vendredi 8 novembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2105917 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | CACCIAPAGLIA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 novembre 2021 M. A C, représenté par Me Cacciapaglia, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité sud a implicitement rejeté sa demande de reconnaissance d'imputabilité au service de sa rechute formée le 13 septembre 2021 ;
2°) d'enjoindre au préfet de la zone de défense et de sécurité sud de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros de jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission de réforme en méconnaissance de l'article 13 du décret du 14 mars 1986 ;
- la décision méconnait l'article 47-5 du décret du 14 mars 1986 en ce qu'il aurait dû bénéficier d'un congé provisoire pour accident de service ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en ce qu'elle méconnait l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors que le délai de déclaration de rechute n'a pas été respecté ;
- il a placé M. C en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire du 25 mars 2021 au 10 novembre 2022 ;
- la décision de refus n'est pas entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 2 octobre 2024, le préfet de la zone de défense et de sécurité Sud a communiqué au tribunal l'arrêté du 21 mai 2024 par lequel il a prononcé le placement de M. C en CITIS du 25 mars 2021 au 23 juillet 2024.
Par courrier du 8 octobre 2024, le tribunal a informé les parties, sur le fondement de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce qu'il était susceptible de constater le non-lieu à statuer sur les conclusions présentées par M. C.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
- les observations de Me Cacciapaglia, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, brigadier de la police nationale affecté à la direction interdépartementale de la police aux frontières des Pyrénées-Orientales depuis le 1er mars 2012 a été placé en congé imputable au service (CITIS) du 9 septembre 2010 au 23 juin 2011 et
du 9 décembre 2011 au 17 février 2012. Le 10 mai 2021 il a déclaré une rechute pour la période d'arrêt à compter du 25 mars 2021. Par la présente requête, il demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle le préfet de la zone de défense et de sécurité sud a implicitement rejeté sa demande.
Sur le moyen d'ordre public :
2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l'introduction de son recours,
M. C a été placé en congé imputable au service du 25 mars 2021 au 23 juillet 2024 inclus. Cet arrêté n'a été ni abrogé ni retiré de sorte que M. C doit être regardé comme ayant été placé, conformément à sa demande, en congé temporaire imputable au service pour la période en litige. Dans ces conditions, ainsi que le tribunal en a informé les parties, il n'y a plus lieu de statuer sur sa demande d'annulation du refus implicite opposé à sa demande.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de l'article 761-1 du code de justice administrative et de rejeter la demande de M. C tendant à ce que l'Etat soit condamné à lui verser la somme de 1500 euros au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. C tendant à annuler le refus de le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 20 mars 2021.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet de la zone de défense Sud et sécurité.
Délibéré après l'audience du 11 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Vincent Rabaté, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
Camille Doumergue, premier conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 novembre 2024.
La rapporteure,
I. BLe président,
V. Rabaté
La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 8 novembre 2024.
La greffière,
B. Flaesch.
2
sa
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026