jeudi 26 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2104621 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 5 septembre 2021 et 17 juin 2022, M. E C et Mme A C, représentés par Me Bellotti, demandent au tribunal, dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet, née le 5 juillet 2021, opposée par le maire de la commune de Balaruc-le-Vieux à leur demande tendant à la mise en conformité des constructions édifiées par la SCI La Coutteline aux permis de construire n° PC 034 024 12 V0010, PC 034 024 15 V 0008 et PC 034 024 19 V0004 ;
2°) d'enjoindre à la commune de Balaruc-le-Vieux de faire usage de l'ensemble des pouvoirs à sa disposition, dans un délai de deux mois, afin de permettre la mise en conformité des constructions avec les règles de droit de l'urbanisme, y compris par une voie qui pourrait conduire à une action en démolition, et que toute conséquence soit donc tirée des actions irrégulières de la SCI La Coutteline, le cas échéant sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de condamner la commune de Balaruc-le-Vieux au paiement de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils ont saisi le 25 mai 2021 le maire de Balaruc-le-Vieux d'une demande tendant à ce qu'il prenne dans les meilleurs délais toutes les mesures nécessaires en vue d'assurer la mise en conformité des constructions réalisées par la SCI La Coutteline au 3 rue du Pressoir (AB 512) et au 8 avenue de Sète (AC 202 et 155) avec les permis de construire obtenus, sans préciser la manière d'agir dès lors qu'ils ignorent la grande multiplicité des pouvoirs des communes face à de telles constructions et modifications illégales ;
- s'agissant de l'immeuble situé 8 avenue de Sète, autorisé par un permis de construire du 17 novembre 2015 (8 logements) et étendu par un permis de construire du 7 novembre 2019 :
- il y a toujours lieu de statuer sur la requête, dès lors que si la commune a délivré à la SCI La Coutteline un permis de construire en vue de régulariser la création de deux fenêtres de toit, suite à sa demande du 22 décembre 2021, elle n'établit pas que ce dépôt répondrait à une action de sa part et par suite que celle-ci vaudrait retrait de la décision contestée ; en tout état de cause, les autres modifications (création d'une porte, d'une fenêtre et d'un arc en béton) n'ont pas été régularisées, et pourraient révéler la création d'un logement nouveau et indépendant ;
- sur ces autres modifications, il semble que la demande de permis de construire déposée par le pétitionnaire a donné lieu à un refus du maire ; plusieurs non conformités demeurent (la création d'une ouverture en terrasse tropézienne, la création de deux portes d'entrées latérales au 1er étage) ainsi qu'une incertitude sur la surface prétendument créée et son affectation (logements nouveaux) ; le refus d'agir de la commune est donc illégal ;
- s'agissant de l'immeuble situé 3 rue du Pressoir, autorisé par un permis de construire délivré en 2013 : il a identifié de nombreuses modifications, en dehors de tout cadre légal, sans autorisation ; la prescription pénale des infractions d'urbanisme opposée par la commune doit être écartée dès lors qu'il n'est pas établi que ces modifications auraient été réalisés en même temps que la construction de la maison.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2022, la commune de Balaruc-le-Vieux, représentée par Me Becquevort, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. et Mme C à lui payer la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'y a pas lieu de statuer sur la requête dès lors que sa décision implicite de refus d'agir, née du silence gardé pendant deux mois, a été implicitement retirée par la demande faite à la SCI La Coutteline de régulariser sa construction, ce que celle-ci a fait par ses demandes de permis de construire du 22 décembre 2021 ;
- sur la conformité des constructions réalisées 3 rue du Pressoir : l'infraction est prescrite en application des articles L. 480-4 du code de l'urbanisme et 8 du code de procédure pénale, dès lors que la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux a été déposée le 24 juin 2013 et qu'à cette même date la construction était en état d'être affectée à l'usage auquel elle était destinée, à savoir l'habitation ;
- sur la conformité des constructions situées 8 avenue de Sète : il a été fait droit à la demande des époux C de mise en conformité des constructions : d'une part les deux ouvertures présentes sur le toit de l'extension autorisées par le permis PC 034 024 19 V0004 ont été autorisées par le permis de construire obtenu le 13 janvier 2022 et ont donc été régularisées ; d'autre part s'agissant des autres " inconformités ", la SCI La Coutteline a déposé, le 22 décembre 2021, une demande de permis de construire portant sur la modification des ouvertures en façades, la création de fenêtres de toit, le réaménagement intérieur avec création de deux logements ainsi que la création de places de stationnement.
Par des mémoires en défense enregistrés les 30 mars 2022 et 2 mai 2023, le préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer, à défaut au rejet de la requête et en tout état de cause au rejet de la demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- s'agissant des infractions signalées sur l'immeuble situé 8 avenue de Sète : il n'y avait pas lieu de verbaliser les éléments matériels relevés par les requérants et la requête devrait faire l'objet d'un non-lieu à statuer : la modification de la façade nord-est de la construction (création d'une porte, d'une fenêtre et d'un élément architectural (arche)) a été autorisée par un arrêté de permis de construire modificatif n°PC034024 19 V0004 M03 du 2 août 2022 ; la SCI La Coutteline a obtenu un arrêté de permis de construire n°PC034024 15 V0006 du 2 août 2022 pour la création de fenêtres de toit, la modification des ouvertures en façades et le réaménagement intérieur avec la création de deux logements supplémentaires ; s'agissant de la création d'une tropézienne en façade du bâtiment autorisé par le permis du 17 novembre 2015, les plans du PC 03402422V0006 manquent de précision mais une terrasse semble apparaître ; en revanche, un procès-verbal d'infraction clos le 30 mars 2023 portant sur une construction à usage d'abri de véhicules, un mur d'enceinte, un garage fermé et l'agrandissement d'un parking couvert pour véhicules a été établi suite à la visite de contrôle que le signalement des requérants a initié, et transmis au parquet ;
- s'agissant des infractions signalées sur l'immeuble situé 3 rue du Pressoir : la demande tendant à ce qu'il soit dressé procès-verbal des infractions signalées apparaît sans objet et devrait faire l'objet d'un non-lieu : plusieurs non-conformités ont été régularisées par la déclaration préalable n° DP 034024 22V0066 (fermeture du préau, création d'une surface de plancher de 18m2 et modification des ouvertures et de l'aspect des façades sud et est) ; les autres ont fait l'objet d'une verbalisation à la suite d'une visite de contrôle du 19 octobre 2022, notamment la création d'une deuxième porte d'entrée et de murets séparatifs ;
- s'agissant de la demande d'injonction : la demande de mise en demeure de la SCI de solliciter un permis de construire modificatif ne semble pas justifiée ; celle de mise en œuvre d'une action en démolition semble disproportionnée : celle qu'il soit enjoint à la commune d'exercer un contrôle dans le cadre du récolement des travaux, une fois achevés, n'appelle pas d'observations de sa part.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 avril 2022, la SCI La Coutteline, représentée par Me D'Acunto, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. et Mme C à lui payer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- il n'y a plus lieu de statuer, la décision contestée ayant été implicitement retirée ;
- les infractions, si elles ont existé, sont prescrites ;
- les problèmes soulevés sont en outre régularisés ou en cours de régularisation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Couégnat, rapporteure,
- les conclusions de M. Goursaud, rapporteur public,
- les observations de Me Bellotti, représentant M. C,
- les observations de Me Euzet, substituant Me Becquevort, représentant la commune de Balaruc-le-Vieux,
- les observations de Me D'Acunto, représentant la SCI La Coutelline,
- et les observations de M. B, représentant le préfet de l'Hérault.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier recommandé reçu le 25 mai 2021, M. et Mme C ont signalé au maire de la commune de Balaruc-Le-Vieux la construction de deux logements en méconnaissance d'un permis de construire délivré le 20 juin 2012 à la SCI La Coutelline pour la construction d'une maison individuelle au 3 rue du Pressoir, sur la parcelle cadastrée section AB n°512 et lui ont demandé de " prendre les mesures nécessaires " face à cette situation. Par un courrier recommandé reçu le 9 juin 2021, M. et Mme C ont signalé au maire de la commune de Balaruc-le-Vieux, plusieurs non conformités relevées par rapport aux permis de construire délivrés à la même société, le 17 novembre 2015 pour la construction d'un immeuble de huit logements collectifs et le 7 novembre 2019 pour une extension de cet immeuble situé au 8 avenue de Sète sur les parcelles cadastrées section AC n° 105 et 202. Par la présente requête, M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler les décisions implicites de rejet nées du silence gardé sur leurs demandes par le maire de Balaruc-le Vieux.
