mercredi 17 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2505885 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2025, l'université de Bordeaux, représentée par son président en exercice, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titres installés sur la parcelle section DH n° 136 sise à Pessac (33600) ;
2°) de prononcer une astreinte de 50 euros par jour de retard par individu en cas de refus des occupants de quitter les lieux à compter de la notification de l'ordonnance.
L'université de Bordeaux soutient que :
- le tribunal administratif est compétent ;
- la mesure sollicitée est urgente : les occupants sans titre ont procédé à des raccordements sauvages aux réseaux d'eau et d'électricité et ont raccordé un tuyau d'eau sur un poteau incendie servant à la protection des bâtiments du site ;
- la mesure sollicitée est utile ; le site est destiné au service public de l'enseignement supérieur ; l'installation illégale des occupants empêche l'utilisation et l'exploitation du domaine public conformément à son affectation ;
- la mesure sollicitée ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative en l'absence de toute autorisation.
La requête et l'avis d'audience ont été communiqués par acte de commissaire de justice, le 8 septembre 2025, aux occupants de la parcelle qui n'ont pas présenté d'observations en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Vaquero, premier conseiller, pour exercer les fonctions de juge des référés.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le mercredi 17 septembre 2025, à 10h00, en présence de Mme Delhaye, greffière d'audience, M. Vaquero, juge des référés, a lu son rapport.
L'université de Bordeaux ainsi que les occupants sans droit ni titre n'étant ni présents ni représentés ;
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. " Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, dont l'expulsion d'occupants sans titre du domaine public, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la parcelle cadastrée DH n°136 sise 8 Allée Geoffroy Saint Hilaire à Pessac constitue une dépendance du domaine public de l'Etat mise à disposition de l'université Bordeaux en vertu d'un acte authentique du 21 janvier 2025 pour l'exercice de ses missions de service public.
3. En deuxième lieu, il résulte d'un procès-verbal de constat établi par commissaire de justice le 2 septembre 2025 qu'une vingtaine de caravanes et véhicules sont installés de manière anarchique et sans autorisation sur le parking du bâtiment B18. Les occupants sans titre, qui ont déclarés ne pas envisager de quitter les lieux avant quinze jours, ont procédé à un branchement sauvage sur la borne incendie située le long de l'avenue des Facultés, ainsi qu'à des raccordements illicites sur un poste de transformation électrique. Ces branchements non autorisés font courir un risque pour la sécurité des usagers des installations universitaires, notamment, en cas de coupure ou de court-circuit, des atteintes irréversibles à l'animalerie, aux activités de recherche et d'enseignement, au stockage de données scientifiques et expérimentales, à la sécurisation des souches à valeur inestimable des congélateurs très basse température et, enfin, un risque d'émanation de gaz toxiques sur les bâtiments à risques chimiques. La présence des occupants sans titre sur le site empêche par ailleurs les usagers et les agents d'utiliser les installations conformément à leur destination première. Pour ces différentes raisons, la mesure sollicitée présente un caractère d'urgence et d'utilité.
4. En dernier lieu, cette évacuation ne se heurte à aucune contestation sérieuse, en l'absence de toute autorisation délivrée par l'université et de toute procédure alternative pour obtenir le départ des occupants sans titre.
5. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'ordonner à tous les occupants sans droit ni titre de la parcelle cadastrée DH n° 136 sise Allée Geoffroy Saint Hilaire à Pessac, dépendance du domaine public de l'université de Bordeaux, de libérer les lieux sans délai. Il n'y a pas lieu, en revanche, d'assortir cette mesure de l'astreinte demandée.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à tous les occupants sans droit ni titre de la parcelle cadastrée DH n° 136 sise Allée Geoffroy Saint Hilaire à Pessac, dépendance du domaine public de l'université de Bordeaux, de libérer les lieux sans délai.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à l'université de Bordeaux et à tous les occupants sans droit ni titre du site mentionné à l'article 1er.
Fait à Bordeaux, le 17 septembre 2025.
Le juge des référés, La greffière,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026