Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le refus du conseil départemental de l’ordre des médecins de la Gironde de traduire un confrère devant la chambre disciplinaire. La requête, enregistrée le 4 novembre 2025, ne contenait ni exposé de moyens juridiques ni conclusions formelles, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été constatée sans invitation à régulariser, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 4 novembre 2025, Mme D... B... produit devant le tribunal une décision du 2 octobre 2025 par laquelle le conseil départemental de l’ordre des médecins de la Gironde a refusé de traduire le docteur A... C... devant la chambre disciplinaire de première instance de Nouvelle-Aquitaine de l’ordre des médecins.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. / L'auteur d'une requête ne contenant l'exposé d'aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d'un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu'à l'expiration du délai de recours. » Aux termes de l’article R. 421-1 du code précité : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. / (…). ».
3. Par sa requête, Mme B... une décision du 2 octobre 2025 par laquelle le conseil départemental de l’ordre des médecins de la Gironde a refusé de traduire le docteur A... C... devant la chambre disciplinaire de première instance de Nouvelle-Aquitaine de l’ordre des médecins. Elle produit également plusieurs ordonnances médicales. Toutefois, cette production de Mme B... ne comporte l’exposé d’aucun moyen juridique ni d’aucune conclusion à fin d'annulation ou d'indemnisation d’une décision administrative. Par conséquent, en l'absence d'exposé de conclusions telles qu'exigées par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative, la requête de Mme B..., est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... B....
Fait à Bordeaux, le 18 décembre 2025
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,