mardi 24 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2200898 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | magistrat ROUSSEAU |
| Avocat requérant | BADJI-OUALI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2022, Mme C D, représentée par Me Badji-Ouali, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 5 octobre 2021 par laquelle la commission de médiation du département de l'Hérault a rejeté son recours gracieux dirigé contre la décision du 1er juin 2021 rejetant sa demande tendant à l'attribution d'un logement au titre du droit au logement ;
2°) d'enjoindre à la commission de médiation, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de reconnaître le caractère prioritaire de sa demande de logement et d'y faire droit dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement ;
3°) subsidiairement, d'enjoindre à la commission de médiation le réexamen de sa situation dans un délai de 15 jours suivant la notification du jugement ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, laquelle sera versée à son conseil en contrepartie de son désistement à l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que la décision en litige :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un vice de procédure à défaut de justifier de la régularité de la composition de la commission de médiation ;
- est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation tenant à sa situation familiale ; en particulier le logement est inadapté à la composition du foyer, dès lors qu'il ne dispose que de deux chambres alors que les enfants, de sexe masculin et féminin, sont âgés de 1 à 12 ans ;
- la circonstance qu'elle est déjà locataire d'un logement social n'exclut pas qu'elle puisse être désignée comme prioritaire et devant être logée d'urgence ;
- la commission de médiation ne s'est pas livrée à un examen approfondi et individualisé du caractère urgent de sa demande.
Par des mémoires enregistrés les 14 avril et 19 décembre 2022, le préfet de l'Hérault conclut dans le dernier état de ses écritures au non-lieu à statuer.
Il expose que le bailleur social " ACM " a attribué à Mme D par contrat de bail du 3 août 2022, un nouveau logement social de type T6 d'une surface de 126 m2, situé à Montpellier, bâtiment 7 résidence " Les Ceres ", au 310, rue Pierre Cardenal, correspondant à la composition familiale et à la situation particulière de l'intéressée et que sa demande de logement social est radiée depuis le 1er août 2022. L'intéressée perçoit, par ailleurs, des allocations logement de la caisse d'allocation familiale depuis le 1er septembre 2022.
La requérante a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 19 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le décret n° 2002-120 du 30 janvier 2002 ;
- le code de justice administrative.
Vu :
- la décision par laquelle le président du tribunal a, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative, désigné M. A E, premier-conseiller, pour statuer sur les litiges visés audit article ;
- la décision du magistrat désigné de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Rousseau, premier conseiller,
- et les observations de Mme B représentant le préfet de l'Hérault.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C D a saisi la commission de médiation du département de l'Hérault afin que sa demande de logement social soit reconnue comme urgente et prioritaire. La commission a rejeté sa demande par une décision du 5 octobre 2021. Par la présente requête, Mme D demande l'annulation de cette décision.
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement l'enregistrement de la requête susvisée, le bailleur social " ACM " a fait droit à la demande de mutation et a attribué à Mme D un logement social de type T6 d'une surface de 126 m2, situé à Montpellier, bâtiment 7 résidence " Les Ceres ", au 310, rue Pierre Cardenal, correspondant à la composition familiale et à sa situation particulière. Le contrat de bail a été signé le 3 août 2022 et sa demande de logement social a été radiée du système national d'enregistrement de demande de logement social au 1er août 2022. Il ressort des pièces du dossier que la requérante perçoit des allocations logement de la caisse d'allocation familiale depuis le 1er septembre 2022. Dans ces circonstances, la requérante doit être regardée comme ayant obtenu satisfaction consécutivement aux démarches qu'elle a entreprises pour se voir attribuer un logement social correspondant à ses besoins. Dès lors que Mme D bénéficie d'un nouveau logement, ses conclusions aux fins d'annulation de la décision de la commission départementale de médiation de l'Hérault du 5 octobre 2021 et ses conclusions à fin d'injonction doivent être regardées comme étant devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu de statuer sur la requête.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le versement au conseil de la requérante de la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction dirigées contre la décision de la commission de méditation de l'Hérault du 5 octobre 2021.
Article 2 : La requête susvisée est rejetée pour le surplus.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à Mme C D, au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement, et à Me Badji-Ouali.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 24 janvier 2023.
Le magistrat désigné,
M. E
La greffière
C. ARCE La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 24 janvier 2023
La greffière,
C. Arce
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026