vendredi 1 août 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2504739 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CLERC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 et 31 juillet 2025, Mme C, représentée par Me Clerc, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de la décision du recteur de l'Académie de Bordeaux de refus d'inscription de sa fille B A en 1ère Sciences et technologies de la santé et du social (ST2S) et redoublement de la classe de 2nde au sein du lycée Pape Clément prise le 27 juin 2025, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'Académie de Bordeaux de l'affecter en 1ère ST2S au lycée Václav Havel pour l'année scolaire 2025/2026 ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête est recevable ;
- l'urgence est établie eu égard à la proximité de la rentrée scolaire et au préjudice psychologique de l'enfant ; le rectorat ne saurait soutenir que l'urgence n'est pas établie parce qu'elle n'a formé qu'un seul vœu ;
- il existe des moyens de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision : celle-ci n'est pas motivée et est entachée d'erreur de droit, faute pour le rectorat d'apporter des éléments quant aux effectifs de l'établissement dans lequel son orientation a été refusée, elle porte atteinte à son intérêt supérieur en méconnaissance des stipulations de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juillet 2025, le recteur de l'académie de Bordeaux conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête est irrecevable, le courriel du 27 juin 2025 produit n'étant pas une décision ;
- la condition d'urgence n'est pas remplie, la seule imminence de la rentrée scolaire n'étant pas suffisante pour l'établir ; la détresse et l'angoisse de Mme A n'est pas établie ; elle n'a pas contesté la décision de redoublement, distincte de la décision de refus d'orientation en 1ère ST2S ; la requérante n'a effectué qu'un seul vœu d'orientation ; elle n'est pas privée de son droit à l'instruction ;
- il n'existe aucun moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision : la décision n'étant pas produite, le moyen tiré de son insuffisante motivation ne peut prospérer, le nombre de places en 1ère ST2S est contingenté, l'admission est prononcée en fonction des résultats des élèves sur huit disciplines coefficientées et de la zone de recrutement, en l'occurrence le nombre de places au sein du lycée Václav Havel dans cette section est de 105, s'il n'est pas contesté que Mme A relève bien de la zone de desserte, elle ne remplit pas le critère relatif aux résultats scolaires ;
- les conclusions à fin d'injonction sont irrecevables, seul le réexamen pouvant être ordonné par le juge des référés.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2504738 par laquelle Mme C demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme E pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 31 juillet 2025 à 14 heures 30, en présence de Mme Delhaye, greffière d'audience, Mme E a lu son rapport et entendu Mme D représentant le recteur de l'académie de Bordeaux, qui reprend et développe ses écritures.
La requérante n'était ni présente ni représentée.
La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B A, élève en classe de 2nde au lycée Pape Clément à Pessac, a formulé un souhait d'orientation en classe de 1ère ST2S au lycée Václav Havel à Bègles. Un refus lui a été opposé, décision révélée par un courriel daté du 27 juin 2025. Un redoublement de la classe de 2nde a été décidé au titre de l'année 2025/2026. Mme C, sa mère, doit être regardée comme demandant au tribunal la suspension de ces deux décisions.
Sur les conclusions à fin de suspension et d'injonction :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () "
3. En l'état de l'instruction aucun des moyens invoqués tels qu'énoncés dans les visas n'est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées. Par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution des décisions attaquées et d'injonction doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Les dispositions font obstacle aux conclusions de Mme C dirigées contre l'Etat qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C et au recteur de l'académie de Bordeaux.
Fait à Bordeaux, le 1er août 2025.
La juge des référés,La greffière,
M. E F
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne, ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026