jeudi 15 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2502070 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LANDETE |
Vu la procédure suivante :
Par une demande enregistrée le 27 juin 2024, M. B A a saisi le tribunal administratif de Bordeaux d'une demande d'exécution du jugement n° 2300531 du 25 avril 2024, par lequel le tribunal administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de lui délivrer un titre de séjour et lui a enjoint de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de deux mois suivant la notification de ce jugement.
Par un mémoire enregistré le 20 décembre 2024, M. B A, représenté par Me Landete, demande au tribunal de condamner le préfet de la Gironde à une astreinte de 100 euros par jour de retard dans l'exécution du jugement n° 2300531 du 25 avril 2024 ;
Par une ordonnance du 3 avril 2025, le président du tribunal a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 mai 2025, le préfet de la Gironde conclut au non-lieu à statuer, dès lors qu'un arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination a été pris à l'encontre de M. A le 18 avril 2025.
Vu :
- le jugement n° 2300531 du 25 avril 2024 ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement n° 2300531 du 25 avril 2024, le tribunal a annulé la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer à M. A un titre de séjour au motif de l'absence de communication des motifs de cette décision dans le délai d'un mois, en méconnaissance des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par ce jugement, le tribunal a enjoint au préfet de la Gironde de réexaminer la situation M. A dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
3. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. Toutefois, en cas d'inexécution d'un jugement frappé d'appel, la demande d'exécution est adressée à la juridiction d'appel Si le jugement dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai et prononcer une astreinte (). ".
4. Le préfet de la Gironde produit, dans son mémoire du 9 mai 2025, l'arrêté portant refus de séjour, obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination pris à l'encontre de M. A le 18 avril 2025. Il a ainsi procédé au réexamen de la situation de M A, en exécution de l'injonction prescrite par le tribunal. Dans ces conditions, il doit être regardé comme ayant entièrement exécuté le jugement n° 2300531 du 25 avril 2024. Ainsi, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. A, ni sur sa demande d'astreinte.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'exécution présentée par M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifié à M. B A et au préfet de la Gironde.
Fait à Bordeaux, le15 mai 2025.
Le président de la 3ème chambre,
D. FERRARI
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026