LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA33-2508371

Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2508371

mardi 9 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Bordeaux
SectionTribunal Administratif de Bordeaux
N° DossierTA33-2508371
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantTREBESSES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d’une demande de modification d’une ordonnance du 12 novembre 2025 afin d’assortir d’une astreinte l’injonction faite à la préfète de la Dordogne de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail. En cours d’instance, la préfète a remis à l’intéressé un récépissé de demande de carte de séjour valable jusqu’au 4 juin 2026, l’autorisant à travailler, ce qui a satisfait à l’injonction. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’astreinte et a condamné l’État à verser 800 euros à M. B... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 décembre 2025, M. A... B..., représenté par Me Trébesses, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :

1°) de modifier l’ordonnance de référé du 12 novembre 2025.en fixant une astreinte de 500 euros par jour de retard dans la délivrance de l’autorisation de séjour et de travail ou d’attestation de prolongation de l’instruction de sa demande de titre de séjour et ce à compter de la notification de la décision à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
par ordonnance du 12 novembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’exécution de l’arrêté du 5 septembre 2025 par lequel la préfète de la Dordogne lui a notamment refusé le renouvellement d’un titre de séjour, a enjoint à la préfecture de réexaminer sa situation sous deux mois, et de lui délivrer sous huit jours une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail ;
si la préfète de la Dordogne a pris le 13 novembre 2025 un arrêté de retrait de l’arrêté du 5 septembre 2025, elle n’a pas à ce jour accepté de lui remettre l’autorisation provisoire de séjour prescrite par le juge des référés, malgré plusieurs relances ; cette situation le place dans une situation administrative très précaire ;
la non-exécution de l’ordonnance du juge des référés est un élément nouveau justifiant la mise en œuvre des dispositions de l’article L. 521-4 du code de justice administrative.

Par un mémoire complémentaire, enregistré le 8 décembre 2025, M. B... déclare avoir reçu un récépissé valable jusqu’au 4 juin 2026. Il conclut au non-lieu à statuer et maintient ses conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu l’ordonnance n° 2507363 du juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux en date du 12 novembre 2025 ;

Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Vaquero, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :


1. Par une ordonnance du 12 novembre 2025, le juge des référés du tribunal administratif de Bordeaux a suspendu l’exécution de l’arrêté du 5 septembre 2025 par lequel la préfète de la Dordogne a refusé à M. B... le renouvellement d’un titre de séjour, a enjoint à la préfecture de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois et lui délivrer sous huit jours une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, jusqu’à ce que soit prise une nouvelle décision ou au plus tard jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond. Si la préfète de la Dordogne a procédé au retrait de cet arrêté par une nouvelle décision en date du 13 novembre 2025, il apparaît que, malgré plusieurs relances, elle na pas délivré à l’intéressé l’autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail prescrite sur injonction du juge des référés.


2. Il résulte désormais de l’instruction que, comme en atteste la pièce produite par M. B... lui-même, la préfète de la Dordogne lui a remis un récépissé de demande de carte de séjour, valable du 5 décembre 2025 au 4 juin 2026, qui autorise son titulaire à travailler. Ce récépissé, intervenu postérieurement à l’introduction de la présente requête, répond à l’injonction ordonnée par le juge des référés dans son ordonnance du 12 novembre 2025. Par suite, le litige ayant perdu son objet, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de modification de l’ordonnance du 12 novembre 2025 et tendant à l’adjonction d’une astreinte à ce titre.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, qui doit être regardé comme la partie perdante à l’instance, la somme de 800 euros à verser à M. B... sur le fondement de ces dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête présentées à fin de modification de l’ordonnance du 12 novembre 2025 et au prononcé d’une astreinte en vue de sa pleine exécution.


Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la préfète de la Dordogne.

Fait à Bordeaux, le 9 décembre 2025.

Le juge des référés,



M. Vaquero

La République mande et ordonne à la préfète de la Dordogne en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions