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AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2501860

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2501860

mardi 10 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2501860
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de l'association "Les clés des sens" contestant le refus du maire de Mussidan de lui mettre une salle communale à disposition. La juridiction a estimé que les moyens soulevés par l'association étaient soit inopérants (notamment ceux tirés du code pénal et du code général des impôts), soit manifestement infondés, faute de précisions suffisantes sur la violation du principe d'égalité. En application du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 21 mars 2025, l'association " Les clés des sens ", représentée par M. A, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du maire de la commune de Mussidan refusant de mettre à sa disposition une salle communale ;

2°) de condamner la commune de Mussidan à lui verser la somme de 5 000 euros à titre de dommages et intérêts.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code pénal ;

- le code général des impôts ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ".

2. L'association requérante soutient que la décision attaquée violerait le principe d'égalité, constituerait un délit de favoritisme réprimé par l'article 432-14 du code pénal et méconnaîtrait l'article 1565 du code général des impôts obligeant les exploitants de maisons de jeux à procéder à une déclaration préalable. Toutefois, la requérante ne précise pas en quoi le principe d'égalité aurait été méconnu, la seule circonstance qu'une autre association ait bénéficié de la mise à disposition de la salle communale sollicitée pour organiser onze loteries par an étant, par ailleurs, sans incidence sur l'application du principe général du droit invoqué. En outre, aucun texte ni aucun principe n'impose à une commune une procédure spécifique de mise en concurrence pour mettre une salle communale à disposition d'associations ou d'autres personnes privées. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 432-14 du code pénal est ainsi, et en tout état de cause, inopérant. Il en est de même du moyen tiré de l'article 1565 du code général des impôts qui ne s'applique manifestement pas à la décision de refus attaquée. Par suite, la requête doit être rejetée par application des dispositions du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E:

Article 1er : La requête de l'association " Les clés des sens " est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association " Les clés des sens ".

Fait à Bordeaux, le 10 juin 2025.

Le président de la 4ème chambre,

D. Katz

La République mande et ordonne à la préfète de la Dordogne, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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