Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... d'une demande visant à régulariser sa situation bancaire suite au remboursement d'un chèque impayé. Statuant par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence manifeste. Il a jugé que ce litige, relatif à une relation bancaire et à un chèque impayé, relève de la compétence du juge judiciaire et non de celle du juge administratif.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 septembre 2025, M. B... A... demande au tribunal de régulariser sa situation auprès de sa banque et de la Banque de France à la suite du remboursement d’un cheque impayé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
2. Dans sa requête déposée sur la plateforme Télérecours, M. A... demande au tribunal de régulariser sa situation auprès de sa banque et de la Banque de France à la suite du remboursement d’un chèque impayé. Toutefois, cette demande relative à un chèque impayé et à une relation bancaire, ne ressort manifestement pas de la compétence du juge administratif mais de celle du juge judiciaire qu’il appartient au requérant de saisir s’il s’y croit fondé. La requête de M. A... doit, par suite, être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître par application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Bordeaux, le 2 décembre 2025.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au ministre de la justice, garde des sceaux en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,