Recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre de l'intérieur rejetant un recours hiérarchique suite à un ajournement de deux ans d'une demande de naturalisation. Le Tribunal administratif de Bordeaux se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Nantes, en application des articles R. 351-3 et R. 312-18 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 avril 2025, M. C... A... B..., représenté par Me Landete demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 28 mars 2025 par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté son recours hiérarchique formé contre la décision du 19 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a ajourné de deux ans sa demande de naturalisation ;
2°) d’enjoindre à la préfecture de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 351-3 du code de justice administrative : « Lorsqu’une cour administrative d’appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu’il estime relever de la compétence d’une juridiction administrative autre que le Conseil d’Etat, son président, ou le magistrat qu’il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu’il estime compétente (…) ». Aux termes de l’article R. 312-18 du même code : « (…) Par dérogation au second alinéa de l'article R. 312-1, le tribunal administratif de Nantes est compétent pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations prises en application de l'article 45 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993. ».
2. La requête de M. A... B..., qui tend à l’annulation de la décision du 28 mars 2025 par le ministre de l’intérieur a, en application des articles 45 et 48 du décret du 30 décembre 1993, rejeté son recours hiérarchique formé contre la décision du 19 septembre 2024 par laquelle le préfet de la Gironde a ajourné de deux ans sa demande de naturalisation, relève, en application des dispositions citées au point précédent, de la compétence territoriale du tribunal administratif de Nantes auquel, en conséquence, elle doit être transmise.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... B... est transmis au tribunal administratif de Nantes.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Nantes et à M. C... A... B....
Fait à Bordeaux, le 22 juillet 2025.
La présidente de la 5ème chambre,
A. CHAUVIN
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,