Sur l'exception de non-lieu opposée par les défendeurs :
En ce qui concerne les infractions signalées sur l'immeuble situé 3 rue du Pressoir :
2. Par leur courrier du 25 mai 2021, les époux C ont signalé à la commune la réalisation de deux logements au lieu d'une maison individuelle, le non-respect de l'aspect extérieur par la réalisation non prévue au permis d'un mur en béton revêtu de pierres cachant l'escalier extérieur et d'une casquette en béton au-dessus du garage, la hauteur du mur de clôture sur la voie publique de plus de 1,80 m alors qu'elle a été autorisé à 1,50 m, la construction d'un muret, non prévu au permis, séparant les deux places de stationnement privatives. Ils évoquent également la méconnaissance de l'article UC12 du règlement du plan local d'urbanisme qui impose un minimum de deux places de stationnement par logement.
3. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des éléments apportés en défense par le préfet de l'Hérault, que, d'une part, par une décision du 25 octobre 2022, le maire de Balaruc-le-Vieux ne s'est pas opposé à une déclaration préalable déposée le 12 octobre 2022 par la SCI Coutelline, régularisant la fermeture du préau sur la façade Sud, avec création de 18 m² de surface de plancher, ainsi que la suppression d'une fenêtre et la transformation d'une fenêtre en porte-fenêtre, et, d'autre part, à la suite d'une visite de contrôle organisée le 19 octobre 2022, un agent assermenté des services de l'Etat a, le 14 février 2023, dressé un procès-verbal d'infraction aux règles d'urbanisme à l'encontre de la SCI La Coutteline en ce qui concerne les faits dénoncés, transmis au procureur de la République le 15 février 2023 avec la précision que l'agent verbalisateur n'avait pas eu accès à l'intérieur de la construction. Le procès-verbal constate la présence d'un mur en béton avec parement de pierres cachant l'escalier extérieur et masquant une deuxième porte d'entrée, la création d'une casquette en béton au-dessus du garage, la construction d'un muret avec jardinière séparant les deux emplacements de stationnement privatif, la réalisation en façade Est d'un mur séparatif intérieur d'une hauteur de 1,80 m non prévu au permis initial ni par la déclaration préalable, venant réduire la superficie du terrain associé à la construction initiale et ainsi que, côté Est, la création d'une dalle constituant un terrasse de 17 m2 et relève une infraction pour non-respect des autorisations délivrées réprimée par l'article L. 480-4, L. 480-5 et L. 480-7 du code de l'urbanisme. Il ressort en outre des photographies versées au débat que, conformément à l'article UC12, il existe quatre places de stationnement, deux en garages fermés, deux en extérieur.
4. Il résulte de ce qui précède que, compte tenu de la régularisation partielle par l'obtention d'une décision de non opposition à déclaration préalable, que le dépôt de celle-ci ait été demandé ou non par la commune, et de l'établissement d'un procès-verbal par les services de l'État, et alors que la seule création d'un logement supplémentaire dans un bâtiment autorisé ne nécessite pas une autorisation d'urbanisme, les requérants doivent être regardés comme ayant obtenu satisfaction à leur demande d'agir en vue d'assurer la conformité des travaux réalisés avec les autorisations délivrées. Ainsi que le font valoir les défendeurs, les conclusions tendant à l'annulation de la décision refusant de " prendre les mesures nécessaires " étant devenues sans objet, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête s'agissant de l'immeuble du 3 rue du Pressoir.
