LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2505445

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2505445

jeudi 27 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2505445
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantGASTON

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) d’un litige l’opposant au département de la Dordogne concernant l’exploitation d’une auberge de jeunesse dans le cadre d’une délégation de service public. Le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation de la FUAJ, le département ayant renoncé en cours d’instance à lui réclamer les frais de remise en état du site. Il rejette comme irrecevables les conclusions de la FUAJ tendant à la condamnation du département à lui verser 13 230,36 € au titre des biens de reprise, cette demande étant prématurée en l’absence de tout contentieux sur ce point. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le département est condamné à verser 1 500 € à la FUAJ au titre des frais exposés pour l’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 août 2025 et un mémoire enregistré le 24 novembre 2025, la fédération unie des auberges de jeunesse, représentée par Me Gaston, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner le département de la Dordogne à lui verser la somme de 13.230,36 € au titre des biens de reprise et de mettre à la charge du département une somme de 3 000 € au titre des frais exposés pour l’instance.

Elle prend acte de l’abandon de la réclamation pécuniaire formée par le département et de ce que celui-ci ne conteste pas lui être redevable d’une somme de 13.230,36 € au titre des biens de reprise.

Par un mémoire enregistré le 17 novembre 2025, le département de la Dordogne, représenté par le président du conseil départemental conclut au non-lieu à statuer.

Il fait valoir que, par une lettre datée du 30 septembre 2025, il a informé la fédération requérante qu’il renonçait à lui réclamer les frais de remise en état du site.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

2. Par contrat du 27 décembre 2017, le lot n°2 de la délégation de service public relative au site de l’abbaye de Cadouin, relatif à l’exploitation de l’auberge de jeunesse du site, a été confié à la fédération unie des auberges de jeunesse (FUAJ) pour une durée de sept ans. Par lettre des 24 février, 9 avril et 17 juin 2025, le département a demandé à la FUAJ de lui verser une somme de 48 334 € au titre de la remise en état du site. La FUAJ a initialement demandé au tribunal d’annuler la décision du 17 juin 2025. Par une lettre datée du 30 septembre 2025, le département a informé, en cours d’instance, la fédération requérante qu’il renonçait purement et simplement à lui réclamer les frais de remise en état du site. Ainsi, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la FUAJ tendant à l’annulation de la décision par laquelle le département lui réclamait le remboursement de ces frais de remise en état.

3. La FUAJ demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, de condamner le département de la Dordogne à lui verser la somme de 13 230,36 € au titre des biens de reprise. Toutefois, il résulte de l’instruction que le département n’a jamais contesté être redevable à la FUAJ de cette somme mais l’a, au contraire, déduite de sa réclamation dès le mois de février 2025. La FUAJ relève d’ailleurs elle-même que la lettre du 30 septembre n’a pas pour objet ou pour effet de remettre en cause la reconnaissance par le département de sa dette et son intention de la régler. Enfin, la fédération requérante ne produit aucun élément permettant de considérer qu’elle a sollicité, en vain, le paiement de la somme due au titre des biens de reprise. Dans ces conditions, ses conclusions tendant à la condamnation du département à lui verser la somme de 13 230,36 € sont, en l’absence de tout contentieux, prématurées et ne peuvent dès lors qu’être rejetées comme irrecevables.

4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge du département une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la FUAJ tendant à l’annulation de la décision par laquelle le département de la Dordogne lui réclamait le remboursement des frais de remise en état du site.

Article 2 : Le département de la Dordogne versera à la fédération unie des auberges de jeunesse la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la fédération unie des auberges de jeunesse et au président du conseil départemental de la Dordogne.

Fait à Bordeaux, le 27 novembre 2025.

Le président de la 1ère chambre



M. A...

La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,



Décisions similaires

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 515333

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de Mme A..., magistrate, qui demandait le report et l'encadrement de ses auditions par l'inspection générale de la justice (IGJ) dans le cadre d'une enquête administrative. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits de la défense, à sa dignité et à l'indépendance juridictionnelle. Le juge a estimé que l'audition prévue du 4 au 7 mai 2026, qui ne préjugeait pas de l'issue de l'enquête ni d'éventuelles poursuites disciplinaires, n'était pas susceptible de porter une atteinte manifestement disproportionnée à ses droits. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la condition d'urgence n'étant pas retenue comme caractérisant une illégalité grave.

03/05/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 509298

Le Conseil d'État rejette la requête de M. A... pour défaut d'intérêt à agir, les circonstances invoquées (qualité de citoyen, d'usager ou de professionnel) n'étant pas suffisamment directes et certaines pour contester la nomination du président du conseil d'administration de l'OFII. La portée de cette décision est de rappeler la rigueur du contrôle de l'intérêt à agir en matière de nominations aux emplois publics.

09/04/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 507528

Le Conseil d'État refuse d'admettre le pourvoi de La Poste contre l'ordonnance ayant suspendu la révocation de M. B..., estimant qu'aucun moyen sérieux n'est soulevé.

09/04/2026

← Retour aux décisions