vendredi 5 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2301150 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COULOMBIE, GRAS, CRETIN, BECQUEVORT, ROSIER, SOLAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 février 2023, la Sas Axion, représenté par
Me Barnier, demande au tribunal :
1°) d'annuler le titre exécutoire n° 767 émis le 31 décembre 2022 pour le compte de la commune de Pérols à son encontre pour un montant de 2 000 euros ;
2°) de la décharger de l'obligation de payer la somme de 2 000 euros ;
3°) de condamner la commune de Pérols à lui verser la somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le titre exécutoire est entaché d'un défaut de motivation faute d'indiquer les bases de la liquidation de la créance ;
- il a été pris en méconnaissance de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales faute d'être signé ;
- il est infondé puisque la somme qu'il vise à recouvrer a été entièrement réglée à la commune le 9 juillet 2021.
Par un mémoire, enregistré le 12 juin 2024, la commune de Pérols conclut au non-lieu à statuer et à ce que le surplus des conclusions de la Sas Axion soit rejetée.
Elle fait valoir qu'il n'y a plus lieu de statuer dès lors que, le 22 mai 2024, elle a retiré la décision attaquée après vérification que le titre émis à l'encontre de la société RI2M le 9 juillet 2021 a été réglé par la Sas Axion.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Souteyrand ;
- les conclusions de M. Lauranson, rapporteur public ;
- et les observations de Me Péchon représentant la Sas Axion et de Me D'Audigier représentant la Commune de Pérols.
Considérant ce qui suit :
1. Par un jugement en date du 17 septembre 2020, le Tribunal, qui a enjoint à la société RI2M, devenue Sas Axion, et à M. A de libérer sans délai et sous astreinte de 200 euros à l'expiration d'un délai d'un mois, la parcelle cadastrée section AY n° 3 dans la commune de Pérols et de procéder à sa remise en état, et a mis à sa charge le versement d'une somme de
2 000 euros à la commune de Pérols au titre des frais irrépétibles. La commune a émis, le 31 décembre 2022, un titre exécutoire d'un montant de 2 000 euros aux fins d'obtenir le paiement de ces frais. Par la présente instance, la Sas Axion demande l'annulation du titre de recettes émis à son encontre.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Il résulte de l'instruction que le titre exécutoire en litige d'un montant de 2 000 euros, émis le 1er juin 2021 par la commune de Pérols aux fins de recouvrer la somme mise à la charge de la Sas Axion par le jugement en date du 17 septembre 2020 du tribunal administratif de Montpellier, a été retiré le 22 mai 2024 par le maire de Pérols dès lors qu'il visait une créance déjà réglée.
3. Il résulte de ce qui précède qu'il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête en annulation et en décharge dirigées contre le titre exécutoire n° 767 émis le
31 décembre 2022 par la commune de Pérols.
Sur les frais liés au litige :
4. Il y a lieu dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de la commune de Pérols une somme 1 000 euros à verser à la Sas Axion sur le fondement de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en décharge de la requête de la société Axion dirigées contre le titre exécutoire n° 767 émis le 31 décembre 2022 par la commune de Pérols.
Article 2 : La commune de Pérols versera à la somme de 1 000 euros à la Sas Axion sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à la Sas Axion et à la commune de Pérols.
Délibéré après l'audience du 21 juin 2024 à laquelle siégeaient :
M. Souteyrand, président,
Mme Bayada, première conseillère,
Mme Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
E. Souteyrand
L'assesseure la plus ancienne,
A. Bayada La greffière,
M-A. Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Hérault en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 5 juillet 2024.
La greffière,
M-A. Barthélémy
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604046
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension de saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa faible pension de retraite et un doute sérieux sur la légalité des saisies, notamment pour non-exigibilité d'une partie de la créance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B... de justifier de conséquences graves liées à l'exécution des saisies. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026