jeudi 3 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2301316 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | BELLOTTI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires enregistrés le 8 mars 2023, le 8 février et le 4 mars 2024, M. H F, M. G A, M. C E et M. B D, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la délibération du 15 novembre 2022 par laquelle le conseil municipal de la commune de Val-du-Faby a approuvé un échange de parcelles entre la commune et un propriétaire privé, également, de prononcer l'annulation de la décision par laquelle la commune a refusé de prononcer le retrait de cette délibération ;
2°) d'enjoindre à la commune de retirer la délibération du 15 novembre 2022 sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de rejeter les conclusions reconventionnelles de la commune formulées sur le fondement de l'article L. 741-3 du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Val-du-Faby une somme totale de 3 900 euros au titre des frais du litige.
Ils soutiennent que :
- leur requête est recevable car ils ont respecté les délais de recours et ont intérêt à agir ;
- la convocation des conseillers municipaux a été adressée aux conseillers municipaux et affichée tardivement, en méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-10, L. 2121-11, L. 2121-12 et L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales de sorte que les conseillers et les administrés ont été privés d'une information sur l'ordre du jour ;
- l'ordre du jour était imprécis, en méconnaissance des dispositions des articles L. 2121-10 et L. 2121-13 du code général des collectivités territoriales, ce qui a privé les conseillers municipaux et les administrés d'informations utiles à la compréhension de ses enjeux ;
- la délibération est irrégulière du fait de la participation de deux conseillers municipaux intéressés en méconnaissance de l'article L. 2131-11 du code général des collectivités territoriales ;
- la délibération est entachée d'une erreur de fait sur l'utilité que représente pour la commune la parcelle B 031 ;
- la délibération est entachée d'une erreur de fait sur la surface réellement cédée par la commune ;
- la délibération est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur l'intérêt public de procéder à l'échange de parcelles ;
- la délibération est entachée d'un détournement de pouvoir car elle a été prise à l'initiative d'un conseiller municipal intéressé, dans son intérêt et à l'issue d'une présentation biaisée de la situation ;
- les élus ont méconnu les obligations de la charte de l'élu local, reproduite à l'article L. 1111-1-1 du code général des collectivités territoriales, en approuvant la délibération en litige ;
- l'échange de parcelles en litige ne respecte pas l'arrêté préfectoral de protection d'une source d'alimentation en eau potable ;
- les éléments qu'ils développent sont en lien avec leurs moyens et ne constituent pas des propos injurieux, outrageants ou diffamants.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 13 octobre 2023 et le 14 février 2024, la commune de Val-du-Faby, représentée par Me Bellotti, conclut au rejet de la requête, à ce que soient réservées les actions fondées sur les alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881, en application des articles L. 741-2 et L. 741-3 du code de justice administrative et à ce que soit mise à la charge solidaire des requérants une somme de 3 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est tardive car le recours administratif du 9 janvier 2023 n'a pas eu pour effet de proroger les délais de recours contre la délibération en litige ;
- le dépôt de la requête est prématurée car elle a été introduite dans le délai dont disposait le maire pour répondre à la demande des requérants tendant à l'annulation de la décision en litige ;
- les requérants n'établissent pas leur intérêt à agir ;
- les moyens soulevés par M. F et autres ne sont pas fondés ;
- il y a lieu de réserver les actions ultérieures en justice, sur le fondement des dispositions de l'article L. 741-3 du code de justice administrative, eu égard aux propos diffamants développés par les requérants.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de la propriété des personnes publiques ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lesimple, première conseillère,
- les conclusions de M. Chevillard, rapporteur public,
- les observations de M. F, représentant les requérants et celles de Me Belloti représentant la commune du Val-du-Faby.
Une note en délibéré a été enregistrée pour la commune du Val du Faby, représentée par Me Bellotti, le 29 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 15 novembre 2022, le conseil municipal de la commune de Val-du-Faby a approuvé un échange de parcelles avec un conseiller municipal en vertu duquel la commune a acquis 13 373 m² et cédé 10 970 m². Par courrier notifié le 13 mars 2023, Messieurs F, A, E et D ont sollicité du maire l'annulation de cette délibération. Il ressort des pièces du dossier que par délibération du 25 janvier 2023, le conseil municipal a maintenu sa délibération. Messieurs F, A, E et D doivent être regardés comme demandant l'annulation de ces deux délibérations.
Sur les fins de non-recevoir opposée en défense :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision administrative peut faire l'objet, dans le délai imparti pour l'introduction d'un recours contentieux, d'un recours gracieux ou hiérarchique qui interrompt le cours de ce délai ".
