LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2506777

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2506777

mercredi 15 octobre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2506777
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantVERDIER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A... de quatre requêtes en référé-suspension (art. L. 521-1 du code de justice administrative) visant à contester les refus du président de l’université de Bordeaux de l’admettre dans plusieurs masters de droit pour l’année 2025-2026. Le requérant invoquait un doute sérieux sur la légalité des décisions, notamment en raison d’un défaut de publicité des capacités d’accueil et d’une méconnaissance des articles L. 612-6, L. 719-7 et L. 712-1 du code de l’éducation, ainsi que l’urgence liée à l’impossibilité de poursuivre son projet professionnel. L’université de Bordeaux a conclu au rejet des requêtes, contestant tant l’urgence que l’existence d’un doute sérieux. Le juge des référés a joint les instances et rejeté l’ensemble des requêtes, estimant qu’aucun des moyens soulevés n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :
I. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 et 14 octobre 2025 sous le n°2506777, M. B... A..., représenté par Me Verdier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 2 juin 2025 par laquelle le président de l’université de Bordeaux a refusé de l’admettre en première année de master de droit notarial au titre de l’année 2025-2026 ;
2°) d’enjoindre à l’université de Bordeaux de procéder à son inscription dans la formation de master dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, dans l’attente du jugement au fond ;
3°) de mettre à la charge de l’université de Bordeaux la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision dont la suspension est demandée ; la décision est dépourvue de base légale dès lors que la délibération fixant les capacités d’accueil en première année de master conformément à l’article L. 612-6 du code de l’éducation n’a pas été affichée, ni mise en ligne sur le site internet de l’établissement et n’a pas été transmise au contrôle de légalité du recteur de l’académie de Bordeaux conformément à l’article L. 719-7 du code de l’éducation ; le président de l’université de Bordeaux a méconnu l’étendue de sa compétence et a entaché sa décision d’une erreur de droit au regard de l’article L. 712-1 du code de l’éducation ; en délégant un pouvoir d’administration qui ne lui appartenait pas, le conseil d’administration a entaché l’intégralité des décisions de refus d’admission en première année de master d’illégalité manifeste pour vice de procédure ; en attribuant à un responsable de formation le pouvoir d’instruction des demandes d’admission, le conseil d’administration lui a conféré les pouvoirs d’un jury pour lequel s’applique l’intégralité des principes aux décisions prises sur avis ; la procédure est manifestement viciée.
- l’urgence est caractérisée dès lors qu’il est privé de la possibilité de poursuivre ses études, aucune admission ne lui ayant été proposée ; l’exécution de la décision contestée fait obstacle à la réalisation de son projet professionnel de devenir notaire.
Par un mémoire et une pièce complémentaire, enregistrés les 13 et 14 octobre 2025, l’université de Bordeaux conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
II. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 et 14 octobre 2025 sous le n°2506779, M. B... A..., représenté par Me Verdier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 2 juin 2025 par laquelle le président de l’université de Bordeaux a refusé de l’admettre en première année de master de droit des personnes et des familles au titre de l’année 2025-2026 ;
2°) d’enjoindre à l’université de Bordeaux de procéder à son inscription dans la formation de master dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, dans l’attente du jugement au fond ;
3°) de mettre à la charge de l’université de Bordeaux la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il développe les mêmes moyens que ceux développés dans la requête n° 2506777.
Par un mémoire et une pièce complémentaire, enregistrés les 13 et 14 octobre 2025, l’université de Bordeaux conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
III. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 2 et 14 octobre 2025 sous le n°2506781, M. B... A..., représenté par Me Verdier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 2 juin 2025 par laquelle le président de l’université de Bordeaux a refusé de l’admettre en première année de master de droit de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier au titre de l’année 2025-2026 ;
2°) d’enjoindre à l’université de Bordeaux de procéder à son inscription dans la formation de master dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, dans l’attente du jugement au fond ;
3°) de mettre à la charge de l’université de Bordeaux la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il développe les mêmes moyens que ceux développés dans la requête n° 2506777.
Par un mémoire et une pièce complémentaire, enregistrés les 13 et 14 octobre 2025, l’université de Bordeaux conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
IV. Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 10 et 14 octobre 2025 sous le n°2506955, M. B... A..., représenté par Me Verdier, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 17 juillet 2025 par laquelle le président de l’université de Bordeaux a refusé de l’admettre en première année de master de droit du patrimoine au titre de l’année 2025-2026 ;
2°) d’enjoindre à l’université de Bordeaux de procéder à son inscription dans la formation de master dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, dans l’attente du jugement au fond ;
3°) de mettre à la charge de l’université de Bordeaux la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il développe les mêmes moyens que ceux développés dans la requête n° 2506777.
Par un mémoire et une pièce complémentaire, enregistrés les 13 et 14 octobre 2025, l’université de Bordeaux conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Vu :
- la requête enregistrée le 2 octobre 2025 sous le n° 2506776 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision du 2 juin 2025 du président de l’université de Bordeaux refusant son admission en première année de master droit notarial ;
- la requête enregistrée le 2 octobre 2025 sous le n° 2506778 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision du 2 juin 2025 du président de l’université de Bordeaux refusant son admission en première année de master droit des personnes et de la famille ;
- la requête enregistrée le 2 octobre 2025 sous le n° 2506780 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision du 2 juin 2025 du président de l’université de Bordeaux refusant son admission en première année de master de droit de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier ;
- la requête enregistrée le 2 octobre 2025 sous le n° 2506794 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision du 17 juillet 2025 du président de l’université de Bordeaux refusant son admission en première année de master de droit du patrimoine ;
- les autres pièces des dossiers.


Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gay, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Au cours de l’audience publique tenue le mardi 14 octobre 2025 à 14h30, en présence de Mme Delhaye, greffière d’audience, Mme Gay a lu son rapport et entendu :
- Me Verdier, représentant M. A..., qui confirme ses écritures et qui ajoute qu’il soulève le moyen tiré par voie d’exception, de l’illégalité de la délibération fixant les modalités d’examen et de sélection des dossiers de candidatures en master en raison de l’absence de preuve de l’existence d’une telle délibération, de son affichage, de sa mise en ligne sur le site internet de l’établissement et de sa transmission au contrôle de légalité du recteur de l’académie de Bordeaux conformément à l’article L. 719-7 du code de l’éducation ; il précise qu’il demande à ce qu’il soit enjoint au président de l’université de Bordeaux de l’admettre en première année de master droit notarial ; il a été communiqué, quelques minutes avant l’audience, une ordonnance du tribunal administratif de Montreuil du 22 août 2023, Mme F... D..., n° 2309175 ;
- Mme E... et M. C..., représentants l’université de Bordeaux, qui confirment ses écritures. Ils produisent au cours de l’audience le mandat du 13 octobre 2025 en vertu duquel le président de l’université leur a donné pouvoir afin de le représenter à cette audience.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :
1. M. B... A..., né le 22 septembre 2000, titulaire d’une licence mention « droit » parcours « droit privé » obtenue en juin 2024, a sollicité son admission au titre de l’année 2025-2026 en première année de master mention « droit privé », parcours « droit notarial », « droit des personnes et des familles », « droit de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier » et « droit du patrimoine » à l’université de Bordeaux. Par trois décisions du 2 juin 2025 et une décision du 17 juillet 2025, le président de l’université de Bordeaux a rejeté ses quatre demandes d’admission en master. Par les requêtes n° 2506777, 2506779, 2506781 et 2506955, M. A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de ces quatre décisions.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2506777, 2506779, 2506781 et 2506955, présentées pour M. A..., concernent la situation d’une même personne. Il y a lieu de les joindre pour statuer par une seule ordonnance.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
3. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ».
4. En l’état de l’instruction, aucun des moyens invoqués tels qu’énoncés dans les visas n’est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité des décisions par lesquelles le président de l’université de Bordeaux a refusé l’admission de M. A... en première année de master mention « droit privé », parcours « droit notarial », « droit des personnes et des familles », « droit de l’urbanisme, de la construction et de l’immobilier » et « droit du patrimoine ». Par suite, sans qu’il soit besoin de statuer sur la condition d’urgence, les conclusions tendant à la suspension de l’exécution des décisions des 2 juin 2025 et 17 juillet 2025 ainsi que, par voie de conséquence, celles à fin d’injonction, doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ».
6. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’université de Bordeaux, qui n’est pas partie perdante dans la présente instance, la somme dont le requérant demande le versement au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.



O R D O N N E :


Article 1er : Les requêtes n° 2506777, 2506779, 2506781 et 2506955 présentées par M. A... sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à l’université de Bordeaux.

Fait à Bordeaux, le 15 octobre 2025.

La juge des référés
N. Gay
La greffière
Y. Delhaye


La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions