Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... B..., qui se bornait à produire des confirmations de dépôt de demandes de titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale, sans exposer aucun moyen juridique ni formuler de conclusions. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation de présenter des conclusions et moyens pour saisir valablement le juge de l'excès de pouvoir.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juillet 2025, M. A... B... produit devant le tribunal deux confirmations de dépôt de demandes de titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale pour Mme C... B... et lui-même.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. » Aux termes de l’article R. 421-1 du code précité : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…). ».
3. Par sa requête, M. B... produit devant le tribunal deux confirmations de dépôt de demandes de titre de voyage pour étranger bénéficiaire de la protection internationale pour Mme C... B... et lui-même. Toutefois, cette production de M. B... ne comporte l’exposé d’aucun moyen juridique ni d’aucune conclusion à fin d'annulation ou d'indemnisation d’une décision administrative. Par conséquent, en l'absence d'exposé de conclusions telles qu'exigées par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête de M. B..., est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Bordeaux, le 1er octobre 2025.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne à la ministre de l’intérieur, en ce qui la concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,