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Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2506829

mercredi 4 novembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2506829
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantRIVIERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

I/ Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2025 sous le n° 2506829 et complétée par des pièces le 21 octobre 2025, Mme S... I..., représentée par Me Rivière, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 1er septembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde l’a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d’éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an ;

3°) d’enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;


4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou dans l’hypothèse où elle ne serait pas admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- les décisions en litige ont été édictées par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent les dispositions de l’article L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- les décisions en litige sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation quant à leurs conséquences sur sa situation personnelle.

Le préfet de la Gironde a produit des pièces enregistrées le 7 octobre 2025.

La demande d’aide juridictionnelle présentée par Mme I... a été rejetée par une décision du 9 décembre 2025.

II/ Par une requête, enregistrée le 4 octobre 2025 sous le n° 2506830 et complétée par des pièces le 21 octobre 2025, M. G... P..., représenté par Me Rivière, demande au tribunal :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’annuler l’arrêté du 1er septembre 2025 par lequel le préfet de la Gironde l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination de cette mesure d’éloignement et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d’une durée d’un an ;

3°) d’enjoindre à la préfète de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours et sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des dispositions combinées de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou dans l’hypothèse où il ne serait pas admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle, sur le seul fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



Il soutient que :
- les décisions en litige ont été édictées par une autorité incompétente ;
- elles sont insuffisamment motivées ;
- elles sont entachées d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elles méconnaissent les dispositions de l’article L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- elles méconnaissent les stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- les décisions en litige sont entachées d’une erreur manifeste d’appréciation quant à leurs conséquences sur sa situation personnelle.

Le préfet de la Gironde a produit des pièces enregistrées le 7 octobre 2025.


La demande d’aide juridictionnelle présentée par M. P... a été rejetée par une décision du 9 décembre 2025.


Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de Mme Lucas, rapporteure, a été entendu au cours de l’audience publique.


Considérant ce qui suit :

1. Mme I... et M. P..., ressortissants arméniens nés respectivement le 8 décembre 2000 et le 29 juillet 2001, déclarent être entrés en France le 27 août 2024 accompagnés de leur fils mineur, afin de solliciter le bénéfice de l’asile. Leurs demandes d’asile, ainsi que celle présentée au nom de leur fils, ont été rejetées par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), statuant en procédure accélérée, le 10 juin 2025. A la suite de ces refus, le préfet de la Gironde a, par deux arrêtés du 1er septembre 2025, refusé de leur délivrer le titre de séjour qu’implique la reconnaissance du statut de réfugié, les a obligés à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays à destination duquel ils seraient éloignés à défaut de se conformer à cette obligation et a prononcé à leur encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an.

Sur la jonction :

2. Les requêtes de Mme I... et M. P..., qui concernent un couple de ressortissants étrangers, présentent à juger des questions similaires et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.

Sur la demande d’aide juridictionnelle provisoire :

3. Mme I... et M. P... n’ont pas été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle par des décisions du 9 décembre 2025. Il n’y a donc plus lieu de les admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d’annulation :

4. En premier lieu, M. D..., directeur de l’immigration, signataire des arrêtés attaqués, disposait, par un arrêté du 27 mai 2025, régulièrement publié au recueil des actes administratifs n° 33-2025-125 le 28 mai 2025 et librement accessible, d’une délégation de signature du préfet de la Gironde, à l’effet de signer toutes décisions, documents et correspondances pour les matières relevant de sa direction, au nombre desquelles figure les arrêtés litigieux. Par suite, le moyen tiré de l’incompétence du signataire de ces arrêtés doit être écarté.

5. En deuxième lieu, les décisions en litige visent les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de Mme I... et M. P... et font état des éléments relatifs à leur situation administrative et personnelle. Elles précisent leur date d’entrée sur le territoire français et mentionne les décisions par lesquelles l’Office français de protection des réfugiés et apatrides a refusé de faire droit à leur demande d’asile. Les décisions portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d’un an mentionnent les dispositions de l’article L. 612-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et indiquent que bien qu’ils ne représentent pas une menace pour l’ordre public, leur présence n’est justifiée que par les délais d’instruction de leurs demandes d’asile et qu’ils ne justifient pas de la nature et de l’ancienneté de leurs liens en France. Les arrêtés en litige sont ainsi suffisamment motivés en fait et en droit. Il ne ressort pas de cette motivation que le préfet de la Gironde aurait entaché ses décisions d’un défaut d’examen sérieux de leur situation personnelle. Par suite, les moyens tirés de l’insuffisance de motivation et du défaut d’examen sérieux doivent être écartés.

