Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. En cours d’instance, la requérante s’est désistée de ses conclusions en annulation et en injonction après s’être vu délivrer une carte de résident, mais a maintenu sa demande de frais irrépétibles. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, et a rejeté la demande au titre des frais d’instance, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce. La décision se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 5 et 14 février et le 30 juin 2025, Mme B... C... A..., représentée par Me Meaude, demande au tribunal :
1°) de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet, à titre principal, de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler dans un délai de 48 heures à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans un délai d’un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et dans l’attente de lui remettre un récépissé l’autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil d’une somme de 1 500 euros sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire, enregistré le 19 juin 2025, le préfet de la Gironde conclut au non-lieu à statuer sur la requête et au rejet de la demande formulée au titre des frais irrépétibles.
Il fait valoir qu’il a délivré à Mme A... une carte de résident valable du 25 mars 2025 au 24 mars 2035.
Par un mémoire en désistement, enregistré le 5 septembre 2025, Mme A... maintient ses seules demandes au titre des frais liés à l’instance.
Mme A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision 21 octobre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements (...) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ;(…) ».
2. Mme A... a présenté le 5 septembre 2025 un mémoire en désistement mais a maintenu sa demande présentée au titre des frais d’instance. Le désistement de ses conclusions en annulation et en injonction de sa requête est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que Mme A... demande sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
ORDONNE
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions en annulation et en injonction de la requête de Mme A....
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... A... et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le 18 novembre 2025.
La présidente de la 5e chambre,
A. CHAUVIN
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
la greffière,