LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2507861

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2507861

mercredi 26 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2507861
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Occupation illicite d'une aire d'accueil des gens du voyage par des caravanes ayant forcé la clôture et réalisé des branchements sauvages. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, ordonne l'expulsion des occupants sans droit ni titre sous huit jours, avec le concours de la force publique. La solution retenue est motivée par l'urgence et l'utilité de la mesure face aux risques d'électrocution et au préjudice financier pour la collectivité, propriétaire du domaine public.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 novembre 2025, la communauté de communes Latitude Nord Gironde demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner à toutes personnes occupant sans droit ni titre l’aire d’accueil des gens du voyage située au « Pas – chemin vert » sur la commune de Cavignac en Gironde.

Elle soutient que :
- la communauté de communes est compétente pour gérer l’aire d’accueil de Cavignac, laquelle est actuellement fermée aux usagers ;
- depuis le 2 novembre 2025 des gens du voyage sont installés sans autorisation ;
- ils sont entrés en forçant la clôture et ont procédé à des branchements sauvages ;
- cette occupation sans droit ni titre entraine un risque d’électrocution et un préjudice financier important pour la collectivité.

La requête et l’avis d’audience ont été présentés le 24 novembre 2025 aux occupants des parcelles, qui n’ont pas présenté d’observations en défense.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.

Vu la décision par laquelle le président du tribunal a désigné M. Vaquero, premier conseiller, pour exercer les fonctions de juge des référés.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Au cours de l’audience publique tenue le mercredi 26 novembre 2025, à 10h00, en présence de Mme Serhir, greffière d’audience, a été entendu M. Vaquero, juge des référés, en son rapport ;

La communauté de communes Latitude Nord Gironde et les occupants sans droit ni titre n’étaient ni présents ni représentés.

La clôture de l’instruction a eu lieu à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. » Saisi sur ce fondement d'une demande qui n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, dont l’expulsion d’occupants sans titre du domaine public, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.

2. Il résulte de l’instruction que la communauté de communes Latitude Nord Gironde est propriétaire de l’aire d’accueil des gens du voyage de Cavignac dont la gestion été concédée à un opérateur privé par délégation de service public. Cette aire d’accueil constitue dès lors une dépendance du domaine public.

3. Il résulte du procès-verbal établi le 6 novembre 2025 par la gendarmerie nationale que dix-neuf caravanes et véhicules appartenant à des membres de la communauté des gens du voyage a pénétré par effraction sur le site de l’aire d’accueil, actuellement fermée depuis plusieurs mois aux usagers. Il ressort également de ce constat que les blocs de béton qui en interdisaient l’entrée de la voie ont été déplacés, que les toilettes ne font l’objet d’aucun entretien et qu’aucune collecte des déchets n’est prévue. Les occupants sans titre ont déclaré vouloir rester pendant l’hiver. Il résulte encore de l’instruction que des branchements sauvages au réseau d’eau sur la borne incendie et au réseau électrique à partir du compteur ont été opérés. Ces raccordements sauvages, notamment les câbles électriques courant au sol, sont susceptibles de présenter des risques pour la sécurité des usagers et de tout intervenant sur le site. En outre, ils induisent une charge financière supplémentaire pour la communauté de communes. Pour toutes ces raisons, la mesure sollicitée répond à la fois aux conditions d’urgence et d’utilité.

4. Enfin, l’évacuation des lieux ne se heurte à aucune contestation sérieuse, en l’absence de toute autorisation délivrée par la communauté de communes, a fortiori en l’absence de gestionnaire de l’aire d’accueil.


5. Il résulte de tout ce qui précède qu’il y a lieu d’ordonner à tous les occupants sans droit ni titre de l’aire d’accueil des gens du voyage de Cavignac, actuellement fermée, de quitter les lieux dans un délai de huit jours et d’en retirer leurs caravanes, véhicules et autres biens leur appartenant, sous peine d’en être expulsés avec le concours de la force publique passé ce délai.



O R D O N N E :


Article 1er : Il est enjoint à toutes personnes occupant sans droit ni titre l’aire d’accueil des gens du voyage, propriété de la communauté de communes Latitude Nord Gironde, située au Pas, chemin vert, à Cavignac, actuellement fermée, de quitter les lieux dans un délai de huit jours et d’en retirer leurs caravanes, véhicules et autres biens leur appartenant, sous peine d’en être expulsés avec le concours de la force publique passé ce délai.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes Latitude Nord Gironde et à tous les occupants sans droit ni titre du terrain mentionnés à l’article 1er.
Copie sera transmise à la commune de Cavignac pour information.

Fait à Bordeaux, le 26 novembre 2025.


Le juge des référés,

La greffière,




M. A...



La République mande et ordonne au préfet de la Gironde en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
La greffière,


Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions