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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2202635

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2202635

jeudi 22 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2202635
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantCACCIAPAGLIA

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi par M. B de deux recours en excès de pouvoir contestant des arrêtés préfectoraux le plaçant respectivement en disponibilité d'office et en congé de maladie ordinaire. Le tribunal a constaté que le préfet avait retiré ces deux arrêtés par un arrêté définitif du 8 novembre 2022, rendant sans objet les conclusions à fin d'annulation. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, il a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Les conclusions à fin d'injonction ont été rejetées comme irrecevables, mais l'Etat a été condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

1] Par requête, enregistrée le 20 mai 2022 sous le n° 2202635, M. A B, représenté par Me Cacciapaglia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du préfet de la zone de défense et sécurité sud du 21 avril 2022 qui le place en disponibilité d'offfice pour six mois au 25 mars 2022 ;

2°) d'enjoindre à ce préfet de le placer en congé de longue maladie au 25 mars 2021 avec régularisation du traitement, dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par mémoire, enregistré le 1er février 2024, le préfet de la zone de défense et sécurité sud conclut au non-lieu à statuer et à la jonction des 2 affaires connexes.

Par ordonnance du 17 mai 2024 la clôture d'instruction a été fixée au 17 juin 2024.

2] Par requête, enregistrée le 20 mai 2022 sous le n° 2202637, M. A B, représenté par Me Cacciapaglia, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du préfet de la zone de défense et sécurité sud du 19 avril 2022 qui le place en en congé de maladie ordinaire pour un an au 25 mars 2021 ;

2°) d'enjoindre à ce préfet de le placer en congé de longue maladie au 25 mars 2021 avec régularisation du traitement, dans un délai de 15 jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; 3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par mémoire, enregistré le 1er février 2024, le préfet de la zone de défense et sécurité sud conclut au non lieu à statuer et à la jonction des 2 affaires connexes.

Par ordonnance du 17 mai 2024 la cloture d'instruction a été fixée au 17 juin 2024.

Vu les autres pièces des dossiers ;

Vu le code de justice administrative.

1.Les deux requêtes de M. B sont relatives à la situation d' un même agent public et présentent à juger les mêmes questions. Il y a donc lieu de les joindre pour statuer par une même ordonnance.

2.Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Statuer sur les requêtes manifestement irrecevables.. 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de la zone de défense et sécurité sud a, par arrêté définitif du 8 novembre 2022, retiré ses arrêtés des 19 et 21 avril 2022. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées pour le requérant.

4. La présente ordonnance, qui constate un non lieu à statuer, n'implique aucune mesure exécution. Par suite, les conclusions à fin d' injonction sous astreinte des recours sont manifestement irrecevables.

5. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l' Etat, à verser à M. B, une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées pour M. B.

Article 2 : L' Etat versera à M. B une somme de 1500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de la zone de défense et sécurité sud.

Fait à Montpellier, le 21 août 2024.

Le président,

V. Rabaté

La République mande et ordonne au préfet de la zone de défense et sécurité sud en ce qui le concerne où à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 21 aout 2024,

La greffière,

B. Flaesch

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