Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d'une requête contestant une décision du préfet de la Gironde du 12 août 2025 classant sans suite sa demande de naturalisation. Le juge a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, au motif que la requérante n'avait exposé aucun moyen juridique ni formulé de conclusions précises (annulation ou indemnisation). La solution retenue est donc un rejet pour défaut de formalisme substantiel de la requête introductive d'instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 août 2025, Mme B... A... produit devant le tribunal une décision du 12 août 2025 par laquelle le préfet de la Gironde classe sans suite sa demande de naturalisation et une copie de son acte de mariage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. » Aux termes de l’article R. 421-1 du code précité : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…). ».
3. Par sa requête, Mme A... produit devant le tribunal une décision du 12 août 2025 par laquelle le préfet de la Gironde classe sans suite sa demande de naturalisation et une copie de son acte de mariage. Toutefois, cette production de Mme A... ne comporte l’exposé d’aucun moyen juridique ni d’aucune conclusion à fin d'annulation ou d'indemnisation d’une décision administrative. Par conséquent, en l'absence d'exposé de conclusions telles qu'exigées par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête de Mme A..., est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Bordeaux, le 13 novembre 2025.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,