Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C..., qui contestait le défaut d'opposition du maire de Soulac-sur-Mer à une déclaration préalable pour une piscine de 2735 m². La requête se bornait à produire la décision sans exposer de conclusions aux fins d’annulation, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 22 novembre 2025, Mme D... C... produit un courrier par lequel elle reproche au maire de Soulac-sur-Mer de ne pas s’être opposé à la déclaration préalable déposée par Mme A... B... pour la construction d’une piscine de 2735m².
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : : « Les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…). ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. ».
2. La requête de Mme C..., qui se borne à produire une décision de non opposition à déclaration préalable, ne comporte l’exposé d’aucune conclusions aux fins d’annulation d’une décision administrative, tel qu’exigées par les dispositions précitées de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Elle est, par suite, manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... C....
Fait à Bordeaux, le 13 janvier 2026.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,
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