Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant avait produit un récépissé de plainte et un procès-verbal d'audition concernant une installation sans autorisation sur son terrain, sans exposer de moyens juridiques ni de conclusions formelles. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, l'absence d'exposé des faits, moyens et conclusions rend la requête irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 septembre 2025, M. A... B... produit devant le tribunal un récépissé de dépôt de plainte du 25 août 2025 relatif à l’installation en réunion sur son terrain sans autorisation en vue d’y habiter ainsi que son procès-verbal de d’audition.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. » Aux termes de l’article R. 421-1 du code précité : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…). ».
3. Par sa requête, M. B... produit devant le tribunal un récépissé de dépôt de plainte du 25 août 2025 relatif à l’installation en réunion sur son terrain sans autorisation en vue d’y habiter ainsi que son procès-verbal de d’audition. Toutefois, cette production de M. B... ne comporte l’exposé d’aucun moyen juridique ni d’aucune conclusion à fin d'annulation ou d'indemnisation d’une décision administrative. Par conséquent, en l'absence d'exposé de conclusions telles qu'exigées par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête de M. B..., est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Bordeaux, le 2 décembre 2025.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,