Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B... d’un litige l’opposant à une société privée concernant le remboursement d’un véhicule. Par une ordonnance du 6 janvier 2026, le tribunal a rejeté la requête pour incompétence, estimant que ce litige relevait manifestement de la compétence du juge judiciaire. Cette solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 décembre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre à la société BC AUTOMOBILES- BH Car Bordeaux sud à lui rembourser intégralement la somme qu’il avait versé pour l’achat d’un véhicule, dont la vente a été annulée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
2. Dans sa requête déposée sur la plateforme Télérecours, M. B... porte devant le tribunal un litige qui l’oppose à une société privée. Toutefois, ce litige, qui oppose un particulier à une société privée dans le cadre d’une vente, ne ressort manifestement pas de la compétence du juge administratif mais de celle du juge judiciaire qu’il appartient au requérant de saisir. La requête de M. B... doit, par suite, être rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître par application des dispositions précitées du 2° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Bordeaux, le 6 janvier 2026.
Le président du tribunal,
G. CORNEVAUX
La République mande et ordonne au ministre de la justice, garde des sceaux en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,