembre2025.
La présidente de la 5e chambre,
A. CHAUVIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,