3. Contrairement à ce que fait valoir la commune en défense, le courrier, notifié le 13 janvier 2023 sollicitant expressément l'annulation de la délibération prise le 15 novembre 2022, constitue un recours administratif susceptible de proroger les délais de recours contentieux, quand bien même il ne comporterait pas les termes " d'abrogation " ou de " retrait " consacrés par le code des relations entre le public et l'administration pour qualifier les modalités de sortie de vigueur des actes administratifs. En tout état de cause, dans la mesure où la commune n'établit pas l'affichage régulier de la délibération du 15 novembre 2022 et le déclenchement des délais de recours à son encontre, la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête doit être écartée.
4. En deuxième lieu, la seule circonstance que la commune dispose d'un délai de deux mois pour répondre à la demande des requérants notifiée le 13 janvier 2023 avant que naisse une décision implicite de rejet de celle-ci, cette circonstance ne faisait pas obstacle à ce que ces derniers introduisent, avant l'échéance de ce délai, une requête demandant l'annulation de la délibération prise le 15 novembre 2022 et, le cas échéant, celle de la décision à venir rejetant implicitement leur recours administratif. En tout état de cause, alors qu'il ressort des pièces du dossier que le recours administratif des requérants a été rejeté par une délibération du 25 janvier 2023, soit antérieurement à l'introduction de leur requête, leur recours doit être regardé comme tendant à l'annulation des délibérations du 15 novembre 2022 et du 25 janvier 2023 et la fin de non-recevoir tenant au dépôt prématuré de la requête, compte tenu du délai courant pour rejeter le recours administratif des requérants ne peut qu'être écarté.
5. En dernier lieu, les quatre requérants établissent leur qualité de résidents et de contribuables de la commune. Or, le présent recours en excès de pouvoir a notamment pour objet d'établir que l'échange en litige a un impact défavorable sur le budget de la commune et qu'elle préjudicie aux intérêts de cette dernière et de ses habitants. Les requérants font notamment valoir leur investissement dans la vie communale et leurs intérêts privés en qualité de randonneurs, soucieux de permettre un accès le plus large possible à des terrains soustraits à la propriété privée. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard à la nature de l'échange en litige, entre une commune et un de ses conseillers municipaux et à son importance, dans la mesure où elle porte sur près d'un hectare de terrain, les requérants établissent leur intérêt à agir. La fin de non-recevoir tirée de leur défaut d'intérêt à agir doit donc être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
6. Aux termes de l'article L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales : " Le conseil municipal délibère sur la gestion des biens et les opérations immobilières effectuées par la commune, sous réserve, s'il s'agit de biens appartenant à une section de commune, des dispositions des articles L. 2411-1 à L. 2411-19. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier qu'un objectif recherché par la commune de Val-du-Faby, regroupant près de 600 habitants, dans cet échange de parcelles, était de pouvoir acquérir une portion de 250 m² de la parcelle cadastrée B 854, située en bordure de voie, afin d'y pérenniser une aire destinée au stationnement de véhicules, déjà utilisée à cette fin. L'utilité d'une telle aire pour les résidents du hameau dans laquelle elle se situe ressort des pièces du dossier.
8. En revanche, si la délibération en litige mentionne également une volonté d'acquérir la parcelle cadastrée B 31, d'une superficie de 198 m², mise à disposition de la commune il y a plusieurs années afin de permettre un accès à la station d'épuration communale, il ressort des pièces du dossier que l'accès à cette station est en réalité assuré par une servitude de passage de 15 mètres de long et 3 mètres de large, concédée sur la parcelle cadastrée B 34, voisine de la parcelle B 31 et dont le propriétaire est le même. Si la commune fait désormais valoir en défense que cette acquisition permettra une extension du passage actuel, elle n'apporte aucun élément qui tendrait à établir la matérialité d'un tel projet ni sa faisabilité, au demeurant contestée par les requérants. Dans ces conditions, alors que les termes de la délibération rendent compte d'une volonté d'acquérir la parcelle cadastrée B 34, déjà mise à disposition de la commune où se situe l'accès à la station d'épuration, il n'est pas établi que l'acquisition de la parcelle cadastrée B 31 répondait à un intérêt de la commune.