En ce qui concerne les infractions signalées sur l'immeuble situé 8 avenue de Sète :
5. Par leur courrier du 9 juin 2021, les époux C ont signalé à la commune la création de 2 portes d'entrée latérales (à l'étage central) dont ils présument qu'elles donnent accès à deux logements créés par division des appartements 5 et 6, la création de 7 fenêtres de toit de type vélux, 4 fenêtres sur la façade Sud-Est à hauteur des combles et une fenêtre sur la façade Nord-Est ainsi que la présence d'un arc en béton près du dernier logement construit. Dans leur courriel du 28 juin 2021, ils évoquaient également deux fenêtres avec volets roulants supplémentaires, dont l'une avec création d'une terrasse tropézienne.
6. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des éléments apportés en défense par le préfet de l'Hérault, que la SCI La Coutteline a obtenu le 13 janvier 2022 un permis de construire délivré sous le numéro 03402419V0004 M02, qui autorise la création de deux fenêtres de toit en façade Sud-Ouest de l'extension autorisée par le permis de construire du 7 novembre 2019 et le 2 août 2022 sous le numéro 03402419V0004 M03 un permis de construire autorisant la création d'une porte, d'une fenêtre et d'un élément architectural (arche) reliant le mur de clôture et le bâtiment s'agissant de cette même extension. S'agissant de l'immeuble de huit logements collectifs autorisé par le permis de construire du 17 novembre 2015, la SCI a obtenu le 2 août 2022, sous le numéro PC n° 03402422V00006, un permis de construire autorisant des créations d'ouvertures (fenêtres de toit et modification d'ouvertures en façade) ainsi que le réaménagement intérieur avec la création de deux logements supplémentaires et d'une surface de plancher de 70 m². Il ressort des plans des façades de ce permis que sont autorisées 5 ouvertures en velux ainsi que 7 ouvertures en façade. La création des deux portes en R+1 apparaît sur la notice ainsi que le plan du R+1. La réalisation d'une nouvelle ouverture avec terrasse de type tropézienne apparaît par ailleurs tant sur le plan de la façade Sud-Ouest que sur le plan de masse.
7. Il résulte de ces éléments, non sérieusement contestés par les requérants qui se bornaient à commenter un refus de permis de construire opposé à la SCI La Coutteline le 16 février 2022 et n'ont pas répliqué à la communication du mémoire en défense du préfet, que les autorisations d'urbanisme délivrées ont permis de régulariser les non-conformités dénoncées par les requérants, donnant ainsi satisfaction à leur demande, postérieurement à l'introduction de leur requête. Ainsi que le font valoir les défendeurs, les conclusions tendant à l'annulation de la décision refusant de " prendre les mesures nécessaires " étant devenues sans objet, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction, s'agissant de l'immeuble du 8 avenue de Sète.
Sur les frais liés au litige :
8. Dès lors que les décisions implicites contestées ont été prises par le maire de Balaruc-le-Vieux agissant en tant qu'autorité administrative de l'Etat, les conclusions de M. et Mme C tendant à la mise à la charge de la commune de leurs frais d'instance comme celles présentées sur ce même fondement par la commune de Balaruc-le-Vieux, ne peuvent, en tout état de cause, qu'être rejetées. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par la SCI La Coutteline au même titre.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction de la requête de M. et Mme C.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête et les conclusions de la commune de Balaruc-le-Vieux et de la SCI La Coutteline présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetés.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à M. et Mme C, à la SCI La Coutteline, à la commune de Balaruc-le-Vieux et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Délibéré après l'audience du 12 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Fabienne Corneloup, présidente,
Mme Michelle Couégnat, première conseillère,
M. Nicolas Huchot, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2024.
La rapporteure,
M. Couégnat
La présidente,
F. CorneloupLa greffière,
M. D
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 26 septembre 2024.
La greffière,
M. D
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026