vendredi 4 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2300150 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | BAUTES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 janvier 2023, M. A B, représentée par Me Bautès, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 novembre 2022 par lequel le préfet de l'Hérault a refusé de l'admettre au séjour ;
2°) d'enjoindre à titre principal au préfet de l'Hérault de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, au besoin sous astreinte ou subsidiairement de procéder au réexamen de sa situation dans le même délai et au besoin sous astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation par son conseil à percevoir la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle ou à défaut de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros à lui verser au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation dès lors que le préfet n'a pas tenu compte des démarches qu'il a effectués pour obtenir la communication de l'interdiction définitive du territoire et la demande de relèvement de l'interdiction judiciaire du territoire définitive qu'il a introduit le 8 décembre 2022 ;
- la décision méconnait l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et porte aune atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision méconnaît l'intérêt supérieur de l'enfant tel que garanti par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 14 mai 2024, le préfet de l'Hérault conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre le refus de séjour dès lors que l'autorité administrative a décidé de donner une suite favorable à la demande de titre de séjour et reste dans l'attente d'une production d'un justificatif de nationalité ;
- subsidiairement, les moyens du requérant ne sont pas fondés dès lors que l'interdiction définitive du territoire prononcée par le juge judiciaire depuis le 12 avril 2002 fait obstacle à la délivrance d'un titre de séjour en application du 2° de l'article R.432-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2024, M. B déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2024, M. B déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais de procédure.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.
Article 2 : Les conclusions présentées par M. B sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de l'Hérault.
Fait à Montpellier, le 4 octobre 2024.
La magistrate désignée,
A. Bayada
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 7 octobre
La greffière,
M-A. Barthélémy
N°2300150
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