9. Surtout, la commune cède deux grands terrains, dont la superficie respective est de 7 210 m² et 4 070 m², ce dernier terrain étant cultivable sur la majorité de sa superficie, ainsi que l'établissent les requérants en produisant une photographie aérienne récemment prise et non contestée en défense. Or, en échange, si la commune obtient une superficie plus grande que celle cédée, les sept unités foncières acquises sont d'une surface comprise entre 198 m² et 4 090 m², réparties en divers lieux de la commune sans que cette dernière ne conteste l'absence de contiguïté avec des terrains communaux et sans qu'il soit fait état d'un quelconque intérêt communal à l'acquisition de ces parcelles. D'ailleurs, la délibération mentionne bien que l'échange s'est fait sous réserve de deux seules conditions : l'absence de source située sur les parcelles cédées et une superficie acquise devant être plus importante que les superficies cédées. Enfin, à l'exception de la parcelle devant permettre le stationnement public de véhicules dont la surface est de 250 m², ni le compte rendu de la délibération ni les écritures en défense n'apportent de justification quant à la nature ou aux caractéristiques des parcelles cédées ou acquises, permettant d'apprécier les opportunités de valorisation de ces dernières.
10. Dès lors, il ressort des pièces du dossier qu'en vue d'acquérir un espace de 250 m² à usage de stationnement, la commune a conclu un échange de parcelles portant sur près d'un hectare qui est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de l'intérêt communal. Dans ces conditions, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, il y a lieu d'annuler la délibération prise le 15 novembre 2022 par le conseil municipal de Val-du-Faby ainsi que, par voie de conséquence, celle du 25 janvier 2023 qui refuse son retrait.
Sur les conclusions reconventionnelles fondées sur l'article L. 741-3 du code de justice administrative :
11. Aux termes de l'article L. 741-2 du code de justice administrative : " Sont également applicables les dispositions des alinéas 3 à 5 de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-après reproduites : " Art. 41, alinéas 3 à 5.-Ne donneront lieu à aucune action en diffamation, injure ou outrage, ni le compte rendu fidèle fait de bonne foi des débats judiciaires, ni les discours prononcés ou les écrits produits devant les tribunaux. Pourront néanmoins les juges, saisis de la cause et statuant sur le fond, prononcer la suppression des discours injurieux, outrageants ou diffamatoires, et condamner qui il appartiendra à des dommages-intérêts. Pourront toutefois les faits diffamatoires étrangers à la cause donner ouverture, soit à l'action publique, soit à l'action civile des parties, lorsque ces actions leur auront été réservées par les tribunaux et, dans tous les cas, à l'action civile des tiers." ". L'article L. 741-3 du même code prévoit par ailleurs : " Si des dommages-intérêts sont réclamés à raison des discours et des écrits d'une partie ou de son défenseur, la juridiction réserve l'action, pour qu'il y soit statué ultérieurement par le tribunal compétent, conformément au cinquième alinéa de l'article 41 de la loi du 29 juillet 1881 ci-dessus reproduit. Il en est de même si, outre les injonctions que la juridiction peut adresser aux avocats et aux officiers ministériels en cause, elle estime qu'il peut y avoir lieu à une autre peine disciplinaire ".
12. Les propos tenus par les requérants, pour regrettables qu'ils soient pour certains, ne constituent pas une imputation à caractère injurieux, outrageant ou diffamatoire, au sens des dispositions précitées, de nature à en faire prononcer la suppression. En tout état de cause, alors que les propos dénoncés par la commune ne sont pas clairement identifiés et que celle-ci ne fait pas valoir de préjudice ni de demande de dommages et intérêts, les conclusions tendant à ce que soient réservés ses droits sur le fondement de l'article L. 741-3 du même code ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
13. Le présent jugement, qui annule la délibération en litige n'appelle aucune mesure particulière d'exécution au sens des dispositions des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Dès lors, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte des requérants doivent être rejetées.
Sur les frais liés du litige :
14. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative s'opposent à ce que la somme réclamée par la commune de Val-du-Faby au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens soit mise à la charge de M. F et autres qui ne sont pas les parties perdantes dans la présente instance. Par ailleurs, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la commune de Val-du-Faby la somme demandée par M. F et autres, sur le fondement de ces mêmes dispositions, au titre des frais exposés par eux en défense dont ils ne justifient pas.
D E C I D E :
Article 1er : La délibération du 15 novembre 2022 par laquelle le conseil municipal de Val-du-Faby a approuvé un échange de parcelles est annulée ainsi que la délibération du 25 janvier 2023 confirmant ledit échange.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Val-du-Faby sur le fondement des dispositions de l'article L. 741-3 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 4 : Les conclusions présentées par la commune de Val-du-Faby sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à M. H F, en sa qualité de représentant unique et à la commune de Val-du-Faby.
Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Eric Souteyrand, président,
Mme Adrienne Bayada, première conseillère,
Mme Audrey Lesimple, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.
La rapporteure,
A. Lesimple Le président,
E. Souteyrand
La greffière,
M-A Barthélémy
La République mande et ordonne au préfet de l'Aude en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 3 octobre 2024.
La greffière,
M-A Barthélémy
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026