vendredi 21 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2204771 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème chambre |
| Avocat requérant | DE ARANJO |
Vu la procédure suivante :
I°) Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 14 septembre et 24 novembre 2022 et 27 novembre 2023, sous le numéro 2204771, Mme B D, représentée par Me De Aranjo, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions des 1er avril et 22 septembre 2022 par lesquelles la rectrice de l'académie de Montpellier a rejeté ses recours indemnitaires et gracieux ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme globale de 82 099 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis ;
3°) d'annuler la décision portant refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée ;
4°) d'enjoindre à la rectrice de l'académie de réétudier sa situation professionnelle pour une éventuelle réintégration au même poste dans le cadre d'un contrat à durée déterminée voire d'un contrat à durée indéterminée dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le rectorat a commis une faute en lui confiant des tâches nouvelles et supplémentaires hors fiche de poste pendant de nombreux mois ;
- le rectorat a commis une faute en refusant de renouveler son CDD à son terme pour embaucher une autre personne sans raison valable ; il n'y avait pas de réorganisation du service pour des motifs tenant à son comportement ;
- elle a subi des préjudices liés aux travaux supplémentaires effectués lors de ses heures de travail sans contreparties, un préjudice financier pour un montant de 12 000 euros, moral, des troubles dans les conditions d'existence qu'elle évalue à 15 000 euros et à 4 000 euros pendant la période du confinement ;
- elle a subi des préjudices liés au refus de renouvellement de son contrat de travail ; elle a subi un préjudice global de 7 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, la rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable ; les conclusions à fin d'annulation et indemnitaires sont tardives ;
- les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
II°) Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 novembre 2022 et 27 novembre 2023, sous le numéro 22061425, Mme B D, représentée par Me De Aranjo, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision par laquelle la rectrice de l'académie de Montpellier a implicitement rejeté son recours indemnitaire gracieux du 22 septembre 2022 ;
2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 53 715 euros en réparation des préjudices subis ;
3°) d'annuler la décision portant refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée à son terme ;
4°) d'enjoindre à l'administration de réétudier sa situation professionnelle pour une éventuelle réintégration au même poste dans le cadre d'un contrat à durée déterminée voire d'un contrat à durée indéterminée dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions sont recevables ; la demande indemnitaire du 22 septembre 2022 contenait de nouveaux fondements juridiques ; en outre, les tâches supplémentaires confiées par la rectrice ne relevaient pas de son contrat de droit public, ainsi, dans cette mesure elle n'avait pas la qualité d'agent public faisant obstacle à ce que les dispositions du code des relations entre le public et l'administration qui excluent l'obligation d'un accusé de réception pour les agents dans leurs relations avec l'administration lui soient opposables ;
- elle a perdu une chance de voir son contrat renouvelé et a eu un refus d'organiser un entretien individuel
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2023, la rectrice de l'académie de Montpellier conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés par Mme D ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- le décret n°86-83 du 17 janvier 1986 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme C,
- les conclusions de Mme Delon, rapporteure publique,
- les observations de Me De Aranjo, représentant Mme D, et celles de M. A, représentant la rectrice de l'académie de Montpellier.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D, a été recrutée par la rectrice de l'académie de Montpellier par contrats à durée déterminée en qualité de d'adjointe technique recherche et formation pour assurer des prestations de femme de ménage à la résidence de fonctions du recteur " les Chardons ". Par courrier du 27 mai 2021 la rectrice de l'académie l'a informée de ce que son contrat qui arrivait à échéance le 31 août 2021 ne serait pas renouvelé. Par courrier du 1er avril 2022, Mme D a saisi la rectrice d'une demande tendant à ce que le rectorat l'indemnise des préjudices subis du fait de fautes commises pendant et à la fin de la relation contractuelle. Une décision implicite de rejet a été opposée. Par un deuxième courrier en date du 22 septembre 2022 elle a saisi à nouveau la rectrice d'une demande indemnitaire, également rejetée par décision implicite. Par les deux requêtes susvisées elle sollicite l'annulation de la décision portant non renouvellement de son contrat à son terme ainsi que la condamnation de l'Etat à lui verser une somme globale de 82 099 euros et 53 715 euros tendant à la réparation des préjudices subis du fait de fautes commises.
2. Les requêtes susvisées présentées par Mme D concernent la situation d'une même agente et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a donc lieu de les joindre qu'il y soit statué par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. " et l'article R. 421-5 du même code : " Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu'à la condition d'avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ".
