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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2025915

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2025915

jeudi 5 octobre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2025915
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS THALAMAS LACLAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 20 novembre 2020 et 2 février 2022, M. B A, représenté par Me Magrini de Urbi et Orbi Avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté en date du 22 octobre 2020 par lequel le maire de la commune de Montvalent a délivré à M. C un permis de construire une extension à un bâtiment ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Montvalent une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le dossier de demande de permis de construire est incomplet en méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme et pour ne pas comporter le document prévu au d) de l'article R. 431-6 ;

- N'étant pas coté en trois dimensions, et n'indiquant pas les points de raccordement aux réseaux, le dossier de demande de permis de construire méconnaît l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme ;

- il ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement en méconnaissance du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;

- le document exigé par le d) de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme fait défaut ;

- le projet méconnaît l'article R.111-27 du code de l'urbanisme par ses caractéristiques qui tranchent avec les constructions environnantes ;

- aucun dispositif de gestion des eaux pluviales n'est prévu en méconnaissance de l'article AUa 4 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet méconnaît la règle de recul par rapport à la voie énoncée par l'article UA6 du règlement de PLU ;

- le projet méconnaît la règle de recul fixée par l'article AU 7 ;

- il ne respecte pas l'article AU11 en ce que les toitures plates ne sont pas autorisées et que le matériau de façade, le Viroc, n'entre pas dans les matériaux autorisés en façade.

Par des mémoires en défense enregistrés les 15 novembre 2021 et 16 février 2022, et des pièces complémentaires enregistrées le 8 août 2023, la commune de Montvalent représentée par Me Tesseyre conclut à titre principal au rejet de la requête, à titre subsidiaire à ce qu'il soit sursis à statuer sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge de M. A une somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Crampe,

- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,

- et les observations de Me Jacquinet représentant la commune de Montvalent.

Considérant ce qui suit :

1. Le 21 janvier 2020, M. C a déposé une demande de permis de construire une extension d'un bâtiment sur un terrain situé Rouffignac à Montvalent (46600) en zone AUa 1 du plan local d'urbanisme et cadastré section AL n°203. Par un arrêté en date du 22 septembre 2020, le maire de la commune de Montvalent a délivré le permis de construire sollicité, dont M. A demande, par sa requête, l'annulation.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que le projet consiste à rattacher un volume équivalent à celui de la maison d'habitation existante, créée par changement de destination d'un ancien atelier, d'une surface de plancher de 21,60 m² autorisé par permis de construire délivré le 14 juin 2017, par un sas de communication de 6,45 mètres carrés, conduisant ainsi à la création d'une nouvelle surface de plancher de 28,05 m² et à une surface totale de 49,65 mètres carrés. Si le projet se présente comme une extension d'une construction à usage d'habitation existante, il doit être regardé, compte tenu qu'il aboutit à dépasser 100% de la surface initiale, et qu'il est constitué d'un volume distinct, d'ailleurs nommé par le pétitionnaire " second pavillon " seulement rattaché par un sas au volume initial, désigné comme le " premier pavillon ", comme assimilable à une construction nouvelle pour l'application des dispositions du plan local d'urbanisme de la commune de Montvalent.

3. En deuxième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

4. D'une part, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ".

5. Il ressort des pièces du dossier que figurent au dossier de demande de permis de construire une vue d'architecte rapprochée, un plan cadastral et un plan de masse faisant figurer les habitations existantes aux alentours, ainsi que plusieurs photographies permettant de situer le terrain dans son environnement. Les planches PC7 et PC8 en particulier comportent différentes prises de vue proches et éloignées permettent de matérialiser les constructions voisines, y compris celle des requérants. En l'absence de toute modification apportée au terrain, à ses espaces libres, à ses accès ou à ses clôtures, l'absence de mention au projet de leur traitement est sans incidence sur la complétude du dossier de demande de permis de construire, lequel a permis à l'autorité administrative chargée de la délivrance de l'autorisation de s'assurer sa conformité à la réglementation applicable.

6. D'autre part, aux termes de l'article R. 431-9 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. / Il indique également, le cas échéant, les modalités selon lesquelles les bâtiments ou ouvrages seront raccordés aux réseaux publics ou, à défaut d'équipements publics, les équipements privés prévus, notamment pour l'alimentation en eau et l'assainissement. ".

