jeudi 23 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2201028 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Vice-Président ENCONTRE |
| Avocat requérant | BERRY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2022, M. G F et Mme B E épouse F, représentés par Me A, demandent au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite de rejet de leur recours gracieux formé le 28 octobre 2021 contre la décision du 7 septembre 2021 par laquelle la commission de médiation de l'Hérault a rejeté leur demande de logement social présentée le 6 mai 2021 ainsi que la décision explicite en date du 14 décembre 2021, notifiée le 15 février 2022, portant rejet de ce recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de reloger leur famille dans un logement social dans les meilleurs délais à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à leur conseil au titre des dispositions des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la décision du 7 septembre 2021 est entachée d'un défaut de motivation en droit et d'une erreur de droit en exigeant la production de titres de séjour alors qu'ils bénéficient de la protection subsidiaire depuis le 29 décembre 2020 en qualité de réfugiés ;
- la décision du 14 décembre 2021, fondée sur d'autres motifs, est insuffisamment motivée en ce qu'elle ne précise pas les signes d'incohérence relevés dans leur dossier ; elle est entachée d'une erreur de fait compte tenu de leur capacité à occuper un logement de manière autonome et de leur volonté d'intégration dans la société française.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 novembre 2022 le préfet de l'Hérault conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer et, à titre subsidiaire, au rejet de la requête.
Il fait valoir que la demande de logement des requérants, instruite au service intégré de l'accueil et de l'orientation (SIAO) des Bouches-du-Rhône, a été traitée en commission " réfugiés " en avril 2022 où la référente sociale a préconisé un logement en intermédiation locative sur la commune d'Aix-en-Provence avec un accompagnement spécifique pour les réfugiés ; la famille étant relogée selon ses besoins propres, la demande de logement social des requérants a été radiée le 7 juin 2022.
M. et Mme F ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 4 mars 2022.
Une demande de maintien de la requête a été adressée le 16 décembre 2022 à Me A sur le fondement des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Par un courrier enregistré le 20 janvier 2023, Me A a confirmé le maintien de ses conclusions en indiquant rester en attente du retour de M. F pour évaluer la nécessité de produire un mémoire en réplique ou pas.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Encontre, vice-présidente, pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le rapporteur public a été dispensé, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D,
- les observations de Mme C, représentant le préfet de l'Hérault.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. et Mme F doivent être regardés comme demandant l'annulation de la décision du 7 septembre 2021 rejetant leur demande de logement social présentée le 6 mai 2021 et de la décision du 14 décembre 2021, notifiée le 15 février 2022, portant rejet du recours gracieux formé le 28 octobre 2021 contre la décision du 7 septembre 2021.
2. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme F et leurs enfants ont été hébergés en centre d'accueil des demandeurs d'asile de Salon de Provence à compter du 6 novembre 2019, le temps de l'examen de leurs demandes d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides. Ayant bénéficié de la protection subsidiaire à compter du 29 décembre 2020, les intéressés ont présenté une demande de logement auprès du SIAO des Bouches-du-Rhône, ainsi que deux demandes de logement social dans ce département et dans l'Hérault, souhaitant s'installer à Montpellier ou ses environs proches. En outre, étant éligibles, en tant que réfugiés, au dispositif de relogement proposé par la délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement (DIHAL), M. et Mme F ont indiqué, dans leur recours amiable du 28 avril 2021, avoir déposé une demande en ce sens le 29 mars 2021.
3. Dans son mémoire enregistré le 16 novembre 2022, le préfet de l'Hérault précise que la demande de logement de M. et Mme F instruite par le SIAO des Bouches-du-Rhône a été traitée en commission " réfugiés " en avril 2022, où la référente sociale a préconisé un logement en intermédiation locative sur la commune d'Aix-en-Provence avec un accompagnement spécifique pour les réfugiés, encadré par l'association Logement Pays d'Aix " ALPA ". Ce mémoire a été communiqué le 16 novembre 2022 à M. et Mme F qui n'ont pas produit d'observations et ne contestent donc pas disposer d'un logement répondant aux besoins spécifiques de leur situation et de leur famille. Dès lors que les requérants doivent être regardés comme ayant obtenu satisfaction, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction de la requête.
4. Les requérants ayant été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle par décision du 4 mars 2022, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à Mme A en application des articles 37 et 75 de la loi susvisée du 19 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par M. F.
Article 2 : L'Etat versera à Mme A la somme de 1 000 euros en application des articles 37 et 75 de la loi susvisée du 19 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. G F et Mme B E épouse F, au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement et à Me A.
Copie en sera adressée au préfet de l'Hérault.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 février 2023.
La magistrate désignée,
S. D
Le greffier,
D. Lopez
La République mande et ordonne au ministre délégué auprès du ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, chargé de la ville et du logement en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 février 2023,
Le greffier,
D. Lopez lr
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026