4. Il ressort des pièces du dossier que la décision du 27 mai 2021 portant non renouvellement du contrat à durée déterminée à son terme, le 31 août 2021, comportait mention des voies et des délais de recours. Il ressort également des pièces du dossier et notamment des courriels que Mme D a adressés, que le 4 juin 2021 au plus tard, elle avait connaissance de cette décision. Dans ces conditions, en saisissant la présente juridiction de conclusions à fin d'annulation de cette décision au plus tôt le 14 septembre 2022, Mme D a présenté ses conclusions au-delà du délai de deux mois fixé à l'article R. 421-1 du code de justice administrative et a, ainsi, présenté tardivement sa demande. De telles conclusions doivent donc être rejetées comme irrecevables. Par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction qu'elle présente ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
5. Mme D fait valoir que l'Etat doit engager sa responsabilité à son encontre en raison des fautes commises pendant la relation contractuelle et en fin de contrat.
S'agissant des fautes commises pendant la relation contractuelle :
6. Mme D soutient qu'à compter de la nomination de l'actuelle rectrice il lui a été demandé de réaliser des tâches en dehors de celles normalement accomplies, d'augmenter son temps de service sans contrepartie financière.
7. D'une part, Mme D soutient que la rectrice lui a confié des tâches qui ne relevaient pas de ses obligations contractuelles. En particulier, elle fait état, photographies à l'appui de mots écris par la rectrice, que celle-ci lui a confié l'entretien des locaux privés de la résidence ainsi que du linge de maison pour recevoir amis et famille. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, que la rectrice est logée dans cette résidence par nécessité absolue de service et bénéficie à ce titre d'un personnel affecté à l'entretien de la résidence. En outre, l'offre d'emploi faisait état de l'entretien de la résidence sans distinction de l'usage public ou privé des locaux concernés. Également, la précédente rectrice atteste de ce qu'elle confiait également à Mme D l'entretien des locaux et du linge des locaux privatifs de la résidence qu'elle occupait avec sa famille. Dans ces conditions, Mme D ne démontre pas que la rectrice lui aurait confié des tâches ne relevant pas de son contrat.
8. D'autre part, Mme D soutient qu'elle a réalisé environ 12 heures supplémentaires de travail chaque semaine sans contrepartie financière. Toutefois, elle n'apporte au soutien de ses allégations aucun élément permettant d'établir qu'elle ait réalisé des heures supplémentaires non rémunérées.
9. Enfin, Mme D soutient que la rectrice lui a imposé une poursuite de ses activités, sur deux jours, pendant la période de confinement. Toutefois, elle ne démontre pas que cette demande ait contrevenu aux règles édictées pour faire face à l'épidémie du Covid-19 et éviter la propagation du virus en se bornant à faire état de ce qu'elle a poursuivi une partie de son activité pendant la période de confinement.
10. Il résulte de ce qui précède que Mme D ne démontre pas la faute que l'Etat aurait commise pendant l'exécution de son contrat de travail.
S'agissant de la faute commise en mettant fin à la relation contractuelle :
11. En premier lieu, aux termes de l'article 45 du décret du 17 janvier 1986 relatif aux dispositions générales applicables aux agents contractuels de l'Etat : " Lorsque l'agent contractuel est recruté par un contrat à durée déterminée susceptible d'être renouvelé en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'administration lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : // -huit jours avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée inférieure à six mois ;-un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à six mois et inférieure à deux ans ;-deux mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée supérieure ou égale à deux ans ;-trois mois avant le terme de l'engagement pour l'agent dont le contrat est susceptible d'être renouvelé pour une durée indéterminée en application des dispositions législatives ou réglementaires applicables.// La notification de la décision doit être précédée d'un entretien lorsque le contrat est susceptible d'être reconduit pour une durée indéterminée ou lorsque la durée du contrat ou de l'ensemble des contrats conclus pour répondre à un besoin permanent est supérieure ou égale à trois ans () ".
12. Il résulte de ces dispositions que la décision de ne pas renouveler le contrat d'un agent doit être précédée d'un entretien notamment dans le cas où l'ensemble des contrats conclus pour répondre à un besoin permanent est supérieure ou égale à trois ans. Toutefois, hormis le cas où une telle décision aurait un caractère disciplinaire, l'accomplissement de cette formalité, s'il est l'occasion pour l'agent d'interroger son employeur sur les raisons justifiant la décision de ne pas renouveler son contrat et, le cas échéant, de lui exposer celles qui pourraient justifier une décision contraire, ne constitue pas pour l'agent, eu égard à la situation juridique de fin de contrat sans droit au renouvellement de celui-ci, et alors même que la décision peut être prise en considération de sa personne, une garantie dont la privation serait de nature par elle-même à entraîner l'annulation de la décision de non renouvellement, sans que le juge ait à rechercher si l'absence d'entretien a été susceptible d'exercer, en l'espèce, une influence sur le sens de la décision.
13. Si Mme D fait d'abord valoir que l'administration a méconnu une garantie essentielle en ne la convoquant pas à un entretien préalable avant la décision de non renouvellement de son contrat, elle ne démontre ni même n'invoque le fait que son contrat d'une durée de plus trois ans pour occuper un emploi permanent était susceptible d'être renouvelé ou qu'elle pouvait bénéficier d'un contrat à durée indéterminée. Dans ces conditions, alors en tout état de cause que l'absence d'une telle formalité, à la supposer même opposable à la situation de l'intéressée, n'est pas de nature à la priver d'une quelconque garantie ni n'a pu exercer une quelconque influence sur le sens de la décision, le vice de procédure n'est pas établi, et ne saurait révéler une illégalité fautive.
14. En deuxième lieu, un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie, ni d'un droit au renouvellement de son contrat, ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.
15. Mme D soutient que la décision de non renouvellement de son contrat repose sur un motif étranger à l'intérêt du service. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que ses nombreuses absences ont entrainé une désorganisation du service, dès lors qu'une seule agente est affectée à l'entretien de la résidence, ne pouvant pas être remplacée par d'autres agents du rectorat et contraignant ainsi la rectrice à recruter une vacataire pour la remplacer pour l'exécution de certaines tâches tandis que d'autres tâches, telles que le service lors de réceptions officielles, restaient non réalisées. Si la requérante fait état de ce que ce motif serait inexact puisque la décision a été prise concomitamment à son retour en service, la seule perspective de son retour ne saurait priver de réalité la désorganisation du service générée par ses absences. Bien que les qualités professionnelles de l'intéressée aient pu être reconnues par ses supérieurs hiérarchiques et notamment par la précédente rectrice, la décision de ne pas renouveler son contrat doit être regardée comme étant justifiée par l'intérêt du service et n'est, ainsi, pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
16. En quatrième lieu, il appartient au juge administratif, dans la conduite de la procédure inquisitoire, de demander aux parties de lui fournir tous les éléments d'appréciation de nature à établir sa conviction. Cette responsabilité doit, dès lors qu'il est soutenu qu'une mesure a pu être empreinte de discrimination, s'exercer en tenant compte des difficultés propres à l'administration de la preuve en ce domaine et des exigences qui s'attachent aux principes à valeur constitutionnelle des droits de la défense et de l'égalité de traitement des personnes. S'il appartient au requérant qui s'estime lésé par une telle mesure de soumettre au juge des éléments de fait susceptibles de faire présumer une atteinte à ce dernier principe, il incombe au défendeur de produire tous ceux permettant d'établir que la décision attaquée repose sur des éléments objectifs étrangers à toute discrimination. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si la décision contestée devant lui a été ou non prise pour des motifs entachés de discrimination, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.
17. Si Mme D soutient que la décision a été prise en raison de ses origines elle n'apporte aucun élément permettant d'établir qu'elle aurait été personnellement l'objet d'une discrimination en raison de ses origines. Dès lors, le moyen tiré de ce que la décision du 31 mai 2021 serait empreinte de discrimination doit être écarté.
18. Il résulte de ce qui précède que Mme D ne démontre pas la faute que l'Etat aurait commise en mettant fin à la relation contractuelle.
19. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que les conclusions indemnitaires présentées par Mme D doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
20. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par Mme D, au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens exposés dans les deux instances.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes de Mme D sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B D et à la rectrice de l'académie de Montpellier.
Délibéré après l'audience du 7 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. Vincent Rabaté, président,
Mme Isabelle Pastor, première conseillère,
Mme Camille Doumergue, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2025.
La rapporteure,
I. CLe président,
V. Rabaté
La greffière,
B. Flaesch
La République mande et ordonne à la rectrice de l'académie de Montpellier en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 21 février 2025.
La greffière,
B. Flaesch
Nos 2204771 - 2206124
sa
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026