7. Il ressort des pièces du dossier que le projet comprend un plan de masse et un plan de coupe coté au 1/100 faisant figurer l'habitation existante dont les mesures sont précisées dans la notice. L'ensemble de ces éléments permet de déterminer la hauteur de l'existant ainsi que de l'extension projetée. En outre, l'objet du projet est d'étendre une construction d'habitation existante et n'inclut pas de nouveau raccordement. Dès lors, l'absence d'un plan coté en trois dimensions ou de l'indication du point de raccordement aux réseaux n'est pas de nature à avoir faussé l'appréciation portée par l'autorité administrative et le moyen tiré de l'incomplétude du dossier doit être écarté.

8. Ensuite, l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme prévoit que le projet architectural comprend également : " c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; ".

9. Il ressort des pièces du dossier qu'une vue présentant l'insertion du projet, qui ne modifie pas le traitement des accès et du terrain par rapport à l'existant, est présente au dossier de demande de permis de construire et, rapprochée des autres documents, permet d'apprécier son impact visuel en conformité avec ces dispositions.

10. Enfin, aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la demande de permis de construire comprend en outre, selon les cas : () d) Le document attestant de la conformité du projet d'installation d'assainissement non collectif au regard des prescriptions réglementaires, prévu au 1° du III de l'article L. 2224-8 du code général des collectivités territoriales, dans le cas où le projet est accompagné de la réalisation ou de la réhabilitation d'une telle installation ; () "

11. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis de construire contient le document attestant de la conformité du projet d'installation d'assainissement non collectif au regard des prescriptions réglementaires. Si le requérant fait valoir qu'il a été établi en 2015, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet modeste d'une surface de plancher de 28,05 m, implique la réalisation ou la réhabilitation d'une nouvelle installation d'assainissement non collectif. Dès lors, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'une actualisation de ce document était nécessaire pour permettre à l'autorité administrative d'apprécier sa conformité à la réglementation applicable.

12. En troisième lieu, aux termes de l'article AUA4 du règlement du plan local d'urbanisme : " 2.2 Eaux pluviales / Pour toute construction nouvelle ou rénovation totale de l'immeuble, il est exigé une conduite propre à l'évacuation des eaux pluviales avant rejet dans le collecteur. / En l'absence de réseau d'eaux pluviales, ou en cas de réseau insuffisant, les aménagements nécessaires au libre écoulement des eaux pluviales sont à la charge exclusive des bénéficiaires d'autorisation d'occuper ou d'utiliser le sol, qui doivent réaliser les dispositifs adaptés à l'opération et aux contraintes du terrain. ".

13. Il ne ressort pas des pièces du dossier que les eaux pluviales ne pourraient s'écouler librement sur le terrain d'assiette, d'une teneur supérieure à 7 hectares. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier une méconnaissance par le projet autorisé des dispositions de l'article AUa4 du règlement du plan local d'urbanisme.

14. En quatrième lieu, aux termes de l'article AUa6 du règlement du PLU : " Une partie de la construction principale à usage d'habitation ou une annexe d'habitation s'y rapportant doit être implantée dans une bande comprise entre l'alignement et 8 m à partir de ce même alignement. Dans le cas où seule l'annexe d'habitation est implantée dans cette bande, la construction de la maison d'habitation devra être attenante à cette annexe. Les autres constructions seront implantées soit à l'alignement, soit en retrait de 3 m minimum par rapport à l'alignement. ()

15. Il ressort des pièces du dossier que le projet s'implante à 10,50 mètres de la limite de la voie publique. Ce faisant, il méconnaît l'obligation d'implantation dans une bande de huit mètres par rapport à l'alignement.

16. En cinquième lieu, aux termes de l'article AUa7 du règlement du PLU : " 1) Règle générale de prospect en cas d'implantation en retrait / Dans le cas d'une construction réalisée en retrait d'une limite séparative, les deux conditions suivantes doivent être respectées : - l'espace restant entre une limite séparative et la construction à implanter ne pourra avoir une distance inférieure à 3 m. - l'espace restant entre une limite séparative et la construction à implanter devra être supérieure à la moitié de la hauteur à l'égout du toit ou de l'acrotère de la construction à implanter. / 2) Règle d'implantation par rapport aux autres limites séparatives / Les constructions pourront être implantées soit sur une limite séparative, soit en retrait. ".

