lundi 5 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2200275 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | RUFFEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et une pièce complémentaire enregistrées les 18 janvier et 16 février 2022, le Groupement d'employeur de Saint Thibery, représenté par Me Ruffel, demande au tribunal :
1°) avant dire droit, d'ordonner à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de communiquer les procès-verbaux de police ;
2°) d'annuler la décision du 17 novembre 2021 portant application de la contribution spéciale pour l'emploi d'un salarié étranger sans titre de séjour ;
3°) subsidiairement, de renvoyer l'OFII à mieux se pourvoir en qui concerne la liquidation de la taxe à 1 000 fois le taux horaire ;
4°) de condamner l'Etat à lui payer la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;
- faute pour l'OFII de produire l'ensemble de la procédure de police, la décision serait privée de base légale ;
- les droits de la défense ont été méconnus dès lors qu'elle n'a pas été informée avec une précision suffisante de l'ensemble des griefs pouvant être retenus contre elle et n'a pu utilement présenter ses observations ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation et est intervenue en méconnaissance de l'article R 8253-2 du code du travail.
Par un mémoire enregistré le 6 mai 2022, le directeur de l'OFII conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions dirigées contre la décision du 17 novembre 2021 qu'il a annulée et au rejet des conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire enregistré le 11 mai 2022, le Groupement d'employeur de Saint Thibery demande au tribunal de prononcer le non-lieu à statuer sur ses conclusions dirigées contre la décision du 17 novembre 2021 mais maintient ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".
2. Par un mémoire enregistré le 6 mai 2022, le directeur général de l'OFII conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête du Groupement d'employeur de Saint Thibery dirigées contre la décision attaquée du 17 novembre 2021 qu'il a annulée par décision du 6 mai 2022. En conséquence, le requérant a demandé au tribunal, par un mémoire enregistré le 11 mai 2022 de prononcer le non-lieu à statuer sur les conclusions principales de sa requête. Il suit de là que rien ne s'oppose à ce que le tribunal constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions du Groupement d'employeur de Saint Thibery dirigées contre la décision du 17 novembre 2021.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'OFII la somme que demande le Groupement d'employeur de Saint Thibery sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E:
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête du Groupement d'employeur de Saint Thibery dirigées contre la décision attaquée du 17 novembre 2021.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Groupement d'employeur de Saint Thibery et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Fait à Montpellier le 5 août 2024.
La présidente de la 6ème chambre,
S. Encontre
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 5 août 2024
La greffière,
L. Rocher lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026