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AccueilJurisprudence administrativeN° TA34-2205344

Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2205344

vendredi 27 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2205344
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS MAZAS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 14 octobre 2022, M. B D A, représenté par Me Mazas, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Hérault de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros à lui verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire, enregistré le 6 mai 2024, le préfet de l'Hérault conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir qu'il a, le 11 août 2023, délivré à M. A la carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire ", sollicitée par messagerie le 9 juin 2021 puis, régulièrement en préfecture le 4 juillet 2023, laquelle est valable du 11 juillet 2023 au 10 juillet 2024.

Par une décision n° 2022/009406 en date du 13 septembre 2022, le président du bureau de l'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à M. A.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3º Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement, à l'introduction de la présente requête, le préfet de l'Hérault a, le 11 août 2023, délivré à M. A la carte de séjour temporaire portant la mention " travailleur temporaire ", sollicitée, laquelle est valable du 11 juillet 2023 au 10 juillet 2024. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A aux fins d'annulation de la décision en litige par laquelle le préfet de l'Hérault a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour et sur celles aux fins d'injonction.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge du préfet de l'Hérault une somme à verser en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et des articles 37 et 75 de la loi du 10 juillet 1991.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête de M. A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B D A, au préfet de l'Hérault et à Me Mazas.

Fait à Montpellier, le 27 septembre 2024.

Le président,

E. C

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Montpellier, le 27 septembre 2024.

La greffière,

A. Farell

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