6. En troisième lieu, d’une part, aux termes de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / (…) / 4° La reconnaissance de la qualité de réfugié ou le bénéfice de la protection subsidiaire a été définitivement refusé à l'étranger ou il ne bénéficie plus du droit de se maintenir sur le territoire français en application des articles L. 542-1 et L. 542-2, à moins qu'il ne soit titulaire de l'un des documents mentionnés au 3° / (…) ». D’autre part, aux termes de l’article L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « En l'absence de recours contre la décision de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin à la notification de cette décision. / Lorsqu'un recours contre la décision de rejet de l'office a été formé dans le délai prévu à l'article L. 532-1, le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français prend fin à la date de la lecture en audience publique de la décision de la Cour nationale du droit d'asile ou, s'il est statué par ordonnance, à la date de la signature de celle-ci. (…) ». Aux termes de l’article L. 542-2 : « Par dérogation à l'article L. 542-1, le droit de se maintenir sur le territoire français prend fin : / 1° Dès que l'Office français de protection des réfugiés et apatrides a pris les décisions suivantes : (…) / d) une décision de rejet dans les cas prévus à l'article L. 531-24 (…) / Les dispositions du présent article s'appliquent sous réserve du respect des stipulations de l'article 33 de la convention de Genève du 28 juillet 1951, et de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ». Aux termes de l’article L. 531-24 de ce code : « L'Office français de protection des réfugiés et apatrides statue en procédure accélérée dans les cas suivants : / 1° Le demandeur provient d'un pays considéré comme un pays d'origine sûr au sens de l'article L. 531-25 ; / (…) ».

7. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de la fiche TelemOfpra produite en défense, que les demandes d’asile de Mme I... et M. P... ont été rejetées par l’OFPRA le 10 juin 2025, qui a statué en procédure accélérée en application des dispositions de l’article L. 531-24 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il résulte des dispositions précitées que le droit au maintien sur le territoire français des requérants, ressortissants originaires d’Arménie, pays considéré comme un pays d’origine sûr, a pris fin dès la notification de ces décisions les 20 et 21 juillet 2025. Dès lors, le préfet de la Gironde pouvait légalement édicter les décisions contestées malgré l’introduction par les requérants de demandes d’aide juridictionnelle afin de déposer des recours devant la Cour nationale du droit d’asile. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l’article L. 542-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile doit être écarté.

8. En quatrième lieu, aux termes de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2° Il ne peut y avoir ingérence d’une autorité publique dans l’exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu’elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l’ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d’autrui ».

9. En l’espèce, les requérants, qui déclarent être entrés en France en août 2024, ne justifient pas d’une ancienneté significative sur le territoire à la date des décisions attaquées et n’établissent pas qu’ils auraient noué de liens particulièrement stables et intenses sur le territoire français, ni qu’ils seraient dépourvus d’attaches en Arménie. Dans ces conditions, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales et de l’erreur manifeste d’appréciation quant à la situation personnelle des intéressés doivent être écartés.

10. En cinquième lieu, aux termes de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitement inhumains ou dégradants ». Aux termes de l’article L. 721-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950 ».

11. Mme I... et M. P... soutiennent qu’ils seraient exposés à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour en Arménie en raison de persécutions subies de la part d’un commandant de police et du refus de M. P... de participer à des exercices militaires obligatoires. Toutefois, ils n’apportent aucun élément permettant d’établir qu’ils encourent des risques réels, actuels et personnels en cas de retour en Arménie, alors au demeurant que leurs demandes d’asile ont été rejetées par l’OFPRA. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, lequel n’est opérant qu’à l’encontre de la décision fixant le pays de renvoi, doit être écarté.

12. En sixième lieu, aux termes des stipulations du paragraphe 1 de l’article 3 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant : « Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu’elles soient le fait d’institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l’intérêt supérieur de l’enfant doit être une considération primordiale ». Il résulte de ces stipulations que, dans l’exercice de son pouvoir d’appréciation, l’autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l’intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

13. Les décisions en litige n’ont ni pour objet ni pour effet de séparer les requérants de leur fils L..., né le 29 septembre 2023, qui a vocation à retourner vivre avec eux en Arménie. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu’il existerait un obstacle à ce que leur fils, qui était encore accueilli en crèche à la date des décisions contestées, commence sa scolarité dans leur pays d’origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant doit être écarté.

14. En septième et dernier lieu, aux termes de l’article L. 612-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas ».

15. En l’espèce, un délai de départ volontaire de trente jours a été imparti à Mme I... et M. P... pour exécuter les mesures d’éloignement prises à leur encontre. En se bornant à se prévaloir de la présence en France de leur fils mineur, qui n’était pas encore scolarisé à la date des décisions attaquées, et de leur situation personnelle et familiale, les requérants n’établissent pas que le préfet aurait commis une erreur manifeste d’appréciation en ne leur allouant pas un délai supérieur. Le moyen dirigé contre ces décisions ne peut donc qu’être écarté.

16. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à demander l’annulation des arrêtés du 1er septembre 2025. Leurs requêtes doivent donc être rejetées, y compris leurs conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et celles présentées au titre des frais liés au litige.


D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’admission à l’aide juridictionnelle provisoire présentées par Mme I... et M. P....

Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes de Mme I... et M. P... est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme S... I..., à M. G... P... et à la préfète de la Gironde.




Délibéré après l'audience du 14 octobre 2026, à laquelle siégeaient :

Mme Cabanne, présidente,
Mme Lahitte, première conseillère,
Mme Lucas, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 novembre 2026.


La rapporteure,





E. LUCAS




La présidente,





C. CABANNE

La greffière,




H. MALO


La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,