mardi 19 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2502332 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 avril 2025, un mémoire enregistré le 18 juillet 2025 et des pièces enregistrées le 28 juillet 2025, Mme A B demande au tribunal, sans le dernier état de ses écritures, de condamner l'université de Bordeaux à l'indemniser des préjudices matériel, professionnel et moral, dont le montant précis est laissé à l'appréciation souveraine du Tribunal, que lui a causés la décision du 20 mars 2025 par laquelle cette université a refusé de la recruter en contrat à durée déterminée (CDD) au poste de cheffe de projet.
Elle soutient que :
- La décision de ne pas la recruter est insuffisamment motivée, est entachée d'une mauvaise interprétation de l'article L. 332-10 du code général de la fonction publique ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle justifie de la réalité de ses préjudices.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ".
2. D'autre part, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision () / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ". La condition tenant à l'existence d'une décision de l'administration doit être regardée comme remplie si, à la date à laquelle le juge statue, l'administration a pris une décision, expresse ou implicite, sur une demande formée devant elle, régularisant ce faisant la requête. "
3. Par un courriel du 20 mars 2025, la directrice des ressources humaines de l'université de Bordeaux a émis un avis défavorable au recrutement de deux anciennes agentes de l'université, dont Mme B, en contrat à durée déterminée au poste de cheffe de projet dans le cadre d'un projet de recherche financé par plusieurs institutions publiques et lauréat d'un appel à projet national. Toutefois, à supposer même que ce courriel constitue ou révèle une décision de ne pas la recruter et non un simple avis, la requérante, dont le dernier contrat avec l'université s'est achevé le 31 décembre 2022, ne dispose d'aucun droit à être, à nouveau, recrutée en qualité de contractuelle dont la méconnaissance pourrait lui préjudicier. Par suite, elle ne peut pas utilement soutenir que cette décision présenterait un caractère fautif dont elle serait fondée à demander l'indemnisation. En tout état de cause, la demande indemnitaire préalable qu'elle a adressé à l'université le 28 juillet 2025 n'a pas fait l'objet d'une décision de rejet, le cas échéant implicitement, à la date de la présente ordonnance et n'a dès lors pas lié le contentieux en méconnaissance des dispositions précitées de l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B ne peut être que rejetée comme irrecevable en application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et à l'université de Bordeaux.
Fait à Bordeaux, le 19 août 2025.
Le président de la 1ère chambre
M. C
La République mande et ordonne au ministre en charge de l'enseignement supérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026