Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., élu d'opposition à Saint-Médard-en-Jalles, qui déposait une « plainte » sans formuler de conclusions précises. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation pour une requête en excès de pouvoir d'énoncer des conclusions soumises au juge.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 octobre 2025, M. A... B... dépose une « plainte au sujet du droit de l’élu et du droit d’alerte ».
Il indique qu’il est élu de l’opposition au sein du conseil municipal de Saint-Médard-en-Jalles et que, lors de ses prises de parole, il rencontre des difficultés avec le maire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge ».
2. Par sa requête, qu’il a également adressée au Procureur de la République, M. B... entend déposer une « plainte au sujet du droit de l’élu et du droit d’alerte », sans énoncer une quelconque conclusion. Dès lors, la requête est manifestement irrecevable et ne peut être que rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Bordeaux, le 28 octobre 2025.
Le président de la 4ème chambre,
D. Katz
La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,