17. Il ressort des pièces du dossier que le projet est implanté pour partie sur la limite séparative et pour partie, correspondant au sas de communication entre le volume existant et le volume créé, en retrait de la limite séparative à une distance de 0,75 mètre. Ce faisant, il méconnaît la règle fixée par les dispositions précitées, règle qui s'apprécie en tout point du bâtiment.

18. En cinquième lieu, aux termes du point 4 de l'article AUa11 relatif aux règles concernant la construction neuve applicables aux " volume principal de la maison d'habitation " ou au " annexes de plus de 20 m² " : " La toiture comportera deux pans de toit à minima. / - Secteur AUa1 : Les pentes de toit auront un pourcentage de pente minimum de 100 sauf dans le cas de la réalisation d'une toiture à la Mansart. () La toiture doit être recouverte de tuiles plates dont la couleur sera le brun vieilli ou similaire. - Teintes : - Les teintes autorisées pour les menuiseries sont les teintes bois, () les teintes Grises () - Façades / Aspect : - A part dans le cas de l'utilisation de matériaux traditionnels de types pierre naturelle, bois ou brique foraine traditionnelle, les façades devront obligatoirement être enduites avec une finition grattée ou talochée fin. / - Les façades d'aspect métallique sont interdites, de même que l'usage à nu de matériaux destinés à être recouvert (bloc de béton, brique de construction). / - Les façades d'aspect bois sont autorisées sous réserve d'avoir un aspect lamellaire ou en cas d'utilisation de dispositif à clairevoie ou faux clairevoie. ().

19. Il ressort des pièces du dossier que le projet constitué de panneaux " Viroc ", soit un matériau composé de particules de bois aggloméré, en façade comme en toiture, ne respecte pas les obligations concernant les pentes de toitures et leur revêtement de tuile, ni l'exigence de l'utilisation en façade de matériaux traditionnels, ou, s'agissant des façades d'aspect bois, de présenter un aspect lamellaire.

20. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 CU : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "

21. Si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un paysage naturel de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, pour apprécier la légalité des permis de construire délivrés, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux visés à l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

22. Il ressort des pièces du dossier que le projet se situe dans un environnement rural et boisé constitué de constructions éparses et qu'il est entouré d'arbres. Les constructions voisines, parmi lesquelles celle des requérants, ne présentent pas de caractère particulier. L'habitation existante présente le même revêtement dont sera habillé le projet, nommé Viroc, qui présente avec le temps l'aspect du bois vieilli et donne au projet l'apparence d'une grange discrète dont la visibilité est d'autant plus réduite que la construction projetée sera entourée de nombreux arbres. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que le projet, même si son architecture est moderne et minimaliste, porterait atteinte à l'environnement dans lequel il se situe.

Sur l'application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :

23. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".

24. Les vices tenant à la méconnaissance des règles de prospect fixées par les articles AUa6 et AUa7, ainsi que les vices tenant à la méconnaissance des exigences fixées par l'article AUa11 sont susceptibles de régularisation par la délivrance d'un permis de construire modificatif. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de surseoir à statuer et d'impartir à M. C un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement aux fins d'obtenir la régularisation de l'arrêté du 22 octobre 2020 sur ces points.

D E C I D E :

Article 1er : Il est sursis à statuer sur la légalité du permis de construire délivré le 22 octobre 2020, jusqu'à l'expiration du délai fixé à l'article 2 du présent jugement.

Article 2 : Le délai dans lequel la régularisation du permis de construire doit être notifiée au tribunal est fixé à trois mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : Tous droits et moyens des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la commune de Montvalent et à M. C.

Délibéré après l'audience du 21 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Corneloup, présidente,

Mme Couegnat, première conseillère,

Mme Crampe, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 octobre 2023.

La rapporteure

S. Crampe La présidente,

F. Corneloup

La greffière,

M. D

La République mande et ordonne au ministre de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 5 octobre 2023.

La greffière,

M. D

2

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