LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2106303

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2106303

jeudi 16 février 2023

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2106303
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation4ème chambre
Avocat requérantCHNINIF

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 novembre 2021, Mme E, représentée par Me Chninif, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du préfet des Pyrénées-Orientales en date du 14 septembre 2021 refusant la délivrance d'un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de réexaminer sa demande de titre de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- sa requête est recevable car elle a intérêt à agir et a agi dans les délais requis ;

- la décision est signée par une autorité incompétente faute de délégation de signature ;

- la décision est insuffisamment motivée ;

- pour estimer qu'elle n'était pas à charge de sa fille, le préfet a commis une erreur de droit et de fait en ne prenant pas en compte les revenus de l'époux de sa fille et la circonstance qu'elle est entretenue par sa fille depuis 2015 ;

- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales car elle vit aux côtés de sa fille depuis 2015 ;

- la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de sa situation personnelle et familiale depuis 2015.

Par un mémoire en défense enregistré le 22 décembre 2021, le préfet des Pyrénées-Orientales conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par arrêté du 14 septembre 2021 le préfet des Pyrénées-Orientales a refusé de délivrer à Mme D, ressortissante marocaine née en 1959, un titre de séjour en sa qualité d'ascendante à charge d'une ressortissante française. Mme D demande l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision :

2. En premier lieu, la décision en litige est signée, pour le préfet des Pyrénées-Orientales, par M. A B, sous-préfet, secrétaire général de la préfecture qui a reçu, par un arrêté n° PREF/SCPPAT/2021/183-0001 du 2 juillet 2021 du préfet des Pyrénées-Orientales, délégation pour signer toutes les décisions relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception des réquisitions de la force armée et des arrêtés portant élévation de conflit. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté.

3. En deuxième lieu, la décision en litige comprend les circonstances de droit et de fait qui la fondent. La situation personnelle et familiale de Mme D sont ainsi précisées ainsi que les raisons pour lesquelles le préfet a refusé de lui délivrer un titre en sa qualité d'ascendante à charge d'une ressortissante française sur le fondement de l'article L.423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision doit être écarté.

4. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, parent à charge d'un français et de son conjoint, se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans sous réserve de la production du visa de long séjour prévu au 1° de l'article L. 411-1 et de la régularité du séjour ". Il résulte de ces dispositions que l'autorité administrative, lorsqu'elle est saisie d'une demande tendant à la délivrance d'une carte de résident au bénéfice d'un étranger qui fait état de sa qualité d' d'ascendant à charge, peut légalement fonder sa décision de refus sur la circonstance que l'intéressé ne saurait être regardé comme étant à la charge de son descendant, dès lors qu'il dispose de ressources propres, que son descendant de nationalité française ne pourvoit pas régulièrement à ses besoins, ou qu'il ne justifie pas des ressources nécessaires pour le faire.

5. Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. D'une part, pour apprécier les capacités financières de la fille de Mme D, il ne ressort pas de la décision en litige que le préfet aurait exclu les ressources perçues par son concubin alors qu'il a expressément pris en compte la constitution de la famille et les ressources du ménage. En tout état de cause, la seule présentation de bulletins de salaire pour les mois de juillet à septembre 2021, à supposer même qu'ils concernent le concubin de la fille de Mme D, ne suffisent pas à établir que celle-ci aurait les ressources suffisantes pour pourvoir aux besoins de sa mère ni que cette dernière serait dépourvue de ressources propres. D'autre part, si la requérante soutient résider depuis 2015 chez sa fille elle ne le démontre pas. Et alors que son fils réside en Espagne où elle bénéficie d'un titre de séjour valable jusqu'en mai 2025, Mme D n'établit pas que la décision en litige porterait une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale, faute de justifier de l'ancienneté de son séjour sur le territoire et de son intégration. Enfin, il ne ressort pas des termes de la décision en litige que le préfet se serait irrégulièrement cru en situation de compétence liée. Dans ces conditions les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées, de l'erreur de fait ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.

7. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation présentées par Mme D à l'encontre de l'arrêté du 14 septembre 2021 portant refus de séjour, pris par le préfet des Pyrénées-Orientales. Par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre des frais du litige.

D E C I D E :

Article 1er : La requête présentée par Mme D est rejetée.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme E et au préfet des Pyrénées-Orientales.

Délibéré après l'audience du 2 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Eric Souteyrand, président,

M. Nicolas Huchot, premier conseiller,

Mme Audrey Lesimple, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.

La rapporteure,

A. C Le président,

E. Souteyrand

La greffière,

M-A. Barthélémy

La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Orientales en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 16 février 2023.

La greffière,

M-A. Barthélémy

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions